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Chronique sexe

Le pegging, ou l'art du sexe anal avec un partenaire masculin

Le pegging, ou l'art du sexe anal avec un partenaire masculin

«Alors que certains hommes l’ont adopté, beaucoup rêvent d’essayer, mais hésitent à en parler pour des questions de normes de genre.» - Romy Siegrist

© PETITES LUXURES

Non, ce terme n’est pas dérivé de «Peggy la Cochonne» des Muppets, même s’il fait référence à une pratique que certaines personnes penseront sans doute «cochonne». En effet, le pegging – chevillage en français – désigne majoritairement un acte de sexe anal dans un couple hétérosexuel où l’homme est pénétré par sa partenaire à l’aide d’un gode-ceinture.

Comme les pratiques sexuelles ne devraient pas être genrées et ne sont pas une indication concernant l’orientation sexuelle, le plaisir peut prendre différentes formes, et différents chemins (de traverse) – ce n’est pas pour autant que l’on devrait nous regarder de travers!

Détabouisons le plaisir prostatique

Le pegging gagne donc en popularité et en visibilité depuis quelques années, en même temps que l’on parle plus de plaisir prostatique, et de la voie royale du rectum pour le découvrir. Alors que certains hommes l’ont adopté, beaucoup rêvent d’essayer, mais hésitent à en parler pour des questions de normes de genre, ou culpabilisent de demander cela à leur partenaire parce qu’ils se demandent quel plaisir celle-ci pourrait y trouver.

Eh bien les plaisirs peuvent être d’ordre psychologique via «l’inversion des rôles», par le fait de sentir l’autre se détendre et s’ouvrir à soi, s’offrir, être en confiance, mais aussi physique parce que les accessoires peuvent être customisés.

En effet, du bon chevillage passe par de bons outils! Par exemple avec un harnais qui ne lacère pas sa porteuse, qui tient suffisamment en place pour une bonne maîtrise des va-et-vient, mais aussi qui peut laisser place à l’avant d’y glisser un petit vibro qui stimulera le clito.

Question sextoys, certains dildos – tel le Strap-on-Me – possèdent une part qui s’insère dans le vagin pour un plaisir pénétratif simultané partagé – et parfois même vibrant!

Côté taille du gode, pour les débuts, il vaut mieux voir petit et ne pas avoir les yeux plus gros que l’anus: on ne sort pas de sa zone de confort – c’est insécurisant et ça peut blesser –, on l’élargit petit à petit, avec douceur (et lubrifiant).

Y a pas à dire, le chevillage, ça renforce les liens, et c’est pourquoi certaines personnes anglophones adeptes des réconciliations sur l’oreiller diront sans autre après une dispute: «I peg your pardon»…

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