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Butins légendaires: l'histoire de 6 trésors jamais retrouvés

Butins legendaires 6 histoires de tresors jamais retrouves

Même les stars en rêvent. En juin 2022, Brad Pitt confiait avoir dépensé des sommes folles et passé des journées entières à chercher un trésor médiéval prétendument caché sur sa propriété, le château de Miraval, une majestueuse bâtisse du sud de la France, acquise en 2008 avec Angelina Jolie.

© ALESSANDRO RUSSO/UNSPLASH

Brad Pitt n’est pas à plaindre financièrement. Il a pourtant, comme tant d’autres avant lui, été gagné par la fièvre de l’or. L’acteur américain confiait récemment avoir dépensé des sommes folles et passé des journées entières à chercher un trésor médiéval prétendument caché sur sa propriété, le château de Miraval, une majestueuse bâtisse du sud de la France, acquise en 2008 avec son épouse de l’époque, Angelina Jolie. «J’étais complètement obnubilé, pendant un an, je n’ai pensé qu’à ça, racontait-il lors d’une interview à GQ en juin 2022. Peut-être que c’est lié à l’endroit où j’ai grandi, car, dans les monts Ozarks, il y avait toujours plein d’histoires de caches d’or secrètes.» Il faut dire que la recette du trésor disparu a tout pour affoler les esprits: prenez des kilos de métaux précieux, de pierreries, d’œuvres d’art, ajoutez-y une histoire abracadabrantesque de naufrage, de vol épique ou de bataille sanglante, placez-les dans un lieu remarquable comme un château ou un lagon, faites mijoter le tout quelques siècles et hop, voilà une légende parfaite pour aimanter les aventurières et aventuriers du globe.

Un fabuleux galion retrouvé

Les différentes couches d’informations plus ou moins fiables accumulées au fil des décennies participent d’ailleurs à créer le flou artistique le plus absolu pour qui part à leur recherche, sans qu’on sache si l’on court après une histoire qui tient vraiment debout. C’est notamment le cas avec les nombreux trésors que les nazis auraient dissimulés juste avant leur défaite. En Pologne, il se chuchote qu’un train rempli d’or dormirait enfoui dans une ancienne mine de sel. Malgré les expéditions des chercheurs de trésor de toute la planète, pas le moindre lingot.

Idem avec le butin que le maréchal Rommel aurait coulé au large de la Corse après son retour d’Afrique du Nord. Des campagnes menées en Méditerranée n’ont pas permis de localiser le magot, qui aurait pourtant de grandes chances d’exister selon les spécialistes. Parfois, la réalité rejoint la fiction, comme près des côtes colombiennes où, en 2015, des prospecteurs ont enfin retrouvé l’épave du mythique galion espagnol San José, qu’on savait avoir coulé en 1708 dans les Caraïbes. Les Britannique ayant envoyé le bâtiment par le fond ne savaient alors pas qu’il contenait quelque 200 tonnes d’or, d’argent et de joyaux. «Le trésor le plus précieux jamais découvert dans l’histoire de l’humanité», commentait le président colombien Juan Manuel Santos. On parie que cet été sur la plage, allongée sur votre linge, vous ne pourrez vous empêcher de creuser un peu de la main le sable ou les galets autour de vous…

Océan Indien

Le trésor de La Buse

Olivier Levasseur, alias La Buse, est l’un des pirates les plus célèbres du XVIIIe siècle. Si l’on connaît mal le début de sa vie (il serait né à Calais, ou peut-être près d’Haïti…), on en sait beaucoup plus sur la fin de son parcours: devenu redoutable flibustier, il fut arrêté à Madagascar, puis pendu en 1730 à La Réunion. C’est surtout l’hypothétique trésor qu’il aurait amassé qui le fait encore hanter les mémoires. Plusieurs personnes ont consacré toute leur vie ou presque à le chercher dans l’océan Indien, où il serait caché, à l’image du grand-père paternel de l’écrivain J.M.G. Le Clézio, qui passa deux décennies à creuser dans une baie de l’île Rodrigues.

