culture

    Critique cinéma: «Passengers», un énième film intergalactique?

    Oui, comme «Interstellar» ou «Galaxy», l’action se déroule une nouvelle fois dans l’espace. Mais il y a Jennifer Lawrence. Et Chris Pratt. Et… On vous dit tout (sans spoiler, of course !) sur ce nouveau long-métrage. En salles à partir du 28 décembre 2016.

    Publié le 
    26 Décembre 2016
     par 
    Muriel Risse

    Après «Gravity» en 2013 puis «Interstellar» en 2014, voici un nouveau film ayant l’espace comme toile de fond. Avec «Passengers», on se retrouve projeté dans le vaisseau Avalon. A son bord, 5'000 passagers, tous paisiblement endormis dans leur capsule d’hibernation. Leur but: se réveiller 120 ans plus tard sur une nouvelle planète, Homestead II. Mais le luxueux vaisseau se met soudain à dysfonctionner et deux passagers, Jim et Aurora, vont se réveiller bien trop tôt…

    Un espace à couper le souffle

    Les paysages de l’univers et les majestueux plans de la voie lactée sont à couper le souffle. On comprend aisément l’attrait des producteurs hollywoodiens pour ces longs-métrages de science fiction, tant la beauté de ces derniers est bluffante sur grand écran. Le vaisseau, lui aussi, nous fait rêver. Son architecture, son environnement spacieux et ultra luxueux nous donnerait presque envie de le rejoindre.

    Malheureusement, malgré ce cadre esthétique, l’intrigue ne tient pas ses promesses. On s’attendait à une histoire composée de rebondissements, de remises en question profondes sur le sens de la destinée ou la recherche d’un mode de vie différent. Le réalisateur norvégien Morten Tyldum nous avait habitué à mieux, lui qui a décroché l’Oscar du meilleur réalisateur pour «Imitation Game» en 2014. Le premier tiers du film se concentre ainsi sur Jim et son épopée façon «Into the Wild» à la sauce «Odyssée de l’espace». Avec les étoiles, certes, mais sans piment.

    Jennifer Lawrence et Chris Pratt déçoivent

    Lorsque Jennifer Lawrence le rejoint, la trame se corse à peine. On perçoit Aurora à travers les yeux de Jim, sa plastique parfaite nous étant présentée sous toutes les coutures possibles (une chance qu’Aurora soit autant fan de natation). L’actrice de «Hunger Games» et «Happy Therapy» se montre plus convaincante dans les scènes d’action, même si la mise en scène zappe trop rapidement sur les instants de doute que connaît l’héroïne. Habitué aux films de science-fiction («Les Gardiens de la Galaxie», «Jurassic World»), Chris Pratt est convaincant dans son rôle de mécanicien déboussolé et romantique. Mais l’on regrette que Morten Tyldum soit passé trop rapidement sur ses zones d’ombre, préférant se concentrer sur son côté tout en muscles et en testostérone.

     

     

    On en vient ainsi à espérer les interventions plus fréquentes d’Arthur, l’androïde-barman «mais avant tout gentleman» joué par Michael Sheen («Masters of Sex»). Drôle et piquant, il apporte une dose d’humour décalé bienvenue. Il sera ainsi à l’origine des quelques rebondissements (toutefois attendus) dans l’histoire des deux héros.

    «Passengers» reste un film divertissant qui ravira les fans de plans intergalactiques. Un long-métrage qui ne fait pas réfléchir et qui nous emporte à des années lumières de la Terre. Même si, à choisir, on préfère revoir «Interstellar»…

     

     

    Dès le 28 décembre 2016 au cinéma.


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