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Méduses, chips et champagne: 9 effets surprenants du réchauffement climatique

Andy brunner 21063 unsplash

Conséquence inattendue du réchauffement climatique: les ours blancs et les grizzly auraient commencé à se croiser. Dans tous les sens du terme.

© Unsplash/Andy Brunner

Sur le constat global, presque tout le monde est d’accord, à part Donald Trump et quelques climato-sceptiques. En gros, on va droit dans le mur: montée des eaux, catastrophes naturelles extrêmes plus fréquentes, vagues de chaleur et inondations, incendies monstres, disparition des glaciers… le message est clair. Mais parfois, il a malgré tout de la peine à passer. Il suffit d’un détail, d’une anecdote a priori surprenante pour nous faire réaliser l’urgence de la situation. On a repéré 9 conséquences inattendues du réchauffement climatique.

1. On ne mangera plus de chips (ni de frites d'ailleurs)


© Unsplash/ Sascha Israel

Faites des stocks de vos chips préférées, le temps du rationnement est peut-être bientôt là. Selon le site spécialisé Bakeryandsnacks, la production de pommes de terre a drastiquement chuté cet été en raison du temps chaud et sec. Moins nombreuses et plus petites, les patates européennes sont loin d’avoir la frite… et le prix de cette denrée a déjà commencé à prendre l’ascenseur. Le Japon avait déjà connu l’année dernière une telle pénurie en raison des nombreux typhons qui avaient touché le pays. Du coup, un pic frénétique d’achats avait été enregistré.

2. On devra vivre en colocation avec des insectes plus impressionnants


© Unsplash/ Mikhail Vasilyev

Vous aimez les gros insectes? Tant mieux, car ils seront toujours plus nombreux sous nos latitudes. Frelon asiatique, moustique tigre, fourmi Tapinoma Magnum (oui, celle qui a été aperçue à Cully, au bord du Léman, l’hiver dernier)… encore inconnus en terres romandes il y a peu, voilà toute une ribambelle de nouveaux arrivants qui viennent perturber l’équilibre de la biodiversité locale… et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Avec une saison estivale plus longue et plus chaude, les insectes ont davantage le temps de se reproduire et de grandir. Mouches, guêpes, araignées tégénaires (arachnophobes, n’allez surtout pas sur Google Images) ou scorpions adorent la canicule.

3. Il faudra allonger les pistes des aéroports

Un avion décolle et flotte dans l’air grâce à la portance. En gros, plus l’air est «lourd», plus les ailes peuvent s’y «appuyer» pour porter l’aéronef. Petit hic: l’air chaud est plus léger. Du coup, la question se pose déjà aujourd’hui pour certains aéroports soumis à de fréquentes vagues de chaleur: faut-il allonger la piste pour permettre aux avions, toujours plus gros qui plus est, de décoller? Selon les calculs de l’ingénieur Sylvain Gaultier de l’Ornera (cité sur le site ToutVert), il faudrait par exemple allonger une piste de 1000 mètres pour permettre à un Airbus A330 de pouvoir décoller sous 40 degrés au lieu d’un 30 degrés. Et on ne parle même pas des A380! L’été dernier, l’aéroport de Phoenix, en Arizona, avait dû annuler plus d’une cinquantaine de vols en raison de la chaleur. Le choix des vacances pourrait s'en trouver chamboulé.

4. Les producteurs de champagne devront s’exiler en Grande-Bretagne


© Unsplash/ Tristan Gassert

Comment dira-t-on «champagne» en anglais d’ici quelques années? En attendant de trouver la réponse, les faits sont là: si le thermomètre continue de grimper, le climat de la région champenoise risque bien de n’être plus optimal pour le plus chic des vins à bulles. La tendance est visible depuis la fin des années 1980: il faut vendanger toujours plus tôt. Jusqu’ici, le résultat a donné des millésimes souvent plus intéressants, mais les professionnels ont commencé à s’inquiéter. Si les températures ne se calment pas, il faudra carrément revoir les techniques de «conduite agronomique»… au risque de voir la Grande-Bretagne devenir le grand pays du vin mousseux, son climat étant en train de devenir doucement mais sûrement idéal pour la vigne. Signe des temps: la célèbre maison Taittinger a décidé de planter des ceps au sud de Londres.

