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    Sexting: des chercheurs américains se penchent sur sa pratique

    N'en déplaise aux expéditeurs de «sextos», qui croient souvent leurs correspondances numériques intimes vouées à demeurer dans la sphère privée, une étude américaine révèle qu'un Américain sur quatre montre à d'autres personnes les messages érotiques qu'il reçoit.

    Publié le 
    9 Août 2016
     par 
    Relaxnews/Sylvaine Dursteler

    Le «sexting» semble susciter de plus en plus d'inquiétudes chez le grand public. Néanmoins, les recherches à ce sujet restent trop limitées pour en juger.

    Pour approfondir la question, une équipe de l'université de l'Indiana a sondé un échantillon de 5805 célibataires américains âgés de 21 à 75 ans. Les chercheurs se sont intéressés à leurs pratiques sexuelles. L'étude définit le «sexting» comme l'envoi et la réception d'images et de messages à caractère sexuel via un téléphone ou tout autre appareil électronique.

    En étudiant les réponses, les chercheurs ont remarqué que 21% des sondés envoient des «sextos» et que 16% envoient des photos à caractère sexuel, tandis que 28% disent recevoir des messages crus et 23% reçoivent des photos de ce type.

    Montré à plus de trois amis

    La pratique du «sexting» est plus courante chez les jeunes sondés. D'après les réponses, les hommes sont plus nombreux que les femmes à envoyer ces messages. La majeure partie de ces «sextos» s'échange au sein d'un couple déjà formé: pour 66% des hommes et 78% des femmes, il s'agit de flirter avec son propre compagnon.

    En ce qui concerne la dimension privée de ces échanges torrides, 23% des sondés expliquent avoir montré des photos à d'autres personnes, alors que la majorité des sondés (73%) dit ne pas être à l'aise à l'idée que les «sextos» soient divulgués. Leur contenu serait pourtant en moyenne montré à plus de trois amis.


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    Le rapport révèle également que les femmes sont les plus gênées de voir leurs messages communiqués à des tiers. Les hommes sont deux fois plus susceptibles de les faire circuler. Entre 60% et 74% des participants sont convaincus que le «sexting» peut nuire à la réputation, à la carrière, à l'estime de soi ou aux relations. Plus les sondés sont âgés, plus ils associent cette pratique à des dangers.

    Une atteinte à la réputation

    Commentant ces résultats publiés en ligne dans la revue Sexual Health, l'un des auteurs principaux de l'étude, Justin Garcia, explique: «Pour certains, le «sexting» peut avoir des conséquences positives comme un regain d'intimité et de satisfaction avec le partenaire. Pour d'autres, il peut avoir des conséquences négatives comme une atteinte à la réputation et au self-esteem».

    «Le risque ne réside pas tant dans le fait d'envoyer des messages et des images que dans la divulgation non consentie de ceux-ci. Le «sexting» devient de plus en plus commun et nous sommes les témoins d'une difficulté toute contemporaine: celle de la conciliation de l'érotisme virtuel et de ses conséquences dans le monde réel», conclut-il.

     

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