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Lucie Lucas: «J’aimais tant ce petit copain, mais je n’ai pas aimé qu’il me viole»

Lucie Lucas: «J’aimais tant ce petit copain, mais je n’ai pas aimé qu’il me viole»

«Je me rends compte aujourd’hui combien c’est terrifiant de parler même sans donner de noms, de dates ou de lieux», témoigne Lucie Lucas.

© Getty

Samedi 23 et dimanche 24 novembre 2019, des milliers de femmes ont défilé dans toute l’Europe pour faire cesser les violences sexistes. Lucie Lucas a souhaité montrer sa solidarité envers les manifestants en partageant son témoignage sur Instagram. Dans un long texte, elle revient sur certaines violences, abus sexuels et viols dont la jeune comédienne a été victime.

«Des exemples, j'en ai encore...»

Cela commence à 6 ans, lorsque les garçons avec qui elle joue au foot l’obligent à «garder leur langue dans ma bouche» et essaient de la déshabiller. Elle relate ensuite les cours de théâtre durant lesquels son professeur «tâtait mes seins naissants», ceux de piscine où l’enseignant comparait le développement de son corps à celui de sa meilleure amie et le sondage à mains levées pour savoir quelles filles étaient déjà réglées ou non durant une leçon de sciences.

L’héroïne de la série «Clem» évoque également avoir été violée à deux reprises. La première fois lors de vacances d’été, par un garçon dont elle était amoureuse. La seconde fois par un ex-petit ami qui avait décidé de la punir en lui faisant mal «parce qu’il pensait que je l’avais trompé». Si Lucie Lucas dévoile ainsi publiquement des épisodes tragiques de sa vie, cette démarche n’a pas été évidente comme elle l’explique dans la légende Instagram:

Je me rends compte aujourd’hui combien c’est terrifiant de parler même sans donner de noms, de dates ou de lieux. Je n’ai pas le courage de certaines mais je voudrais leur faire part de toute mon admiration et reconnaissance face à leur force immense et bienfaitrice.

Car des exemples, la comédienne en aurait encore d’autres à partager. «Je ne sais pas si je connais une seule femme qui n’ai pas de douloureuses expériences à partager», pointe-t-elle du doigt.

L’actrice de 33 ans cite l’exemple d’Adèle Haenel qui a ouvertement accusé le réalisateur Christophe Ruggia de harcèlement sexuel. «Adèle a raison, il n’y a pas de monstres, conclut Lucie Lucas. Mais il y a une société qui doit se réveiller, avec tous ses individus, et tendre vers le respect et l’épanouissement de chacun dans l’équité et la justice.»

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