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Les plus beaux baisers du cinéma

Les plus beaux baisers du cinéma

En dépit de son titre, Drive est tout sauf un film de bagnoles. Et le baiser entre Ryan Gosling et Carey Mulligan a définitivement marqué les esprits.

© DR

Plantons le décor et sortons les violons: Vivien Leigh et Clark Gable embrasant la pellicule dans un baiser sur un fond de ciel en feu… 100% pur Hollywood! Autant en emporte le vent (1939) a beau durer trois plombes, on se fait avoir à chaque fois. On craque, on fond, voire on verse une larme! Les baisers du septième art ont ce pouvoir de donner une saveur éternelle dans l’inconscient collectif. Nous avons demandé à la rédaction de dévoiler ceux qui l’ont marquée au plus profond de l’âme. Avant de pouvoir enfin y retourner, au cinéma. [AL]

Call me by your name (2017), de Luca Guadagnino

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«Mystery of Love d’abord, Visions of Gideon ensuite, la bande-son de CMBYN, composée, entre autres, par les notes romantiques du talentueux Sufjan Stevens, rappelle avec poésie ce que l’on a pu vivre dans notre adolescence. Une chaleur estivale, une citronnade bue à la paille, une maison de vacances, un lieu d’errance, un temps suspendu, un papillon dans l’abdomen, une rencontre qui change tout et... un chagrin d’amour. Le premier baiser entre Elio (Timothée Chalamet) et Oliver (Armie Hammer)? Définitivement un grand moment cinématographique. Un préquel était même au programme, mais cela, c’était avant qu’Armie ne soit accusé de… cannibalisme. Depuis, plus rien n’est certain. Mais on préfère oublier cette fin là.» [JM]

Moonlight (2016), de Barry Jenkins

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«C’est émouvant, c’est triste et c’est beau, Moonlight. L’histoire en trois actes - enfant, ado et enfin jeune adulte - de Chiron nous raconte la vie d’un jeune Afro-américain de Miami, sensible dans un milieu sans pitié. Seul réconfort à l’horizon: l’amitié et le soutien de Kevin. Une relation qui prend un nouveau tournant quand, sur une plage et de nuit, les deux protagonistes se révèlent l’un à l’autre, et s’embrassent, timidement, puis passionnément. Avant de se perdre de vue durant de nombreuses années. Un film qui dévoile des vies trop peu souvent vues au cinéma. Et qui a été récompensé de l’Oscar du meilleur film en 2017, s’il vous plaît.» [JP]

Drive (2011), de Nicolas Winding Refn

«Prenez une tragédie grecque, transposez-là dans une banlieue de Los Angeles, ajoutez-y une Ford Mustang, la mafia et des non-dits. En dépit de son titre, Drive est tout sauf un film de bagnoles. Nicolas Winding Refn dépeint un amour météorique et presque platonique entre le taiseux à gueule d’ange (Ryan Gosling), cascadeur à ses heures, et une douce voisine (Carey Mulligan), tous deux happés dans un tourbillon sans issue. Leur unique baiser, fugace, lors d’un voyage en ascenseur, est suspendu comme un miracle entre des moments de violence pure.» [NP]

Le Secret de Brokeback Mountain (2005), d’Ang Lee

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«Heath Ledger et Jake Gyllenhaal réunis dans un drame romantique sur grand écran. Avec un tel casting, nous étions nombreux à attendre de pied ferme le nouveau film d’Ang Lee. La patience a fini par payer: superbement filmé, le secret en question abritait les amours passionnées et chimériques, torrides et étouffées entre deux cowboys pendant plus de vingt ans.» [AL]

