décryptage
Look d’été: quand Gstaad sublime la mode
Reconnaissable à ses sommets enneigés, Gstaad abrite des chalets traditionnels et d’autres, plus majestueux, imaginés par des architectes de renom. Situé dans la commune de Saanen, le lieu bénéficie d’une renommée mondiale. Il faut dire que la station de ski huppée regorge de paysages féeriques, où il fait bon s’évader toute l’année. Tournois de tennis, de beach-volley et bientôt de polo, lui valent une attention toute particulière. Robes pailletées, shorts de cyclistes, escarpins à semelle rouge… Il n’y a qu’à Gstaad que se croisent silhouettes de randonneur et looks de tapis rouge. Une combinaison de styles qui rappelle les défilés printemps-été 2021, où les maisons comme Celine, Balmain, Chanel ou Valentino ont fait défiler des silhouettes à l’élégance sportive, combinées à des étoffes précieuses. Preuve que la vie à la montagne peut cohabiter harmonieusement avec un lifestyle plus glamour, à l’instar de ces chalets abritant des boutiques de luxe.
Le village des people
L’histoire du tourisme de la station bernoise s’est développée au XIXe siècle. Gstaad devient accessible grâce à l’apparition de la ligne Montreux-Oberland bernois, en 1905. En quelques années, le site voit apparaître de somptueux hôtels, tel que l’emblématique Gstaad Palace. Des décennies plus tard, sous prétexte que l’édifice évoque le château de Disney, un certain Michael Jackson fera tout pour acheter le bâtiment, mais sans succès. La prestigieuse école du Rosey y prend ses quartiers et dispense ses cours chaque année à la même période: entre janvier et mars.
La fin des deux Grandes Guerres marque le début d’une vie plus festive, avec l’apparition de la jet-set. La famille Grimaldi, Sophia Loren, Louis Armstrong, Audrey Hepburn… tout ce beau monde s’entiche de ce petit coin de paradis pour y vivre heureux tout en restant caché. Mais les informations s’ébruitent et le village se transforme en refuge VIP. Victime de sa notoriété, la station attire toujours plus de visiteurs.
Avoir passé un séjour à Gstaad ne suffit plus pour impressionner. Avoir son propre chalet devient la nouvelle lubie des mondains. Entre les années soixante et fin septante, Slim Aarons, le photographe de la jet-set, immortalise le styliste Valentino avachi dans son chalet. Plus tard Madonna, puis Johnny Hallyday auront eux aussi leur part de gâteau alpin. Mais au lieu de se transformer en ville artificielle, Gstaad demeure authentique, ce qui fait la force de ce lieu de villégiature.
Le saviez-vous?
Scènes de la vie rurale, montées à l’alpage, arrangements floraux sont les thèmes abordés par l’art du découpage. Apparue au XVIIe siècle dans l’Oberland bernois et dans le Pays-d’Enhaut, la technique perdure aujourd’hui grâce au travail d’artistes comme Catherine Winkler Rayroud. Sensible aux problèmes des femmes, la créatrice suisse détourne les thèmes alpins classiques et met la lumière sur les problématiques contemporaines. L’artiste s’est notamment démarquée par ses découpages en forme de lingerie féminine, tandis qu’un autre de ses dessins affiche un Women on strike do not disturb (femmes en grève, ne pas déranger). Un message coup de poing illustré en toute délicatesse.
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