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L'ONU part en croisade contre les féminicides

Lonu part en croisade contre les feminicides

Pancarte On ne tue pas par amour lors de la manifestation pour la Journée Internationale pour les Droits des Femmes le 8 mars 2020 à Paris, France. Selon l'Office fédéral de la statistique, plus d'une vingtaine de femmes sont victimes d'un féminicide chaque année en Suisse.

© GETTY IMAGES/FRANCK CHAZOT

Inventé il y a plusieurs siècles, puis définitivement conceptualisé par la sociologue sud-africaine Diana Russell dès le début des années 90, le terme de féminicide n’est pourtant entré dans un dictionnaire français qu’en 2015.

En effet, l’acte de tuer une femme ou une fille pour des raisons en lien avec son genre a longtemps porté d’autres noms. Soit plus neutres juridiquement: meurtre, homicide… Soit plus romantiques pour l’auteur des faits, souvent mari ou compagnon: le fameux crime passionnel, qui laisse entendre que l’amour expliquerait le mécanisme conduisant à ôter la vie à une partenaire ou ex partenaire.

Dans le but de mieux combattre les violences faites aux femmes partout autour du globe, l’ONU a récemment approuvé un «cadre mondial pour mesurer les féminicides». Le but? Définir ce que recouvre précisément ce mot et encourager les autorités de tous pays à compiler des statistiques plus complètes et plus fiables sur de tels actes.

Nouveaux outils à disposition

«L'absence de données constitue un obstacle majeur à cette lutte, a souligné la directrice exécutive d'ONU Femmes Sima Bahous lors de la présentation officielle du projet. Nous pouvons mieux agir sur ce que nous pouvons mesurer.»

Dans le viseur des Nations Unies? Les meurtres au sein du couple, qui «sont souvent liés au besoin d'affirmer le contrôle masculin», relève le document. Mais aussi les féminicides sur les jeunes filles ou femmes dans le contexte de crimes d’honneur ou de contrôle de la natalité.

L'ONU propose ainsi une grille de critères permettant de savoir si un crime peut être qualifié de féminicide, avec un trait commun à chacun des cas: une relation de pouvoir inégale avec l'agresseur, que cette inégalité soit imposée par la violence, la contrainte, la pression psychologique ou les préjugés. Le travail qui s'annonce s'avère complexe, en particulier pour comptabiliser les cas en-dehors des situations de violence domestique, plus difficiles à identifier. On estime ainsi que 40% des féminicides ne se déroulent pas dans la sphère privée.

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