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Fin juin 2015

L’invitation d’Apple à la presse pour aller chercher un exemplaire test de la montre connectée à Zürich arrivait dans ma boîte mail. Un aller-retour en train plus tard, l’Apple Watch était à mon poignet. Et mon petit train-train technologique était bouleversé. Je vous explique pourquoi.

Jour 1

Je l’avoue. Je ne porte pas de montre. C’est mon iPhone qui me sert d’horloge. Ce qui fait que je l’ai quasi toujours à portée de main. De jour, comme de nuit. Juste pour «checker» l’heure, mes messages, mes mails, Facebook, mes dizaines d’applis… Totalement accro donc. Avec mon Apple Watch – boîtier 38 mm en acier inoxydable et bracelet métalique milanais – il va donc falloir que je m’habitue à ne plus être scotchée à mon iPhone.

Dorénavant, c’est ma tocante connectée qui va me donner l’heure, d’abord. Me signaler par de légères vibrations sur le poignet, quand je reçois un message, un mail ou un appel, ensuite. Et si l’idée était finalement de me désintoxiquer du rapport fusionnel que j’entretiens avec mon iPhone? L’Apple Watch joue en quelque sorte le rôle de filtre entre mon iPhone et moi. Ce qui veut dire que je devrais pouvoir laisser mon téléphone dans mon sac toute la journée, sans le sortir toutes les cinq minutes. Je reste sceptique. Et je me réjouis de tester.

Jour 2

Emois des débuts obligent, je garde les yeux rivés sur l’écran de ma montre, qui sort de sa veille dès que je bouge mon bras. Parmi les milliers de possibilités proposées pour configurer l’affichage de l’heure, je choisis de ne garder qu’un fond noir avec deux aiguilles blanches pour les heures et les minutes, et une rouge pour les secondes. Jusque-là, je trouve, comme toujours chez Apple, le côté ludique et intuitif d’utilisation plaisant. Bon. Et ensuite? J’ai une montre connectée au poignet, il faut donc que j’explore ses tréfonds technologiques. Je passe en revue les applications qui s’affichent sur l’écran. De la météo à mes photos, que je m’amuse à découvrir en minivignettes. En gros et potentiellement, tout ce que j’ai sur mon iPhone peut se retrouver sur ma montre. Ça promet. Je sélectionne sur mon iPhone ce que je veux voir s’afficher sur ma montre. Pour ne pas être envahie par d’incessantes notifications.

«Toc toc». Comme j’ai bien sagement laissé mon iPhone dans mon sac, et donc qu’il est en veille, je reçois mon premier sms sur ma montre. «Tu manges avec moi à midi?» Le message est tout ce qu’il y a de plus basic, et pourtant je n’ai jamais mis autant de temps à répondre à un sms dans ma vie de geek. Je fais comment vu que je n’ai pas de clavier??? Je suis - à ce stade des opérations - un peu paumée. J’hésite même à sortir mon iPhone pour répondre. Mais je résiste. J’ai le choix entre répondre avec une émoticône, répondre avec une réponse par défaut (oui, non, j’arrive…) ou dicter mon message vocalement. Je fais alors ce que je n’imaginais jamais faire. Je parle à ma montre. Je commence par «Dis Siri». Puis je dis: «Oui, volontiers.» C’est le niveau zéro de l’échange de sms, mais ça marche!

Jour 3

Ma montre sonne. En pleine rue, comme ça, sans préavis. Je fais quoi? Je réponds? Ma nièce de douze ans qui m’accompagne ce jour-là est morte de rire. Sa tante s’apprête à parler à sa montre. Je me lance. Mauvaise idée. Mon interlocuteur, en l’occurrence ma mère, ne comprend pas le concept. Quand je lui dis que je la rappelle, parce que je suis en pleine rue et que tout le monde participe à notre conversation car je parle à ma montre, elle continue sa diatribe. Ce qui prouve que le son est bon, car elle n’a rien remarqué. Ce qui prouve aussi que je ne suis pas prête à faire comme ces gens que j’ai toujours trouvés étranges lorsqu’ils parlent via leur kit main libre en faisant leurs courses ou la queue à la poste. Pire, je revois David Hasselhoff qui parle à Kitt, sa voiture dans la série 80s K2000, et j’ai un frisson d’effroi. Je boucle l’appel. Au risque de froisser ma mère.

