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Noël: quand les cadeaux ne sont pas à notre goût, que faire?

Cadeaux Indesirables

Cadeau et bricolage fait maison... pas toujours une réussite mais confectionner avec le coeur.

© DR

Pour les enfants, c’est souvent le meilleur moment de l’année. L’ouverture des cadeaux, ce moment béni des dieux qui les voit se faire couvrir de Lego, de Playmobil et de jeux en tous genres.

Mais l’âge de raison atteint, il faut bien se rendre à l’évidence: le présent encore soigneusement emballé sur nos genoux, tous les regards béats vissés sur nous, on angoisse. Il va falloir se créer un enthousiasme de façade en découvrant ce que tante Claudine ou le frangin nous a dégotté, tel un diplômé du Cours Florent. «Oh, une représentation de «la Joconde» en coquillages, c’est si original, merci.»

Mais les déconvenues se suivent et ne se ressemblent pas. Se voir offrir un bon d’achat, c’est réaliser que l’autre, peut-être, a fait preuve de paresse, ou n’a simplement pas été très inspiré. Pire, qu’il ne s’est pas investi affectivement. Petit malin, vous avez préféré envoyer une liste de cadeaux à vos amis en amont? Avouez que quand l’effet de surprise n’est pas au rendez-vous, c’est tout de même moins drôle. Bref, on est toujours déçu.

- Oh! Une serpillière! C’est formidable Thérèse, je suis ravi!
- Non Pierre, c’est un gilet.
- Ah oui! Ah bah bien sûr, ah bah et alors bien sûr c’est un gilet: il y a des trous plus grands pour les bras. Alors… Je suis ravi, Thérèse. Je suis… Vraiment je suis ravi!
«Le Père Noël est une ordure», 1982.

Millions mal dépensés

Un pull trop grand ou d’une couleur douteuse, pas de la bonne marque, des cosmétiques remplis de parabènes qu’on n’aurait jamais osé offrir à son pire ennemi… Mais il n’y a pas que cela. «Il ne faut pas oublier la diversité croissante des cadeaux. Au XIXe siècle, ils étaient moins nombreux, plus codifiés, et de toute façon n’existaient que dans les familles bourgeoises ou aristocratiques, précise Martyne Perrot, la papesse du domaine depuis la publication de son livre, «Le cadeau de Noël, histoire d’une invention» (Ed. Autrement, 170 pages, 23 fr. 60). Il y a aussi une individualisation croissante, et donc une exigence proportionnelle, dans la recherche des cadeaux, qui doivent correspondre de plus en plus à la personnalité du destinataire. D’où le fameux bon cadeau qui évite de se tromper.» Bon qui risque simultanément de froisser le récipiendaire par son impersonnalité. Le serpent se mord la queue.

Et même si l’on reste un tantinet discret sur le sujet, histoire de ne froisser personne, on hésite de moins en moins à se débarrasser de ces encombrants présents une fois la dinde et les flûtes de champagne avalées et digérées. La preuve? Dans les deux jours qui suivent le jour de Noël, les sites de revente connaissent des bonds d’activité spectaculaires. Un sondage mené pour le compte d’eBay en 2015 révélait ainsi que 40% des Français se déclaraient déçus par leurs étrennes. Soit tout même près de 452 millions d’euros mal dépensés…

Bye bye cadeaux

Que ce soit sur eBay, Anibis ou ailleurs, cinq astuces pour revendre efficacement ses cadeaux de Noël.

1. Si possible, ne pas déballer le cadeau. A défaut, on garde l’emballage et l’éventuelle garantie.

2. Mentionner le prix de l’objet neuf, afin que le potentiel acheteur réalise la bonne affaire (parce que oui, vous ferez une ristourne).

3. Soignez vos photos! Prenez-en plusieurs.

4. Si vous en avez la possibilité, précisez qu’il s’agit d’un cadeau de Noël non désiré.

5. Et évidemment, donnez le plus de détails possible sur le produit que vous vendez!


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