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    «Rogue One: A Star Wars Story», quand les filles font la guerre des étoiles

    Le premier des trois films inspirés de la légendaire série «Star Wars» nous présente une héroïne intrépide et attachante, incarnée par une impressionnante Felicity Jones. Sur fond de rébellions armées, c’est un personnage féminin qui mène la danse étoilée. En quête de frissons, de vertige et de suspense en 3D? Courez-y!

    Publié le 
    14 Décembre 2016
     par 
    Ellen De Meester

    Lorsque Disney annonçait la réalisation de trois nouveaux films inspirés de la série «Star Wars», nous étions légèrement sceptiques: pourquoi toucher à une histoire qui s’était achevée de manière si parfaite, si complète, si épique? (Oui, les filles aussi sont fans de «Star Wars!») Mais après avoir vu et savouré le premier des trois spin-offs prévus, «Rogue One: A Star Wars Story», nous comprenons mieux… L’histoire se déroule en effet entre les épisodes III et IV de la saga, s’insérant dans la trame narrative telle une précieuse clé de compréhension, au moment de la guerre civile entre l’Empire galactique et l’Alliance Rebelle.

    Vous souvenez-vous de l’Etoile de la Mort, l’arme de destruction la plus puissante de l’Empire? Si, si, il s’agit de cette immense «boule» noire servant de base militaire, suffisamment puissante pour exterminer des planètes entières. Rogue One débute en effet tandis que celle-ci est encore en cours de construction et que son créateur, Galen Erso, est forcé de mener à bien sa tâche, malgré sa résistance. C’est sa fille, Jyn Erso, interprétée par Felicity Jones, qui deviendra l’héroïne du film: chargée par les forces rebelles de voler les plans de l’Etoile de la Mort, à laquelle son père a inséré une faille secrète, elle devra mener un groupe de mercenaires dans un périple interplanétaire, au péril de leurs vies.

     

     

    Une vidéo publiée par Star Wars (@starwars) le

     

    Un «Space Opéra» comme on les aime

    Nous pensions la série achevée, mais les histoires légendaires qui ont marqué le cinéma s’achèvent-elles jamais réellement? Tous les éléments Star Wars-esques se retrouvent dans le film de Gareth Edwards, qu’il s’agisse des effets spéciaux bluffants, des spectaculaires décors galactiques qui donnent le vertige, des droïds pleins d’humour et de la puissante musique composée par Michael Giacchino (celui dont les notes de piano nous avaient fait pleurer dans le film «Là-haut»…) Malgré certains moments de lenteur lors desquels on surprend nos pensées à errer quelque peu, cette aventure de science-fiction épique nous dépayse totalement et nous propulse à des années-lumière de notre quotidien, dans le monde de George Lucas, le seul, l’unique.

    Les connaisseurs de la saga trépignent sur place en reconnaissant un personnage, un nom, en réalisant à quel point l’intrigue et ses éléments sont cruciaux pour les épisodes de la série classique qu’ils connaissent par cœur. On retrouve l’armée de Stormtroopers comme de vieux copains perdus de vue depuis un moment, on guette l’apparition de nos personnages préférés (qui sont bien en vie au moment de «Rogue One» et doivent donc bien se balader quelque part...non?), tout en s’attachant déjà aux nouveaux héros qui nous sont présentés. Il semble que l’histoire ait eu lieu en coulisses de la guerre, pendant que nous étions obnubilés par Luke Skywalker et Dark Vador, n’imaginant même pas combien d’autres héros risquaient leurs vies pour cette guerre civile, à quelques étoiles de là.


    © Pinterest Xania News

    Felicity Jones, épatante dans le rôle principal

    La protagoniste du film n’est autre que Jyn Erso, une jeune femme solitaire et courageuse, séparée de ses parents pendant l’enfance et élevée par Saw Gerrera, un résistant membre de l’Alliance Rebelle. Son passé douloureux a fait de la jeune femme un personnage tourmenté, violent et doté d’une bravoure à toute épreuve. L’actrice britannique de 33 ans, Felicity Jones, incarne à merveille cette jeune combattante dont le cœur immense a été endurci par les épreuves de sa vie.

    Elle nous avait émues aux côtés d’Eddie Redmayne dans «Une merveilleuse Histoire du Temps», nous la retrouvons sur fond de guerre, entre les explosions de vaisseaux spatiaux et aux commandes d’une équipe d’hommes qui l’admirent pour son courage. L’apparence fragile de la jeune femme contraste joliment avec sa détermination, tant les blessures que l’on devine à ce personnage intrigant contribuent à magnifier la force qu’il dégage. Jyn Erso n’a rien de la demoiselle en détresse; c’est même elle et ses propos aussi rares que puissants qui remontent le moral des troupes lorsque le désespoir les saisit. Hormis la bonne surprise de voir une femme endosser le premier rôle d’un «Star Wars», nous applaudissons la performance captivante de Felicity Jones. (Bon, son allié principal, le capitaine Cassian Andor, joué par Diego Luna, n’est pas pour nous déplaire non plus…)

     

     

    Bref, «Rogue One» ne fait pas partie de ces spin-off un peu «forcés» qui tentent de manière parfois artificielle de tirer un récit entièrement nouveau d’une histoire achevée: le film élargit, précise et amplifie «Star Wars», tel un ajout de détails que l’on accueille dans notre imaginaire comme une véritable évidence. Et surtout, qui nous donne envie de regarder à nouveau tous les autres épisodes de la série, à présent qu’on comprendra mieux que jamais leurs intrigues et leurs secrets. A voir absolument, pour s’imprégner d’une bonne dose de la «Force.»


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