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«Le coronavirus nous a forcés à annuler notre mariage»

«Le coronavirus nous a forcés à annuler notre mariage»

«Au début de la crise, on y croyait encore. On se disait que ça allait passer, que d’ici là tout serait rentré dans l’ordre et qu’on pourrait se dire "oui" comme on l’avait espéré.»

© Nathan Dumlao / Unsplash

Nous aurions dû nous marier le 13 juin 2020. Et il y a quelques jours, nous avons pris la difficile décision de tout annuler en raison de la pandémie. On hésitait, mais suite à la dernière annonce présidentielle, on n’avait plus le choix. C’était très difficile à vivre. Au début de la crise, on y croyait encore. On se disait que ça allait passer, que d’ici là tout serait rentré dans l’ordre et qu’on pourrait se dire «oui» comme on l’avait espéré. Cela fait plus d’un an qu'on est dans les préparatifs, alors ce n’était vraiment pas une résolution facile. Du jour au lendemain, il faut tout recommencer.

Avant de prendre la décision de reporter, j’ai contacté le prestataire avec lequel on avait le plus gros budget: le traiteur. Je lui ai demandé quelles étaient nos options. Il m’a immédiatement rassurée en me disant qu’il nous suivrait jusqu’au bout. Pour lui, il n’y avait pas de problème pour repousser l’événement d’un an et il nous a assuré qu'on serait prioritaires sur la date. Cela nous a permis de faire un choix plus sereinement. La plupart des autres prestataires ont également joué le jeu. Seul bémol: notre photographe a déjà un mariage agendé le même week-end en 2021.

Une nouvelle date, un an plus tard

On a immédiatement fixé une nouvelle date, on avait envie de mettre toutes les chances de notre côté. On a bien pensé qu'on ne serait pas les seuls dans ce cas de figure, on a donc décidé d’aller de l’avant rapidement. Et par chance, on n’avait pas encore réservé de lune de miel, on voulait prendre le temps de le faire une fois que le mariage serait passé. Un souci de moins à reporter.

Quant à nos proches, ils étaient tous soulagés et rassurés que l’on ait pris cette décision. Nos grands-parents par exemple nous ont avoué que la crise sanitaire leur faisait vraiment peur. Plusieurs nous ont dit: «Vous avez bien fait, nous ne serions peut-être pas venus si vous aviez maintenu le mariage.» Après quelques heures et suite à la réaction de tous les invités, on a eu la certitude d’avoir fait ce qu’il fallait.

La décision était plus facile à encaisser, on n’a pas été tristes trop longtemps. Car se marier dans ces conditions, ça n’aurait pas eu de sens.

J’essaie de me focaliser sur les côtés positifs. On a un an de plus pour vraiment peaufiner la décoration dans les moindres détails. Car depuis le début, on s’était lancé le défi de tout réaliser nous-mêmes. Au final, on peut vraiment penser à tout comme cela.

Et ce qui nous a également mis du baume au cœur, c’est lorsque nos témoins nous ont annoncé qu'on pourrait avoir un enterrement de vie de jeune fille et de garçon si on repoussait d’un an. Pour moi, ça fait vraiment partie des bons moments à vivre avant le jour J. Les deux événements ont dû être annulés, ils auraient dû se dérouler le week-end du 1er mai. Par chance, nos amis avaient tout prévu, mais pas encore réservé. Lorsque le confinement a débuté, ils ont décidé d’attendre un peu avant de finaliser le tout… et ils ont bien fait!

Se marier en tout petit comité, qui plus est en gardant une distance de sécurité, c’était hors de question pour nous. On tient absolument à ce que notre mariage se déroule avec toute la famille. On préfère repousser le temps qu’il faudra pour que tout le monde soit là pour nous entourer. Se marier uniquement tous les deux, avec nos témoins, ce n’est pas comme ça qu'on conçoit ce jour si spécial. Nous avons une petite fille de 3 ans et demi. Et on vient d’acheter une maison. 2020, ça aurait vraiment dû être notre année! Mais ce sera également très beau de se dire «oui» en 2021, pour célébrer nos 10 ans de vie commune. Le mariage, c’est quelque chose dont j’ai toujours rêvé, pas question de le bâcler.

Le besoin de faire une pause

Un an de plus, ça fait beaucoup, c’est certain. Voir tous les cartons qu'on avait déjà préparés, tous les éléments de déco prêts, c’est compliqué. Je les ai mis dans le garage pour ne plus les avoir sous le nez au quotidien. Je dois également trouver un endroit pour stocker ma robe ainsi que le costume de Monsieur. Ce n’est pas simple de se dire qu’il faut encore patienter 365 jours. Mais je n’ai pas peur de changer de goûts, de ne plus aimer ce qu'on a mis en place. On est resté dans des couleurs sobres, je ne risque pas de me lasser. Et j’ai déjà des idées de nouvelles choses à bricoler, mais je ne peux pas me replonger tout de suite dans les préparatifs. J’ai besoin d’une pause, d’un temps hors mariage. Je ressortirai mes cartons en fin d’année.

Plus la date du 13 juin approche, plus nous vivons des instants chargés d’émotion. On se dit qu'on aurait dû faire ceci ou cela, on reçoit des rappels dans nos agendas pour des essayages ou des rendez-vous chez le coiffeur.

On aurait dû vivre tout un tas de choses incroyables, et à la place, on reste cloîtrés chez nous. C’est difficile. Je redoute la date fatidique, cela aurait été notre journée, celle dont on se serait souvenus toute notre vie. Mais nos proches nous ont déjà concocté un petit programme pour ne pas nous laisser tout seuls ce jour-là.

Ne pas vouloir y croire

C’est atroce de repenser à toutes les choses qu'on a mises en place, à toutes les heures que l’on a consacrées à cette union et de se dire que tout ce travail a été balayé en une journée. Pendant un an, on a parlé mariage à tous les repas, on a rêvé de ce jour si spécial, on l’a imaginé et repensé de A à Z. L’annulation, on l’avait certes sentie venir, on savait que ça allait arriver, mais on ne voulait pas y croire. Il y avait toujours une petite voix qui nous chuchotait «Mais non, on va quand même pouvoir le faire cette année.»

Devoir tirer temporairement un trait sur ce mariage n’est pas évident. Mais nous avons la chance d’être très bien entourés, cela nous aide énormément. Et on se dit que l’année prochaine, ce sera encore mieux, on aura encore plus envie de célébrer cet événement! On l’aura tellement attendu, que ce sera encore plus magique.

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