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Zaz nous livre ses impressions

Zaz nous livre ses impressions
© Montreux Jazz Festival

Révélée en 2010, notamment grâce à son titre «Je veux», Zaz est aujourd’hui l’artiste française qui s’exporte le mieux sur la scène internationale. Adorée ou détestée, la jeune femme a toujours le sourire. A l’aube de son concert, nous l’avons rencontrée, à Montreux.

FEMINA Zaz, connaissez-vous bien la Suisse? Quel regard portez-vous sur ce pays?
Oui, je suis déjà venue pour plusieurs festivals. J’ai particulièrement aimé le Paléo, qui est incroyable. La Suisse me plaît beaucoup, j’ai l’impression de mieux respirer ici. Peut-être à cause de la nature omniprésente et des lacs. Le problème est que si je m’installais ici, personne ne croirait que je viens pour la nature et la tranquillité, mais plutôt pour échapper au fisc, et l’on me critiquerait. On voit qu’il y a de l’argent en Suisse.

Vos chansons sont globalement très positives, cherchez-vous à transmettre votre positivité aux gens?
Oui, j’essaie de réveiller le meilleur dans chacun. C’est un vrai travail personnel. Je pense que c’est important que les gens apprennent à se connaître et même si tout n’est pas positif, que chacun puisse s’accepter et accepter les événements de la vie. Il faut que chacun retrouve son propre pouvoir. Mon expérience m’a fait prendre conscience de ça.

Vous évoquez souvent votre côté sombre, comment se traduit-il?
Mon côté sombre est un peu destructeur. Je me suis toujours battue pour tout dans la vie et maintenant que j’ai tout, j’ai parfois de la peine à accepter le bonheur et j’ai envie de tout détruire. Je travaille cet aspect de ma personnalité et ça devient plus facile, mais je pense que c’est le travail de toute une vie.

La chanson a-t-elle un côté libérateur dans ces cas-là?
Oui, complètement. La chanson me connecte à ma joie. La musique fédère et crée des émotions, elle est très intense et j’ai beaucoup besoin d’intensité. C’est ma personnalité qui me fait l’aimer.

Concrètement, de quelle manière êtes-vous engagée pour la société?
Je m’engage beaucoup à propos de l’éducation. Je vais d’ailleurs créer une fondation et récolter des fonds pour développer des projets pédagogiques en France. Sinon, on a créé un projet qui s’appelle «Zazimut». À chaque concert, on trouve une association locale qui vient sur place pour la soirée, les gens peuvent discuter, ils se sentent plus concernés. On n’est pas tout seuls, il faut qu’on s’entraide. Je pense que la société est en train de changer à ce niveau-là.

Le Paris que tu chantes dans «Paris», ton dernier album, ressemble-t-il à celui d’aujourd’hui?
Oui, par exemple le titre «La Parisienne» est une satire de la société et je trouve qu’aujourd’hui on essaie de tout mettre dans des cases, un peu à l’image de ce titre. Il existe un espèce de diktat de la pensée unique dans notre société. Le monde est plein de diversité, chacun doit faire ce dont il a envie et ne pas faire semblant.

Pour une passionnée de jazz, est-ce que le fait de venir au Montreux Jazz Festival est une consécration?
Je ne sais pas, je ne le prends pas comme ça, mais plutôt comme un truc extraordinaire. J’ai un peu l’impression de fédérer la classe populaire et l’élite et j’en suis très fière. Pour moi, se retrouver ici me paraît impossible, il me semble que c’est trop beau pour être vrai.

Même Zaz lit Femina ;) #feminasuisse @montreuxjazzfestival #montreux

Une photo publiée par Femina (@feminasuisse) le

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