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#Jobderêve: Aurélie Entreinger, peintre à Disneyland

Peter pan avant renovation2 0
© DR

Elle a repeint le pays imaginaire. Remis, avec le reste de l’équipe, un peu de chaleur sur les lumières de Londres, ravivé le cadran de Big-Ben et peut-être saupoudré un peu de poussière magique dans le sillage de la fée Clochette...

Aurélie Entreinger, 38 ans, fait partie des milliers de «Cast Members» - c’est ainsi qu’on appelle les membres du personnel des parcs Disney à travers le monde - qui contribuent à la magie avec un grand D. Sa spécialité? La peinture décorative: «Dans cette profession, on peut intervenir pour les gros chantiers, pour faire des fresques, des faux marbres… Dès qu’il ne s’agit pas de repeindre tout un mur de la même couleur, c’est le peintre décorateur qui intervient!» explique la jeune femme. Employée à Disneyland Paris depuis huit ans, Aurélie en connaît tous les coins, et même tous les murs: «Je me souviens que l’un des premiers chantiers que j’ai eu à réaliser sur le site était celui des murets d’Hakuna Matata, autour du restaurant d’inspiration africaine. Il doivent donner l’impression d’être en terre, et ils s’étendent sur plus d’un kilomètre!»

Lorsqu’elle intègre les équipes du parc, la décoratrice commence à travailler dans les ateliers sis dans les coulisses, une zone immense située autour de l’enceinte et que le public ne voit jamais. Sauf à l’occasion de quelques reportages télé qui lèvent le voile sur les dessous du rêve. Dans ces hangars, où se côtoient des centaines de corps de métiers et presque autant de nationalités, elle donne un coup de pinceau à tout ce qui peut sortir du parc pour être entretenu: «Des chaises de restaurant, mais aussi les wagons de «Big Thunder Mountain» ou d’Indiana Jones ou le Temple du Péril.» Un travail varié, minutieux, qu’elle réalise souvent dans des positions assez acrobatiques.

Attirée depuis toujours par le fait de travailler avec les mains et de mélanger les couleurs, plutôt douée en dessin, Aurélie, originaire des Ardennes, délaisse des études scientifiques pour faire les Beaux-Arts. Et c’est durant son stage de troisième année qu’elle ressent un vrai coup de coeur pour la peinture décorative. Après un premier job à Nantes, un reportage sur cette profession à Disneyland Paris lui donne envie de venir voir d’un peu plus près ce qui se passe dans l’univers de Mickey. A ses débuts, Aurélie est plutôt intimidée par l’immensité du site. Mais quelques jours passés au sein de l’Université Disney - une formation que suit chaque «Cast Member», toutes professions confondues, à son arrivée dans l’entreprise - achève de la tranquilliser. «On s’habitue vite, et puis tout est très organisé, hiérarchisé, il y a un super encadrement.»


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De jour, parfois de nuit, car le spectacle doit continuer sans que les visiteurs ne se rendent compte de rien, Aurélie met sa technique et son talent au service de ces petits détails qui font la beauté du lieu. Et en ce moment, ça n’est pas le travail qui manque. Car ce haut-lieu du divertissement va fêter ses vingt-cinq ans en 2017, et tout doit être parfait. Parmi les rénovations importantes, celles de «Peter Pan’s Flight», l’une des plus fréquentées, dans laquelle les familles sont emportées pour un voyage au départ de Londres et à destination du Pays Imaginaire. Particularité de ce vol: il se fait dans le noir et tous les détails du paysage ainsi que les personnages sont visibles grâce à une peinture spéciale qui s’illumine lorsqu’elle est éclairée par de la lumière violette.

Aurélie a profité de cette rénovation, et de la présence de pros de cette technique venus des parcs d’Orlando en Floride, pour se familiariser avec cette «Black Light». «J’ai appris à créer les peintures qui doivent avoir le même rendu en lumière noire et en lumière blanche. Ensuite, sur le site, on travaillait dans l’obscurité, avec des lunettes UV, une lampe frontale et des équipements de sécurité. On disposait de grands classeurs qui nous disaient quelle teinte appliquer à tel endroit. Tout est très précis.»

Après cinq mois de travail, Aurélie est fière du résultat: «On a bien travaillé!», ajoute-t-elle en riant. Un pinceau dans une main, la voilà déjà prête pour aller poser un peu de couleur là où il y a besoin. Avec un peu de chance, il s’agira peut-être de «Phantom Manor», son attraction préférée.

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