Si les coffres de La Buse déchaînent particulièrement les passions, c’est parce qu’ils sont censés receler un butin étourdissant. En 1721, il débarque sur l’île de La Réunion en compagnie de son associé Taylor. Les compères ne perdent pas de temps et volent la Vierge du Cap. Bonne prise: ce bâtiment portugais transporte un faramineux trésor composé d’or, de bijoux et de pierres précieuses. L’équivalent de 5 milliards de francs actuels. Qu’ont-ils fait du contenu de ces soutes richissimes? Mystère, même si les racontars, alimentés par un cryptogramme sorti d’on ne sait où, laissent entendre que le trésor serait enterré quelque part entre Madagascar, les Seychelles et l’île Maurice.

Isla del Coco, Costa Rica

Le trésor de Lima

Ses côtes verdoyantes apparaissent dans certaines scènes de Jurassic Park. Mais l’Isla del Coco, petite île à quelques centaines de kilomètres au sud du Costa Rica, avait marqué les esprits bien avant que Spielberg y pose ses caméras. Ce bout de terre abriterait en effet l’un des butins les plus fantastiques qui soient: le trésor de Lima. L’histoire débute en 1820 quand Lima, au Pérou, alors territoire espagnol, est attaqué. Le vice-roi est contraint d’organiser une évacuation, emportant avec lui les luxueuses réserves ecclésiastiques, comportant des centaines de couronnes, de bijoux, de statues, dont une Vierge Marie de deux mètres en or massif. Le seul navire capable de ramener la cargaison en Espagne se trouve être le Mary Dear, dont le capitaine, William Thompson, accepte la mission mais non sans une idée derrière la tête. Selon la légende, lui et son équipage égorgent les passagers durant la nuit et mettent le cap sur l’Isla del Coco pour dissimuler le trésor.

Les hommes se seraient ensuite dispersés en attendant que le climat s’apaise. Malgré de nombreuses expéditions plus ou moins officielles organisées pour trouver les coffres au cours des décennies suivantes, on ne sait pas si le trésor de Lima a bien fini sa course ici. Trop tard pour le savoir désormais: le gouvernement costaricain a fait de l’île un parc national protégé où toute prospection est interdite.

© GIORDANO CIPRIANI/GETTY-MAGES

Japon

Le sabre Honjo Masamune

1945. Terrassé par l’explosion des deux bombes atomiques américaines, l’empire japonais est contraint de capituler. Les États-Unis, qui occupent l’archipel, exigent alors du pays un bannissement des armes létales comme preuve de son désir de non-violence. Les sabres, parfois détenus par dizaines par les clans, sont cédés aux autorités locales ou à l’armée US elle-même, et finissent négligemment stockés dans des réserves. Même les pièces historiques. On assiste à la collecte de nombreuses armes blanches vieilles de plusieurs siècles, témoins des heures de gloire des différentes dynasties du Japon.

Si, durant l’après-guerre, de nombreuses pièces reviennent finalement à leurs propriétaires respectifs, un sabre, et pas n’importe lequel, manque à l’appel: le Honjo Masamune. Datant du XIIIe siècle, il fut conçu par le plus grand forgeron du Japon impérial, le prêtre Goro Nyudo Masamune, réputé pour son savoir-faire inégalé. Ce katana mythique, à la valeur inestimable, était considéré depuis 700 ans comme le meilleur sabre jamais fabriqué, auréolé d’un pouvoir quasi surnaturel. Mais après la capitulation, l’arme, fierté des Japonais qui voyaient en lui l’un des symboles du pouvoir de l’empereur, disparut dans des conditions mystérieuses, réquisitionnée par un militaire américain qui s’avéra n’avoir jamais existé…

© POL BT/ALAMY

Château de Gisors, France

Le trésor des Templiers

À première vue, c’est une petite forteresse qui ne semble guère spectaculaire. Pourtant, le château de Gisors a fait tourner bien des têtes. En cause? Sa réputation d’abriter dans ses entrailles le légendaire trésor des Templiers, cet ordre religieux militaire qui s’illustra lors des Croisades. Alors qu’ils tombaient en disgrâce au début du XIVe siècle, leurs membres auraient fui Paris avec leur trésor amassé en Terre Sainte. Mais le trajet étant peu sûr, ils se seraient rabattus sur la forteresse de Gisors, une place historiquement liée à l’Ordre, qui la contrôla entre 1158 et 1160.

