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Basket: Des mascottes de la NBA mieux payées que les joueuses

Basket americain wmba moins payees que les mascottes

Breanna Stewart (à gauche) et Jewell Loyd (à droite) font partie des joueuses les mieux rémunérées du monde. Le 1er octobre 2022, elles célébraient la médaille d'or des Etats-Unis durant la FIBA, à Sidney.

© GETTY IMAGES/KELLY DEFINA

Un mec qui fait le pitre dans un déguisement de peluche peut-il gagner plus qu’une athlète de haut vol? La réponse est oui. Dans une enquête publiée il y a quelques semaines et qui jette un grand froid dans la galaxie du sport aux États-Unis, le site Hoops Addict révèle que certaines mascottes de grands clubs de NBA, la ligue de basket professionnelle, sont mieux payées que les meilleures joueuses sur le terrain.

Pour rappel, les mascottes font partie du folklore de la NBA depuis plusieurs décennies et visent, par leurs frasques au bord du terrain, à divertir les spectateurs. La plupart figurent des animaux – un coyote, un ours, dinosaure, un cheval, un coq... - même si certaines ont visage humain. Loin d'être un détail du match, la mascotte doit avoir un talent inné pour amuser la galerie. Et les personnes qui se glissent dans le costume sont parfois payées au-delà du raisonnable.

Rocky, le tigre bondissant des Denver Nuggets et mascotte la mieux rémunérée du circuit, touche par exemple jusqu’à 625’000 dollars par an, tandis que Harry des Atlanta Hawks arrive en seconde position avec un pactole de 600'000 billets verts. Des sommes qui peuvent paraître étourdissantes pour récompenser un simple porteur de déguisement, mais qui demeurent ridicules comparées aux salaires des basketteurs stars de la ligue masculine comme Stephen Curry ou LeBron James, pouvant empocher jusqu'à plusieurs dizaines de millions de dollars annuellement.

Trois fois moins payées que des déguisements

En revanche, la comparaison avec la ligue féminine (WNBA) entraîne un vrai malaise: Diana Taurasi, Jewell Lloyd et Breanna Stewart, basketteuses les mieux rémunérées au monde, gagnent au maximum 228'000 dollars chaque année, soit 400'000 de moins que les plus richissimes mascottes de club. Un décalage qui laisse pantois et qui interroge: en quoi les meilleures basketteuses de la planète valent-elle presque trois fois moins qu'une sorte de costume de Winnie l'Ourson dansant pendant un match?

«Je peux apprendre à être une mascotte», tweetait avec une ironie mordante la joueuse Angel McCoughtry, le 5 octobre dernier. Autant dire un scandale de plus dans le dossier de l’inégalité salariale entre hommes et femmes dans le sport. On notera en effet que le salaire moyen d'un joueur de NBA atteint 8,5 millions de dollars annuels, contre 103'000 pour les joueuses de WNBA...

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