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Pouvoir et autorité

Depuis la nuit des temps, dans les tribus africaines, ce félin est considéré comme le roi des animaux. Agile, puissant et solitaire, il symbolise la royauté. Les chefs de tribus subsahariennes se parent de capes tirées de sa fourrure. Au Congo, les politiciens portent la toque mouchetée comme une couronne royale.

Premiers pas dans la mode

Importée en Occident, la fourrure du félidé devient le symbole du triomphe de l’homme sur l’animal. En 1925, l’actrice américaine Marian Nixon marque le monde de la mode en posant dans un manteau de fourrure assorti à l’animal qu’elle tient en laisse sur Hollywood Boulevard. Fascinée par le léopard, Mitzah Bricard, muse de Christian Dior, inspire sa collection de l’été 1947. Pour la première fois, le léopard est utilisé comme imprimé. Le trend est lancé!

Libérateur

Dans les années 1950, les femmes cherchent à se libérer et cassent les codes établis. L’animal est alors endossé par les pin-up comme symbole sexuel. Bettie Page pose dans une série de photos en maillot de bain léopard dans des mises en scène sauvages. Une façon pour la femme d’afficher son pouvoir.

Luxueux

Dompté par les stars des années 1960 telles qu’Elizabeth Taylor, Sophia Loren et Brigitte Bardot, le léopard devient objet de sophistication et d’élégance. Diana Vreeland, longtemps journaliste pour Harper’s Bazaar puis rédactrice en chef du Vogue américain, est une grande excentrique. Amoureuse de l’imprimé sauvage, elle en fait son emblème et inspire les femmes de son époque.

Révolté

Les années 1970 frappent et renversent les codes vestimentaires. Le bon goût est rejeté. Le côté wild de la bête entre en résonance avec les revendications rebelles de cette période. Les punks utilisent les dimensions dangereuses et sexy de l’animal pour choquer. Il devient également le motif indécent endossé par les filles de joie. «Il est utilisé comme pied de nez à la bourgeoisie.», explique Thomas Zylberman, styliste de prêt-à-porter au bureau de tendances Carlin, à Paris.

Stabilisé

Le motif, désormais très connoté, prend un nouveau tournant dans les années 1980. Il incarne alors le glamour et la réussite, symbole qui reflète impérialement la richesse de cette époque. L’imprimé tacheté défile aussi sur les podiums des créateurs. Dans les années 1990, Roberto Cavalli en est l’un des grands initiateurs.

Rock

Le félin se désembourgeoise radicalement dans les années 2000. Il devient l’attribut rock adopté par les groupes comme The Kills. Les marques de prêt-à-porter, dans la lignée de The Kooples, en font la base de leurs collections. C’est la touche discrètement trash.

Unisexe

«Aujourd’hui, le léopard est débarrassé de toutes ces incarnations», explique Thomas Zylberman. «Le motif dépend de la manière dont on le traite.» En 2017, il est porté par les femmes autant que par les hommes. Il apparaît en version streetwear sur des pièces en nylon ou en matières techniques. Pour Thomas Zylberman, «c’est l’icône lifestyle du cool».


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