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Rencontre: Timea Bacsinszky, le parcours d’une battante

Timea Bacsinszky, le parcours d’une battante

Andreas, le compagnon de Timea, a récemment demandé la jeune femme en mariage.

© Noura Gauper

La force fragile, la joie qui dissipe la mélancolie, la confiance en soi conquise de haute lutte sur le doute et cet immense besoin d’amour qui revient si souvent dans la conversation: Timea Bacsinszky se livre avec une franchise, une honnêteté et une gentillesse évidentes. L’ancienne gamine colérique et capricieuse du tennis s’est transformée en une jeune femme épanouie et pleine d’humour, qui raconte volontiers le chemin difficile de l’adolescence jusqu’à sa forte, mais sereine, ambition actuelle. Elle ne cache pas que la psychothérapie y est pour beaucoup et n’hésite pas lorsqu’il faut nommer ceux qui l’ont le plus aidée. Le premier cité? Avec un rire, parce qu’il assiste à l’entretien, son manager Alexandre Ahr. Ancien compétiteur, le juriste la connaît depuis sa naissance – le père de Timea était son prof de tennis – et l’a conseillée comme un grand frère. Il fut même son confident lors des premières amours et des ruptures. Il l’aide dans ses choix, la communication, les contrats de sponsoring. Souriant, mais inflexible, Alexandre est un pilier.

Ensuite surgit Valérie. Amies depuis leurs 4 ans, elles ont fait toutes leurs classes ensemble et restent inséparables, malgré la distance – Valérie, traductrice, vit à Toulouse. Timea rigole au souvenir de leurs rivalités impardonnables, le jour où elle a réussi une meilleure dictée que Valérie, première de classe; la semaine de neige où Timea enrageait dans le troisième groupe alors que Valérie skiait parmi les avancés. Le sport de Valérie, c’est l’équitation, imaginez ses commentaires en voyant Timea galoper dans l’inénarrable «Game of Rhône», parodie de «Game of Thrones», où elle pastiche la mère des dragons.

L’importance capitale des amis

En dehors du monde sportif, la championne a besoin de son cercle d’amis pour partager fêtes et soirées tranquilles. Le mot partage revient comme un refrain, le mot-clé de sa conception de l’existence. Avec les tenniswomen, Timea entretient des relations cordiales, parfois amicales. Elle se réjouit de voir Belinda Bencic revenir, parce qu’elle l’aime bien et parce que la concurrence nationale est indispensable: «Voyez Stan et Roger…»

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Revenons aux gens qui ont aidé Timea à s’épanouir. Parmi eux, son premier compagnon, Fabrice, et surtout ses parents: «Ils m’ont pris sous leur aile. Son père, Alfio, m’a donné l’image paternelle dont j’avais besoin. Une grande chance. Ils m’ont remise sur le droit chemin et je reste très proche de la famille.» Puis vient Marc Magnin. Le maître d’école de Belmont emmenait ses élèves dans la nature et les passionnait pour les insectes, la préhistoire, l’étude en général: «80% de ses élèves ont opté pour la voie prégymnasiale. Il a su me motiver à aller de l’avant dans la vie.» Mention spéciale pour Erfan Djahangiri, son entraîneur de l’âge de 15 à 23 ans. Lui aussi a contribué à son éducation, en particulier en la ramenant sur terre après ses succès.

Il me rappelait qu’un tournoi gagné ne faisait pas de moi une personne meilleure que les autres. Le joueur a absolument besoin d’une dose de narcissisme – une bonne estime de soi est nécessaire – mais on n’est pas obligé de le faire subir aux autres hors du court!

Même pas à sa propre mère? Surtout pas, mais là c’est plus difficile. Timea a «gardé le meilleur pour la fin». Le cercle intime, sa mère, ses trois demi-frères et sœurs. «Non! Des frères et sœurs à part entière.» On lui dit «Metisoda», elle rit. C’est ainsi qu’était baptisée la voiture où le père entassait tout le monde pour les tournois et les vacances. Metisoda? Un composé de Melinda, fille de feu le premier mari de sa mère; Timea; Sophie et Daniel, les deux enfants du précédent mariage du père de Timea, la petite dernière. «J’adorais les deuxièmes week-ends, ceux que je passais avec eux.»

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Sa mère, sa complice de toujours

De ce père, Hongrois de Roumanie et prof de tennis, il n’en est plus question dans la conversation. Mais sa maman, Suzanne, reste un roc. Née en Hongrie, venue en Suisse à 19 ans, mariée, bientôt veuve, elle devient dentiste. «Elle a été très forte.» Timea lui voue amour et reconnaissance. Si tout n’a pas été simple durant l’adolescence, si elles ont eu «une énorme engueulade» quand Timea a, brièvement, lâché le tennis pour une école hôtelière, elles sont désormais complices. «Je lui ai lancé un appel: «Soutiens-moi, j’ai besoin de toi.» Elle a réussi à me comprendre en tant que femme, même si quelquefois elle me parle encore comme à sa petite fille. Mais aujourd’hui on en rigole.»

Timea doit partir s’entraîner pour récupérer complètement sa main opérée en septembre 2017. Quel avenir après le tennis? «Un établissement public, restaurant, boulangerie, bar, on verra. En tout cas un lieu convivial.» Et la championne nous offre un scoop: Andreas, son compagnon, qui fait des challenges de quiz délirants avec Thomas Wiesel, vient de lui offrir une bague de fiançailles. A quand le mariage?

«Le moment venu», lance-t-elle dans un dernier éclat de rire avant de s’en aller.

Son actu: «Jouer!» Timea a complètement récupéré sa main et reprendra le 29 janvier 2018 à Saint-Pétersbourg. En ligne de mire, la FedCup, début février, avec l’équipe de Suisse: elle aime jouer pour son pays.

Ce qui la dope: «L’amour, le partage, la rencontre. Depuis toujours. Et me ressourcer avec mes neveux, ma famille.»

Son dernier fou rire: «A Romanel-sur-Lausanne lors du tournage d’un clip déjanté avec Baum.»

Sur sa shamelist: «Mon retard à répondre aux courriels, même ceux de mes proches. Des amis m’ont écrit gentiment et je n’ai toujours pas répondu. Mais j’ai déjà fait quelques progrès.»

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