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Conseils bien-être: les potins, ça peut nous faire du bien!

Conseils bien etre les potins ca peut nous faire du bien

En pratique, avant de colporter un bruit, il faut se demander: «Suis-je sûre ou sûr de la véracité de ce que j’avance? Mes propos vont-ils aider la personne à qui je parle à se sentir mieux? Est-il utile et nécessaire de le dire?»

© GETTY IMAGES/ZEN SHUI/ERIC AUDRAS

Pour le psychologue Matthieu de Romblay, pas de doute: les commérages sont indispensables à notre bien-être. Enfin… pas tous. Mais certains, clairement. En quoi peuvent-ils nous servir et comment différencier le cancan utile de la pure malveillance? Réponses du fondateur de PsychoShot, un podcast «d’hygiène psychique», et auteur du recueil Pourquoi les potins nous font-ils du bien?, fraîchement paru aux Éditions de l’Opportun.

Une question de survie

Les cancanages ont joué un rôle important dans la survie de l’espèce humaine. Carrément. Citant l’anthropologue britannique Robin Dunbar, Matthieu de Romblay explique ainsi que partager des potins a permis à nos ancêtres, qui vivaient dans des milieux hostiles, «d’identifier les personnes de confiance et surtout d’éviter les individus susceptibles de voler leurs ressources, ou pire, de les tuer!» Par ailleurs, commérer servait à réaffirmer et transmettre les valeurs morales d’un groupe social et «de punir ceux qui voulaient les contourner». Un point qui n’a d’ailleurs pas tellement changé:

«Savoir que nous serons stigmatisés si nous avons beaucoup d’aventures sexuelles ou si nous ne participons pas aux cagnottes d’anniversaires nous incite à la prudence!»

Ainsi, des études «de terrain» menées aux États-Unis dans des coopératives d’éleveurs et de pêcheurs ont montré que les «on-dit» propagés à propos d’individus «qui ne travaillaient pas assez ou ne respectaient pas le partage des ressources» ont poussé ceux-ci à changer d’attitude. Ou à quitter le groupe. De plus, il semble que les potins renforcent la cohésion sociale: des expériences ont montré que le partage de ragots augmente le niveau d’ocytocine – hormone de l’amour et de l’attachement – et, du coup, resserre les liens de confiance entre les gens.

Différencier l’utile du nuisible

Tout cela est bel et bon. Pourtant, parallèlement, la médisance peut aussi briser des vies. Dès lors, il est indispensable de distinguer le bon ragot de la malveillance. Comment? En gardant à l’esprit que «le bon potin est celui qui offre à notre vis-à-vis des informations susceptibles de l’aider», indique Matthieu de Romblay. Ainsi, il vaut la peine de savoir que dans le resto X ou la boutique Y, on ne rend pas souvent la monnaie juste, que le ou la responsable des ressources humaines raconte tout «plus haut», etc. Et le mauvais? «C’est le commérage qui entache ou détruit une réputation sans preuve.»

En pratique, avant de colporter un bruit, il faut donc se demander:

«Suis-je sûre ou sûr de la véracité de ce que j’avance? Mes propos vont-ils aider la personne à qui je parle à se sentir mieux? Est-il utile et nécessaire de le dire?»

Si, et seulement si, ces trois questions obtiennent des réponses positives, pas de souci: potinez à cœur-joie!

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