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«Revenge porn»: Facebook va taguer vos clichés intimes

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Facebook propose à ses abonnés de lui adresser leurs photos compromettantes, dans le cadre d'un programme testé en Australie pour lutter contre le «revenge porn», qui consiste à diffuser des clichés ou vidéos intimes de proches, sans leur consentement.

© Getty Images

Ce projet pilote s'adresse aux adultes ayant partagé des photos intimes, et qui s'inquiètent que certaines personnes mal intentionnées ne les fassent circuler par vengeance sur les réseaux sociaux.

Le géant américain propose que ces images soient «taguées» d'une empreinte électronique unique afin de bloquer préventivement leur distribution sur Facebook, Instagram ou Messenger.

Des images protégées

Les utilisateurs adresseront d'abord ces clichés à la eSafety Commission, la Commission australienne pour la sécurité informatique. Ils se les enverront ensuite à eux-mêmes via Messenger, dans un processus qui permettra à Facebook de marquer le cliché.

«Nous utilisons une technologie de reconnaissance d'images pour empêcher le partage non autorisé d'images intimes», a déclaré Antigone Davis, responsable de la sécurité au sein de Facebook.

«En raison de la portée mondiale de Facebook et Instagram, cette action préventive permet aux victimes de se protéger contre des violations futures», a expliqué le 9 novembre 2017 Julie Inman, commissaire australienne à la Sécurité informatique.

«Il prive de tout pouvoir les perpétrateurs qui cherchent ouvertement l'humiliation des victimes auprès des amis, de la famille et des collègues», a-t-elle ajouté.

Défendre les vicitimes

Un porte-parole de Facebook a indiqué que la Grande-Bretagne, le Canada et les Etats-Unis devraient aussi participer à ce programme.

L'Australie fait partie des pays à la pointe du combat contre le «revenge porn», ou «vengeance pornographique». La Commission a lancé le mois dernier un portail informatique permettant aux victimes de faire connaître des cas de diffusion en ligne d'images sans consentement.

A en croire un récent sondage mené par la Commission, une Australienne sur cinq âgée de 18 à 45 ans a déjà été victime d'utilisation malveillante de leurs photos. Facebook et Messenger rassemblaient 53% des cas, Snapchat 11% et Instagram 4%.

La «vengeance porno» ou le «porno vengeur» est un phénomène mondial. Pas moins de 2% des Américains utilisateurs d'internet en auraient été victimes, selon une étude.


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