C’est d’ailleurs l’un de ses chevaliers, Robert de Bellême, qui fit poser les premières pierres en 1096. Bien qu’aucun texte ne valide l’hypothèse d’une cachette au château, son gardien Roger Lhomoy entreprit de creuser dans les fondations de l’édifice à la recherche de coffres. Qu’il prétendit avoir trouvé au bout d’un souterrain périlleux. Personne ne voulut emprunter le dangereux passage et les galeries furent bouchées. Mais les rumeurs parvinrent bientôt jusqu’aux oreilles du ministre de la Culture André Malraux, qui fit mener des fouilles officielles en 1964, sans dénicher de quelconque caverne d’Ali Baba.

© WIKIMEDIA COMMONS

Lieu inconnu

Le florentin

Sa valeur atteindrait vingt millions de francs si quelqu’un le possédait aujourd’hui. Le problème, c’est que personne ne l’a. Du moins officiellement. Le Diamant Florentin a disparu des radars à la fin de la Première Guerre mondiale et n’a depuis jamais remontré la moindre de ses facettes. Un mystère qui agace. Car cet exceptionnel diamant jaune de 137 carats, extrait d’une mine indienne dans les années 1400 puis taillé en double rose, est un morceau d’Histoire à lui tout seul. Et son destin fut par deux fois lié à la Suisse. Ayant probablement appartenu à Charles Le Téméraire, la pierre aurait été l’un des trois joyaux portés par le duc de Bourgogne lors de la bataille de Grandson, de Morat, ou encore de Nancy.

Le diamant, perdu dans les affrontements, passe alors de main en main, documenté à Berne, Milan, puis Rome, avant de rejoindre les bijoux des Médicis, en Toscane. 1743: il passe dans le trésor des Habsbourg et sera offert à Marie-Antoinette lors de son mariage. On sait que Napoléon fait ensuite cadeau du diamant à Marie-Louise. La pierre est montée sur une couronne, avant de figurer sur un collier appartenant à… Sissi en 1888. Mais lors de la chute de l’Empire austro-hongrois en 1918, le Florentin connaît une histoire mouvementée, emporté dans la fuite du souverain, confié à un joaillier. Il devient officiellement introuvable en 1922.

Moscou

L’or de Napoléon

«Le trésor de Napoléon existe. Il sera certainement retrouvé, mais probablement par hasard», assurait l’historien Vladimir Poryvaev au journal Moskovski Komsomolets, en 2019. Ce trésor, c’est l’immense butin amassé par les troupes napoléoniennes lors de leur pillage et saccage de Moscou, en 1812. Alors au paroxysme de la Campagne de Russie, l’empereur français s’est emparé de la ville et notamment de ses richesses. Certains spécialistes estiment que 80 tonnes d’or auraient été volées, dont une croix faite de ce précieux métal ayant figuré dans le clocher de la tour d’Ivan, au Kremlin.

Mais lors de leur retraite hivernale vers l’ouest et les déconvenues qu’on connaît, l’armée napoléonienne, encombrée par 200 charrettes lourdes de caisses au contenu sonnant et trébuchant, se serait délesté du trésor entre Moscou et la frontière biélorusse, peut-être dans un lac. Lequel? Celui de Semlovskoïe, près de la ville de Smolensk, selon les confidences de Philippe-Paul de Ségur, alors membre de l’état-major de Napoléon. Diverses explorations y ont été menées pendant plus d’un siècle par les autorités russes, en vain. Pour certains chercheurs, la prise du pillage aurait plutôt été dissimulée au fond du lac Bolshaya Rutavech, non loin de Roudnia, ou sur les rives de la rivière Bérézina, en Biélorussie.

© BORIS BREYTMAN/ISTOCK

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