Le retour du roi (2003), de Peter Jackson

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«Après avoir vu pour la 150e fois la saga du Seigneur des Anneaux, j’ai dans la tête le beau Viggo Mortensen et la très jolie Liv Tyler qui s’embrassent à la fin du dernier épisode. Ce baiser c’est la force, la fougue et la passion incarnée. L’instant est magique. Le cadrage est serré sur les regards bleu-lagon plein d’émotion des deux protagonistes qui se retrouvent enfin après une longue séparation. La douceur des gestes du bel Aragorn, la beauté d’Arwen et bam! C’est la passion qui explose. Oui, j’ai dit deux fois le mot “passion” mais ça se justifie car c’est tout simplement le plus beau baiser du monde.» [COI]

Spider-Man (2002), de Sam Raimi

© Picture Library Ltd. Alamy Stock

«Les super héros ne se contentent pas de sauver des vies: ils embrassent également comme des dieux. La preuve avec Peter Parker (Tobey Maguire). Lorsqu’il se glisse dans le costume de l’homme-araignée, se suspend par les pieds et se retrouve nez-à-nez avec Mary Jane (Kirsten Dunst), la magie opère. Un baiser surréaliste, qui va faire basculer le destin des deux amoureux. Renversant!» [MC]

Eyes Wide Shut (1999), de Stanley Kubrick

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«Le couple d'acteurs stars, Nicole Kidman et Tom Cruise, aura marqué les années 90. Sous la direction du mythique Stanley Kubrick qui signe son dernier long-métrage, ils incarnent mari et femme à l'écran dans le film sulfureux Eyes Wide Shut. Entre jalousie, fantasme et désir, la fiction et la réalité s'entrechoquent. A son apogée, la scène du baiser, les amants nus devant un miroir, Alice et Bill Hartford se regardent et s'embrassent. Du coin de l'œil, Alice s'observe et observe son couple. Nous regardons cette scène, aguicheuse et déconcertante, mais au fond qui regardons-nous? Alice et Bill ou Nicole et Tom? Un jeu troublant et d’une complexité perverse qui nous donne le premier rôle de voyeur.» [BL]

Roméo + Juliette (1996), de Baz Luhrmann

© Merrick Morton

«Oh Leo, Leo... si craquant dans sa version jeune. Et particulièrement dans cette adaptation déjantée de Baz Luhrmann, qui conjugue décors contemporains et verbe délicieusement anachronique. Les amants maudits (Claire Danes et Leonardo DiCaprio) tombent amoureux à travers un aquarium lors d’une fête costumée. Une scène culte qui se termine sur un premier baiser tournoyant, partagé à la dérobée dans un ascenseur. Magique!» [LI]

Green Card (1990), de Peter Weir

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«Un baiser de cinéma réussi, c’est l’impossible devenu réalité. Pourtant, comment croire que Georges (Gérard Depardieu), un Français mauvais coucheur, et Brontë (Andie McDowell), une New-yorkaise psycho-rigide, puissent s’aimer? Eh bien, Peter Weir réussit le coup à chaque fois que je visionne son petit chef d'œuvre décalé. D’abord, il me prend à rebrousse-poil, en mariant les deux protagonistes dans la première scène; ensuite, il me retourne comme une crêpe en les séparant dans le dernier plan; tandis qu’à l’avant-dernière heure, lorsqu’ils s’embrassent enfin, l’indécrottable ado en moi a cru dur comme fer que ça pouvait bien finir.» [CAA]

Cinema Paradiso, (1988), de Giuseppe Tornatore

© AF Archive Alamy Stock

«Après avoir attendu cent nuits sous ses fenêtres, Salvatore gagne enfin le cœur d’Elena et l’embrasse dans la cabine de projection au milieu des vieilles bobines. Mais les baisers les plus importants du film (spoiler alert!) sont ceux qu’Alfredo, le vieux projectionniste a conservés. Ces baisers du cinéma systématiquement censurés par le curé du village, collés bout à bout dans une ode à la sensualité et la liberté, projetés sur les violons d’Ennio Morricone et qui me font immanquablement pleurer.» [NM]

