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L’exubérance de Gaga, la classe du crooner Tony Bennett. A priori, ces deux artistes vivent dans deux univers parallèles. Le premier est peuplé de tubes pop et de robes en viande, le second de chansons mythiques qui ont marqué l’histoire de la musique américaine. Pourtant, dès que les deux stars montent sur scène, l’alchimie opère. Conscient d’assister à un instant magique, l’Auditorium Stravinsky a retenu son souffle le 6 juillet 2015, à 20h36, lorsque Lady Gaga et Tony Bennett ont entonné leur premier duo.

J’avoue, je limitais Lady Gaga (Stefani Germanotta de son vrai nom) à «Poker Face», sorti en 2009. Je connaissais aussi «Bad Romance», «Telephone» en duo avec Beyoncé ou «Paparazzi». Bref, des titres pop qui finissent par lasser, des clips flirtant avec la vulgarité, des tenues toujours plus déjantées. Quant à Tony Bennett? Inconnu au bataillon #culturemusicalezéro. Je le prenais pour «le-mec-en-nœud-pap-à-côté-de-Gaga-dans-la-pub-H&M», c’est vous dire. Oui je sais, le parfait cliché…

Dès qu’elle entonne les premières notes de «Anything Goes», Lady Gaga se métamorphose. On en oublierait presque ses robes à paillettes et crop top, ses mailles en résille «poitrine apparente», ses escarpins de 15 centimètres. Ne reste que sa voix, une voix incroyable qui nous emmène dans un autre temps, une autre époque. Elle part dans les aigus, rejoint Bennett dans les graves. Le jazz au corps, elle danse et fait le show face à un Tony quelque peu statique (en même temps, à 88 ans, il a bien le droit). Construit autour des succès de Bennett, le spectacle est bien rodé: les deux stars jouent le jeu, échangent des regards complices, esquissent quelques pas «Cheek to Cheek».

Une photo publiée par @ladygaga le

Néo Little Monster

Durant tout le concert, la star communique avec ses admirateurs affectueusement surnommés «Little Monsters». Elle sourit, s’amuse à changer de coiffures et de maquillage entre chaque sortie de scène. «Mon français est merdique», s’excuse-t-elle en rigolant juste avant d’entonner une merveilleuse reprise de «La vie en rose» d’Edith Piaf. Baroque et poignant. Presque autant que sa version personnelle de «Bang Bang (My baby shot me down)», alors vêtue d’un costard bleu métallique et de stilettos rouges.

Grâce à cette tournée réunissant deux légendes américaines, grâce au Montreux Jazz et à cette unique date en Suisse, les spectateurs d’un soir et moi avons découvert la Stefani qui se cache derrière Lady. Cette femme de 29 ans qui reprend les plus grands classiques de Sinatra sans rougir, qui fait frissonner l’assistance tant sa voix cristalline touche, qui bouleverse ceux qui ont eu le malheur de l’avoir jugé bien trop vite. Honte à moi: plus jamais je n’associerai Gaga qu’à «Poker Face». Quelqu’un sait s’il y a un formulaire à remplir pour obtenir son badge Little Monster?

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