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5. On partagera la mer avec des méduses géantes


© Unsplash/ Andrew Seaman

Oui, des eaux plus chaudes, pour les frileux, c’est une bonne nouvelle. Problème: les méduses aussi adorent l’eau chaude. Elles prolifèrent plus rapidement et l’augmentation de leur population a déjà été constatée à différents endroits de la planète. Cet été, le nombre de blessures dues à des piqûres de méduses a ainsi explosé sur les côtes françaises. «Avant, il y avait des années à méduses, maintenant c’est tout le temps. Il y a une tendance à la présence permanente», résumait ainsi Stéphane Hénard, responsable de l’aquariologie à Nausicaa (le plus grand aquarium d’Europe, dans le nord de la France), interrogé par la chaîne BFM TV cet été. Du coup, notre tuyau en cas de rencontres fortuites: il n’y a pas forcément besoin de demander à quelqu’un d’uriner sur la brûlure. D’après une méta-étude de l’université d’Hawaï, il faut d’abord débarrasser les restes de filaments avec un peu de sable voire une feuille de papier, puis verser de l’eau bien chaude.

6. Le riz n’aura plus le même goût

C’est prouvé, une hausse du CO2 (le dioxyde de carbone) dans l’atmosphère appauvrit les qualités nutritionnelles des aliments et, notamment du riz, selon une étude menée par l’université de Washington dont les résultats ont été présentés ce printemps. Problème: il est l’aliment de base (environ 70% des calories ingérées) d’une grande partie de la population mondiale. Du coup, les risques de malnutrition sont réels. De manière plus générale, de nombreuses moissons seront bien moins généreuses qu’aujourd’hui, selon un rapport de l’ONU sur l’avenir de l’agriculture sorti début septembre 2018. Les problèmes majeurs apparaîtront d’abord en Inde et en Afrique de l’Ouest… alors que la Russie et le Canada pourraient au contraire sortir leur épingle du jeu et produire davantage.

7. On se dépêchera d’aller visiter Venise et le parc de Yellowstone


© Unsplash/ Dylan Freedom

31, c’est le nombre de sites du patrimoine mondial de l’humanité qui sont déjà visiblement en péril en raison du réchauffement climatique. Statue de la Liberté, parc de Yellowstone, Grande mosquée de Djenné (au Mali), Venise, les îles Galapagos, l’île de Pâques ou la grande barrière de corail… tous ces sites exceptionnels ont commencé à montrer des signes de fragilité face aux inondations ou à la montée des températures. C’est en tout cas les conclusions d’un rapport mené par l’Unesco, le programme des Nations Unies pour l’environnement, et l’ONG Union of concerned scientists.

Ces gestes écologiques qui peuvent (vraiment) sauver la planète

8. On ira voir des pizzly ou des grolar bears au zoo

Les grizzly n’aiment pas le chaud. Du coup, ils ont commencé une lente migration plus au nord, où ils ont commencé à rencontrer des ours polaires, qui eux se retrouvent plus fréquemment «coincés» sur la terre ferme en raison de la disparition de la banquise. Surprise: si certains se font la guerre, d’autres se seraient visiblement plutôt bien entendus. Et voilà donc les premières générations d’ours «hybrides» (surnommés donc pizzly ou grolar bears, en attendant mieux), qui ressemblent de loin aux ours blancs, mais avec de bien plus grosses griffes. Le jour où les piranhas fraieront avec des truites dans le Léman, on aura l’air fin.

9. Les météorologistes vont devoir créer une nouvelle catégorie d’ouragan et peut-être passer à l’alphabet grec.

Katrina, Irma, Maria, Florence… les prénoms des quatre filles du docteur March? Que nenni! Il s’agit de quelques-uns des ouragans qui ont sévi dans l’Atlantique Nord ces dernières années. Et pas n’importe lesquels, puisqu’ils ont tous été classés en niveau 5, le plus haut existant (avec des vents soufflant à plus de 251 km/h tout de même). Problème: depuis 2005, certains de ces typhons ont affiché des vents bien supérieurs. En 2015, Patricia faisait des pointes à… 343 km/h, tandis qu’Irma, il y a un an, entrait au Guinness Book avec un 360 km/h. Du coup, certains météorologues préconisent l’introduction d’un sixième niveau à l’échelle de Saffir-Simpson.

Autre possibilité: outre l’intensité, c’est le nombre d’ouragans qui a commencé à prendre l’ascenseur. S’ils dépassent le «réservoir» de prénoms officiellement établis par l’Organisation mondiale de météorologie – 21 précisément ­ – il faudra alors, comme la procédure le prévoit, puiser dans l’alphabet grec. Le jour où la radio annoncera l’arrivée de l’ouragan Alpha, Beta ou Omega, la planète sera dans de beaux draps.

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