Dirty Dancing (1987), de Emile Ardolino

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«La chanson Cry to me de Solomon Burke, me fait à chaque fois vibrer comme la première fois que j’ai vu la scène du premier rapprochement entre Bébé et Johnny. Dès qu’ils sont ensemble, dès qu’ils dansent, dès qu’ils se regardent, l'électricité est palpable et pendant tout le film on s’imagine être Jennifer Grey dans les bras de Patrick Swayze.» [AD]

Les prédateurs (1983), de Tony Scott

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«Serais-je allée voir cette histoire de vampires si “mon” David Bowie n’avait pas été à l’affiche? Pas sûre. Pourtant, je l’ai complètement zappé - subjuguée par le couple Catherine Deneuve-Susan Sarandon et son pas de deux amoureux sur le Duo des Fleurs, de Delibes. Un chef d'œuvre de sensualité et d’élégante sauvagerie. Inoubliable…» [SG]

La Piscine (1969), Jacques Deray

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«Est-ce l’année de sortie de ce film culte qui donne le ton? La sensualité de ces corps quasi nus, hâlés et dégoulinants d’eau, parfaitement imbriqués, frise la pornographie. Libérée des corsets de Sissi, Romy Schneider est incandescente, au sommet de sa féminité. De quoi rendre fou un Alain Delon tout aussi abouti niveau abdos et bronzage ambré. Dans la vraie vie, le couple a été fiancé, mais ne l’est plus. Entre les ex-amants, baisers et caresses au bord de cette piscine mythique semblent plus vrais que du cinéma.» [VF]

Breakfast at Tiffany’s (1961), de Blake Edwards

© AA Film Archive Alamy Stock

«Devant cette scène mythique, je fonds en larmes... à chaque fois! Sans doute est-ce la pluie battante (so romantic), le chat perdu que Holly (Audrey Hepburn) appelle désespérément, les notes de Moon River quand elle le retrouve dans un carton, tout ébouriffé. Et le soulagement, lorsqu'enfin, elle se laisse tomber dans les bras de Paul (George Peppard). Je ne m'en remettrai jamais!» [EDM]

Tant qu’il y aura des hommes (1953), de Fred Zinnemann

© AA Film Archive Alamy Stock

«Du film, l’histoire retient surtout sur le baiser entre Burt Lancaster et Deborah Kerr sur une plage baignée par une lumière argentée. La scène appelle au péché. Le film de Zinnemann parle en réalité de la brutalité militaire, de la perte de l’innocence, de la guerre. L’érotisme du baiser entre les deux amants en appuie la puissance transgressive.» [GS]

Autant en emporte le vent (1939), de Victor Fleming

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«Faire le pitch de ce film culte serait lui faire affront. Même si récemment il a défrayé la chronique pour son regard trop sombre et orienté selon certains sur un pan peu reluisant de l’histoire américaine. Quoiqu’il en soit, de l’ombre, on retient la présence lumineuse et chichiteuse de son héroïne Scarlett O’Hara, alias la magnétique Vivien Leigh, qui inlassablement promène sa silhouette de fausse ingénue manipulatrice jusque dans les bras de l’élégant Rhett Butler (Clark Gable) avec une apothéose de passion et de fureur qui éclate dans un baiser dans le brasier d’Atlanta. On ne fait pas mieux niveau fougue amoureuse sur fond de flammes destructrices.» [FR]

Quai des Brumes (1938), de Marcel Carné

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«”T’as d’beaux yeux, tu sais.” Cette réplique de Jean Gabin à Michèle Morgan est restée célèbre, du moins chez la génération de mes parents, et m’a souvent été citée. Ayant revu la scène récemment, j'ai ressenti ce qu’elle avait de mythique. Les deux acteurs se tiennent dans une demi-pénombre brumeuse et l’on sent l’intensité monter entre eux. Quelque chose se passe soudain entre leurs deux regards bleu clair et transparents. Ils se regardent longuement malgré l’urgence. On a l’impression de sentir, presque de toucher, l’électricité du désir entre eux, jusqu’à son paroxysme, enfin relâché par le baiser. Magnifique!» [AC]

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