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Investissement: miser sur la Suisse pour gagner de l'argent

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© Getty Images/LOOK

Un espace attractif

Lorsqu’elle n’évoque pas des chocolats délicieux, des vaches pacifiques et des montagnes drapées de glaciers, la Suisse véhicule des notions pas moins séduisantes: qualité, stabilité, ou encore productivité. Un triptyque forcément avantageux sur les marchés. Qu’elles soient regardées depuis l’extérieur comme depuis le cœur du pays, les entreprises helvétiques inspirent en effet la confiance. Et de facto les investisseurs.

Une image rassurante qui toutefois, en ces temps d’instabilité mondiale, ne va pas sans certains inconvénients. Car, revers de la médaille de son statut de valeur refuge, le franc a dû faire l’objet d’un réajustement important en début d’année. Le 14 janvier, la Banque nationale suisse (BNS) supprimait le taux plancher qui arrimait jusqu’ici la monnaie à l’euro. Conséquence prévisible? Un décollage spectaculaire de la devise helvétique, qui évoluait déjà à des altitudes élevées par rapport au début des années 2010. Cette appréciation s’est logiquement avérée défavorable pour les firmes suisses, très tournées vers les marchés étrangers, et dont les produits se sont mis à coûter plus cher à l’exportation. De très nombreuses sociétés se sont d’ailleurs alarmées de ce contexte nouveau, qui fait peser un lourd danger sur la compétitivité nationale. De même que sur le marché de l’emploi. Pourtant, de nombreux signes laissent penser que les entreprises suisses sont majoritairement en train de s’adapter et atteignent la plupart de leurs objectifs, gardant au passage toute leur dimension attractive.

Bonnes perspectives

Les raisons d’y croire? Il y a tout d’abord les taux d’intérêt négatifs stables, qui prémunissent l’économie nationale d’une ruée vers l’épargne et continuent d’encourager l’investissement. Beaucoup d’observateurs prophétisent en outre une baisse du franc suisse tant il demeure largement surévalué. Celui-ci a par chance commencé sa douce descente dès l’été. Et cela se sent. Selon un récent rapport de Deloitte SA, seule une minorité des sociétés helvétiques s’inquiète d’un euro à 1 franc 10. Ces dernières ont en effet davantage bâti leur force sur l’innovation et la qualité que sur l’unique argument du prix. Un atout même lorsque les monnaies s’affolent. Certes, des branches de l’économie suisse ont souffert en 2015, mais le pharmaceutique-chimique, représentant un tiers des exportations helvétiques, est, lui, toujours sur un petit nuage.

Comment se lancer?

La banque en ligne Swissquote a créé l’outil Themes Trading, qui démocratise et facilite l’accès au monde de la finance. Elle propose ainsi des titres de sociétés helvétiques, toutes cotées en bourse, rassemblées en différentes thématiques. «Petites pépites suisses» met l’accent sur les firmes dynamiques affichant une capitalisation boursière de moins d’un milliard de francs, tandis que «valeurs phares» et «valeurs moyennes» concernent des sociétés plus grandes. Le client peut, à sa guise, opter pour des actions dans ces diverses entreprises.

Les chiffres clés

6% Telle est la hausse du chiffre d’affaires enregistrée par Roche en octobre 2015, performance témoignant de la grande vitalité du secteur pharmaceutique en Suisse. En dépit du franc fort.

2eC’est la place mondiale occupée par la Suisse en termes de valeur moyenne des emplois créés au travers de projets d’investissements, selon un classement publié par IBM dans son édition 2015 du «Global Location Trends Report». Traduction? Notre pays attire le meilleur des investissements provenant de l’étranger.

22% Il s’agit de la hausse du bénéfice net publié par Richemont en novembre 2015, un très bon chiffre cependant en deçà des prévisions. Si la morosité actuelle autour du secteur de l’horlogerie impacte les résultats du groupe, celui-ci n’évoque plus le franc fort comme frein à ses activités.

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