Jour 4

Entre ma montre et moi, c’est une affaire qui roule. Je m’amuse bien, et chaque «toc toc» vibratoire que je ressens au poignet est une nouvelle découverte. «Toc toc», rendez-vous demain chez le médecin. «Toc toc», sms. «Toc toc» message WhatsApp. «Toc toc» alerte actu du 24 h. «Toc toc» alerte de calendrier. «Toc toc» alerte actu du Time… Au début, je mordais à l’hameçon. Je répondais aux sms ou je checkais mes alertes actu. Pour Facebook et WhatsApp, comme je ne recevais qu’une simple notification de message, j’étais obligée d’utiliser mon iPhone car les applis ne sont pas encore formatées pour l’Apple Watch. Mais au bout du trentième «Toc toc», j’ai commencé à trouver ça moins drôle. Comme l’impression d’être branchée sur secteur.

Jour 5

J’ai un rendez-vous professionnel dans un lieu que je ne connais pas. Je sollicite presque naturellement la fonction plan de ma montre. Ce que je faisais d’habitude sur mon iPhone. Et je dois dire que malgré la petitesse de l’écran, c’est plutôt pratique de suivre son chemin en scrutant son poignet. Et bien moins risqué, question encoublement ou collision.

Jour 6

Lorsque j’ai reçu la montre à Zürich, on m’a fait la démonstration des messages que l’on peut s’envoyer entre utilisateurs d’Apple Watch. Ce que j’ai tout de suite trouvé ludique, c’est qu’on peut se lancer des sortes de «poke» en tapotant sur l’écran de sa montre sur le nom du contact sélectionné. On peut même lui envoyer des petits dessins que l’on dessine du bout du doigt. J’attends donc toujours que quelqu’un de mon entourage fasse le pas de la montre connectée pour que je puisse montrer mes talents artistiques.

Jour 7

C’est dimanche. Je vais aller courir. Toute la semaine, l’Apple Watch m’a lancé des «Toc toc» pour m’inciter à me lever, à marcher, à bouger (ndlr: c’est une des applications «Activités», qui nous dit les calories brûlées par jour, le nombre de pas effectués…). Mais quand on est devant son écran et qu’on n’a pas forcément l’opportunité d’aller se balader sous peine de passer pour une tire-au-flanc, ça tape vite sur le système. Non, je ne suis pas une flemme, je travaille! C’est dimanche, donc. J’espère que ma montre va me féliciter d’être allée courir. Je troque donc ma Garmin habituelle contre ma Watch. Je me fixe un objectif. J’ai le choix entre le nombre de calories brûlées, la durée, la distance ou un objectif libre. Je choisis course, 7 km. Au final, ça fonctionne pas mal. Et mes efforts sont comptabilisés. Ce qui est assez valorisant. Mais ma Garmin reste à ce stade ma favorite, car elle m’offre une pause sans iPhone!!!

Et alors?

Cela fait bientôt un mois que je teste l’Apple Watch. Mais je vous ai épargné un journal jour par jour x 30 jours. L’effervescence de la première semaine passée, j’entretiens aujourd’hui un rapport plus distant avec ma Watch. Je la porte certes tous les jours, mais je ne suis plus au taquet dès qu’elle me fait «Toc toc». Je lui lance un coup d’œil rapide, ce qui me permet de rester connectée. Mais je filtre beaucoup plus les informations que je reçois. Je dirais même plus, je crois que je suis devenue moins accro à mon iPhone, duquel l’Apple Watch n’est finalement que l’extension. Mes sms, j’y réponds sommairement via ma montre. Mes appels, j’y réponds via mon iPhone. Pour le reste des notifications, je traite mes messages WhatsApp et Facebook d’une autre manière: je les consulte et y réponds une ou deux fois dans la journée. Si, si!

Entre-temps, je suis allée quelques jours en vacances à la montagne, où le réseau est tellement mauvais que mon Apple Watch, comme mon iPhone, ont été obligés de déclarer forfait. Je me suis également rendue au Paléo, où ma saturation de «Toc toc» a battu les records. «T’es où?» «Rendez-vous au stand des magrets.» «Je suis devant la Grande Scène.» «Zut, il pleut.»… L’avalanche de notifications a eu raison de mon amour technologique. J’ai tout éteint. Et j’ai profité de mes vacances et du Paléo sans connexion aucune.

Il me reste quelque temps pour tester l’objet avant de le renvoyer à son expéditeur. Alors je vous tiens au courant lorsqu’il y aura plus d’applis, de nouvelles mises à jour, de nouvelles découvertes que je pourrais faire dans mon utilisation quotidienne. On reste connectés.

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