Femina Logo

news société

Débat présidentiel: 5 moments de grâce de Hillary Clinton

Getty Images 610615194
© Getty

«Elle n’a pas l’allure, elle n’a pas l’énergie pour être Présidente!» a rétorqué Donald Trump d’une voix enragée. Cependant, Hillary Clinton ne semblait pas en manquer, d’énergie, le 26 septembre 2016, lors du premier débat présidentiel des élections 2016. Vêtue d’un flambant tailleur rouge vif, la démocrate s’est tout simplement permis de dominer la majeure partie du débat, infligeant à son adversaire ce que les téléspectateurs ont interprété comme une cinglante défaite.

Ce face-à-face très attendu n’a effectivement pas manqué d’être le théâtre de quelques échanges furieux, d’une montée en crescendo de la tension et d’un concours d'offensives serré entre les deux candidats. Les thèmes abordés, le racisme, l’économie et la sécurité, ont soulevé des questions que l’un comme l’autre auraient certainement préféré esquiver.

Donald VS «Secrétaire Clinton»

Le débat a eu lieu à l’Université de Hofstra, dans l’Etat de Washington. Le célèbre présentateur de la chaîne NBC, Lester Holt, était en charge de modérer les échanges: malgré maints efforts, il n’est pas toujours parvenu à réduire au silence une audience de plus en plus enflammée.

Si tout au long du débat, Donald Trump s’est évertué à appeler sa rivale «Secrétaire Clinton» (en référence à son poste de Secrétaire d’Etat lors du premier mandat d’Obama), celle-ci s’est contentée de le gratifier d’un simple et réducteur «Donald.»


©Getty

La démocrate n’a cependant pas mené la barque tout au long du débat, sachant que Trump n’a pas manqué de l’attaquer sur son absence de constance lorsqu’il s’agit du traité de libre-échange entre les Etats-Unis et 11 pays du Pacifique: «Vous n’avez pas de programme!», a-t-il martelé.

Plutôt calme face à un Trump de plus en plus échauffé, Hillary Clinton n’a pas hésité à riposter, donnant lieu à plusieurs moments de franche domination (et quelques vannes notables):

1. «Donald, je sais que vous vivez dans un monde à part»

Durant la première partie du débat, les deux candidats n’ont cessé de s’accuser l’un et l’autre de ne pas présenter des solutions concrètes à la pénurie d’emplois qui met à mal l’économie américaine. Trump a reproché à son adversaire de n’avoir abouti à rien en trente ans de services.

A cela, Clinton a répondu: «Donald Trump fait partie de ceux qui ont profité de la crise. On n'a pas besoin de revenir à ce type de politique. Son programme économique pourrait coûter 3,5 millions d'emplois, alors que le mien pourrait permettre de créer 10 millions d'emplois, notamment dans le domaine de l'énergie propre.» Plus tard, elle s’est même délectée d’une petite remarque quant au monde «à part» dans lequel résiderait le candidat républicain.

2. «Mais écoutez donc ce que l’on vient d’entendre…»

Après l’économie, c’est sur le thème du racisme que se sont affrontés les candidats. Lester Holt a en effet introduit un sujet que Donald Trump aurait très certainement préféré ne pas aborder: celui du certificat de naissance de Barack Obama. Trump faisait effectivement partie de ceux qui, jusqu’il y a très récemment, prétendaient que l’actuel Président n’était pas un citoyen américain. Face à ces accusations, il n’a pas trouvé mieux que de se féliciter: «J’ai fait du bon travail», a-t-il déclaré, suggérant que c’est grâce à lui qu’a finalement été publié ledit certificat de naissance, mettant fin aux rumeurs.

Incrédule, Hillary Clinton s’est alors adressée au public: «Ecoutez ce que nous venons d'entendre. Soyons clair: Donald a débuté sa carrière politique sur le mensonge raciste que notre premier président noir ne serait pas un citoyen américain.»


©Getty

3. «J’espère que les fact-checkers sont en train de travailler très dur…»

Nous connaissons bien l’inconstance des assertions et des opinions de Donald Trump. Passé maître en termes de changements d’avis et de négation de propos passés, on pouvait s’attendre à de nouvelles maladresses de sa part. En effet, quand Lester Holt a lancé le sujet de la politique étrangère, en fin de débat, Trump a fermement nié avoir soutenu l’invasion de l’Irak. De même, il a affirmé ne jamais avoir dit que le changement climatique était un canular, alors qu’il s’agit des mots exacts employés dans un tweet de novembre 2012.

En entendant cela, Hillary Clinton a répliqué: «J’espère que les fact-checkers (ou vérifieurs d’information) sont en train de travailler très dur en ce moment même!»

4. «Je me suis préparée à être Présidente»

Donald Trump, insistant sur l’importance de soutenir les communautés afro-américaines, a affirmé être allé à leur rencontre. Puis, se tournant vers son adversaire, il a lancé: «Vous avez préféré rester chez vous, et ce n’est pas grave», en référence aux jours de convalescence qu’a demandés Hillary Clinton en septembre 2016, lorsqu’elle se remettait d’une pneumonie.

Cette attaque a donné lieu à ce qui fut sans doute le moment le plus victorieux pour la démocrate: «Je pense que Donald vient de m’accuser de m’être préparée à ce débat. Et vous savez ce que j’ai préparé d’autre? Je me suis préparée à être Présidente.» Cette réplique, accueillie par une valse d’applaudissements, est considérée par certains médias américains comme le moment de la victoire de Clinton sur Donald Trump.

5. «Quand il aura voyagé dans 112 pays et négocié un accord de paix […] il pourra me parler d’énergie»

Et enfin, lorsque le républicain s’est permis de commenter le «manque d’énergie» de sa rivale, qui selon lui ne posséderait pas l’allure pour être Présidente, celle-ci a réagi au quart de tour: «Quand il aura voyagé dans 112 pays et négocié un accord de paix, un cessez-le-feu, la libération de dissidents […] ou qu'il aura passé 11 heures à témoigner devant une commission au Congrès, là il pourra me parler d'énergie.»

Voilà qui a le mérite d’être clair…


A lire aussi:
«Don't boo. Vote», Barack Obama adoube Hillary Clinton
Hillary Clinton et Huma Abedin, inséparables
Hillary Clinton, candidate à la présidentielle de 2016

Podcasts

DANS VOS ÉCOUTEURS

E6: Arrêter de manger nos émotions pour vivre plus sereinement

Dans ce 6e épisode du podcast «Tout va bien», le micro-nutritionniste Jean Joyeux nous explique d'où viennent nos fringales et nous aide à comprendre pourquoi nous nous jetons parfois sur le Nutella, après une journée stressante. Pour retrouver une approche plus sereine de l'alimentation et la libérer de l'emprise de notre cerveau!

DANS VOS ÉCOUTEURS

E5: Adopter le rythme sportif qui nous convient pour booster notre forme

Ne pas faire de sport pendant 3 semaines ou préférer trois mini-séances de 10 minutes plutôt qu'un cours complet, ce n'est PAS GRAVE: et c'est une coach qui nous le dit! (Adios, culpabilité!)

Vidéos

Notre Mission

Un concentré de coups de cœur, d'actualités féminines et d'idées inspirantes pour accompagner et informer les Romandes au quotidien.

Icon Newsletter

Newsletter

Recevez les dernières news de Femina, les conseils et bons plans de la Rédaction.