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Grosse fatigue

Souffrez-vous du «languishing» ou l'émotion dominante de 2021?

Que signifie le languising lemotion dominante de 2021

Problèmes de concentration, flemme de sortir de son lit, incapacité quasi chronique à se réjouir de quoi que ce soit... le «languishing» s'apparente comme une émotion fourbe qui n'a toutefois rien à voir avec un état dépressif, car l’espoir est encore là, et l’énergie aussi.

© Getty Images/Nadia Bormotova

Imaginez que vous regardez votre vie à travers une vitre embuée. Vous voyez un peu dehors, pas très bien, et au fond, ça ne vous dérange pas tant que ça, mais ça ne vous pousse pas à sortir non plus. Ce sentiment diffus inconfortable mais pas vraiment insupportable a un nom, c’est le «languishing». Le traduire par «se languir» ne suffit pas à en dévoiler la fourbe complexité. Le «languishing», c’est plutôt un sentiment de stagnation qui s’est sournoisement installé chez nombre d’entre nous depuis le début de la pandémie. Problèmes de concentration, flemme de sortir de son lit, incapacité quasi chronique à se réjouir de quoi que ce soit et cela même si on agite des petites lueurs d’espoir qui indiquent le bout du tunnel pandémique même s’il semble sans fin, tout comme nos journées.

Un entre-deux un peu flou

Rien à voir toutefois avec un état dépressif selon les experts, car l’espoir est encore là, et l’énergie aussi. Bien tapis, en sourdine, mais toujours là. Tout un tas de syndromes, de petits biais ou de nouvelles habitudes donc, pas si graves mais avec lesquelles on s’est mis à vivre un peu sans s’en rendre compte. Un état psychologique entre la dépression et l’épanouissement qui doit son nom au sociologue américain Corey Keyes. Un entre-deux un peu flou assez désagréable pour plomber nos journées sans motivation, en attendant que ça passe. Ou pas. Il serait même le sentiment dominant de 2021 selon l’article le plus lu de l’année dans le New York Times.

Et s’il ne faut pas trop s’en affoler, il ne faudrait pas pour autant le laisser s’installer durablement. Selon l’article en question, publié en avril 2021, il serait encore plus perfide que la dépression à long terme, ou en tous les cas un terrain plus fertile pour développer des risques de maladies mentales. Ainsi, une étude menée en Italie et citée dans ledit papier révèle que durant la pandémie, ceux qui étaient en proie au «languishing» au printemps 2020 avaient trois fois plus de risques d’être diagnostiqués avec des troubles de stress post traumatiques. De quoi vouloir désembuer ses vitres, et sa vision.

Et puisque cet état a un nom, et qu’il est partagé largement apparemment, autant en parler au prochain café au lieu de débattre vaccin ou quarantaine. Juste histoire de faire un pas de côté, du côté sans buée.

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