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flattez-moi, je vous croirai!

Pourquoi nous reconnaissons-nous dans les tests de personnalité?

Pourquoi croyons nous tests de personnalite

La vérité repose-t-elle... sur notre ego? De fait, 87% des gens se retrouvent dans les profils de personnalité brossés dans les magazines, pour autant que ces portraits soient suffisamment flatteurs!

© Getty Images / Klaus Vedfelt

Quand on vous explique qu’en tant que délicate Balance vous êtes constamment en recherche d’équilibre, de beauté et d’harmonie ou qu’en bonne et royale Lionne qui se respecte vous êtes généreuse, flamboyante et en quête d’idéal… vous faites quoi? Vous approuvez. Et vous vous reconnaissez - ou du moins partiellement. Tout comme vous vous diriez “Mais c’est tout moi, ça!” en lisant une description de vous résultant d’un test de psychologie ou après avoir calculé votre chiffre maître ou trouvé votre signe chinois/celte/elfique/viking etc. Et c’est d’ailleurs parfaitement normal.

De fait, 87% des gens se retrouvent dans les profils de personnalité brossés dans les magazines… pour autant que ces portraits soient suffisamment flatteurs.

Car comme le relève le professeur de psychologie au Collège Saint-Michel de Fribourg Yves-Alexandre Thalmann, qui a tenté l’expérience et le raconte dans Cerveau&Psycho, sitôt que le profil est un peu moins élogieux, ils ne sont plus que 20% à s’y voir plus ou moins.

Validation personnelle... mais pas que!

Cela dit… D’où vient cette propension à s’identifier à ces descriptifs si généraux, vagues et finalement adaptables à tout le monde? Comment expliquer qu’on adhère à des profils qui sont tout sauf personnalisés? La réponse tient en un principe qui se décline en plusieurs appellations - à savoir l’effet Forer, aussi appelé effet Barnum, effet de validation subjective, effet de validation personnelle ou encore effet puits. Certes. Mais encore?

Concrètement, ces différents termes recouvrent un phénomène unique: un biais cognitif induisant toute personne à accepter une vague description de la personnalité comme s'appliquant spécifiquement à elle-même. En clair: pas besoin de donner des images exactes pour qu’elles le paraissent, il suffit de peindre une tableau général d’une typologie ou d’un caractère pour que les gens se persuadent eux-mêmes de la justesse du trait, en allant puiser les souvenirs correspondants dans leur mémoire.

«Ils s’y reconnaîtront d’autant mieux que les termes utilisés ne sont pas univoques, qu’ils laissent place à des interprétations personnelles», précise encore Yves-Alexandre Thalmann.

Dommage, on aimait bien penser qu’on était tout à la fois royale, flamboyante et délicate…

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