Femina Logo

news société

Parennials: «OK Google, comment je réchauffe un biberon?»

Parennials decryptage parents millenials

Quand les parennials rêvent d’aller voir «The Wife» au cinéma, ils ne pensent pas à l'ado de leur boss qui voulait se faire de l’argent de poche: ils cliquent sur l’appli Bsit, une sorte de Trip Advisor de la baby-sitter, qui évalue les meilleures nounous, façon chauffeurs Uber.

© Getty

Selon une étude d’Harris Interactive pour le Club Med, 32% de la génération des 25-34 ans sont déjà des parents. Ce qui leur vaut le terme de parennials. Ce néologisme, apparu dans le «New York Times» fin 2017, est une alliance de «parents» et de «millenials», sa signification? Limpide… les millenials ont grandi et se sont reproduits! On les aurait peut-être laissés pouponner en paix si ce n’était sans compter leur monde digital où il existe une application pour tout, tout le temps et surtout tout de suite. Ne dit-on pas que les extrêmes ne sont jamais bons?

Le «Tinder de la maternité»

Ils se sont dragués via les réseaux sociaux, ont matché sur une application de rencontre, ont eu un bébé (tiens, il n’existe pas encore d’appli pour ça!). Ils sont comme ça, ces millenials, ils ne perdent jamais de temps et gardent toujours un pied dans leur monde virtuel. Et il en est de même pour les meetings avec d’autres mamans…

Afin d’obtenir des conseils pour s’occuper de leurs nourrissons rapidement, les jeunes mères utilisent, par exemple, l’appli de réseau d’entraide entre les mamans «WeMoms» - renommée le «Tinder de la maternité» -, qui géolocalise les nouvelles mamans avec qui elles peuvent échanger sur leur smartphone. «T’écris à qui?» «A la voisine, la mère de la petite Chloé, pardi!»

Quand les parennials rêvent d’aller voir «The Wife» au cinéma, ils ne pensent pas à l'ado de leur boss qui voulait se faire de l’argent de poche: ils cliquent sur l’appli Bsit, une sorte de Trip Advisor de la baby-sitter, qui évalue les meilleures nounous, façon chauffeurs Uber.

Un coach parental online

Ce n’est pas un secret: les «parennials» passent leur temps sur Internet. Souvent éloignés des conseils bienveillants des grands-parents, ces néo chefs de famille se servent au quotidien de sites et d'applis comme coach parental.

À l’ère des smart speakers qui s’invitent à la maison, et en cas d’interrogation liée à leur bambin, les parennials se tournent vers leur «Alexa» d’Amazon et lui soufflent «Ajoute: acheter des couches sur la ‘liste bébé Louis’». Sinon, ils formulent encore à voix haute un «OK Google, comment je réchauffe un biberon?». Cette vision, ultra caricaturale, est pourtant bien proche de la réalité.

Un souci d’allaitement d’une jeune «mamarennial»? Cette dernière peut télécharger des applis comme «Bébé Connect», «Baby Manager» ou encore «Baby’s Days», qui proposent d’inventorier scrupuleusement toutes les infos liées à la gestion de la tétée (quel sein, quelle fréquence, la conservation du lait, etc.). On entend déjà les soixante-huitardes hurler.

Pour être heureux, apprenons à décevoir nos parents

Mon fils, ce parfait héros

Les parents hippies horrifient probablement les control freaks Millenials, car leurs «bébénials», telles de géniales start-up, doivent cartonner à tous les étages… et cela en va de même pour leur croissance. Et pour tout contrôler, les parents peuvent compter sur l’appli «The Wonder Weeks», qui les alerte quand leur progéniture passe un seuil d’apprentissage cognitif important…

N’est-ce pas assez angoissant d’avoir un premier enfant, sans devoir se fier les yeux fermés à l’océan d’infos d’Internet, souvent contradictoire, faux ou encore incomplet? Quand nous avions des rougeurs sur les fesses ou que l’on apprenait à marcher, on se rappelle que notre mère marquait au stylo Bic ces informations dans notre cahier de naissance; mais c’était IRL (In Real Life). Qui s’en souvient?

Et vous, vous sentez-vous comme une «parennial», toujours accrochée à son smartphone? Donnez-nous votre avis sur notre page Facebook Femina!

Podcasts

Dans vos écouteurs

E7: Comment briser la routine, quand on a envie de tout quitter

Le psychologue Serge Pochon est notre invité dans ce 7e épisode, pour nous aider à nous poser les bonnes questions. Il nous rappelle que le plus important n'est pas le nombre de kilomètres parcourus pour fuir une situation qui nous pèse, mais notre état d'esprit.

Dans vos écouteurs

E6: Arrêter de manger nos émotions pour vivre plus sereinement

Dans ce 6e épisode du podcast «Tout va bien», le micro-nutritionniste Jean Joyeux nous explique d'où viennent nos fringales et nous aide à comprendre pourquoi nous nous jetons parfois sur le Nutella, après une journée stressante. Pour retrouver une approche plus sereine de l'alimentation et la libérer de l'emprise de notre cerveau!

Vidéos

Notre Mission

Un concentré de coups de cœur, d'actualités féminines et d'idées inspirantes pour accompagner et informer les Romandes au quotidien.

Icon Newsletter

Newsletter

Recevez les dernières news de Femina, les conseils et bons plans de la Rédaction.