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L'édito de Géraldine Savary: «Infirmière, une passion contrariée»

Géraldine Savary rédactrice en chef Femina éditorial

«Les écoles d’infirmières [...] proposent des traitements, dont la simplification des reconversions, une plus grande proportion d’hommes soignants ou l’amélioration des conditions de retour à la profession.» - Géraldine Savary

© ANOUSH ABRAR

Jamais il n’y a eu autant de personnes intéressées à embrasser la profession d’infirmière. Pendant les années 2020 et 2021, un nombre record d’aspirantes et d’aspirants se sont inscrit-e-s dans les écoles de formation.

Plus intéressant encore, des personnes qui avaient quitté la profession pour s’occuper de leurs enfants, ou qui étaient parties sur d’autres parcours professionnels ont décidé de revenir à leur métier de base. Un retour qui se justifie par de multiples raisons, dont l’envie de se rendre utile, de sauver des vies à un moment de notre histoire collective où nous étions fragiles.

La pandémie a réveillé de belles solidarités et ravivé le feu des vocations.

Je lis ces informations et les mets en lien avec celles que donnent nos médias préférés. Le monde médical serait en manque d’infirmières et d’infirmiers, il faudrait près de 30 000 soignant-e-s supplémentaires d’ici à 2030, des services hospitaliers ne peuvent ouvrir par manque de personnel, la pénurie de blouses blanches menace la bonne marche des EMS ou des soins à domicile.

Un choc entre rêve et réalité

Alors quoi? Comment est-ce possible que deux informations soient à première vue si contradictoires? D’un côté un raz de marée d’intérêt, de l’autre le blues des blouses blanches. À Femina, on a donc essayé de comprendre. En rencontrant des hommes et des femmes qui sont retourné-e-s travailler dans les hôpitaux, en interrogeant les responsables des cursus qui tentent de garder vive la flamme de la profession.

Ouf, le métier de soignant-e fait toujours rêver, y compris quand on l’a un jour exercé.

Mais les conditions d’apprentissage et de pratique restent difficiles. Un tiers des infirmières lâchent avant 35 ans, parce que les horaires sont lourds, la vie familiale et sociale chahutée, alors que les tâches bureaucratiques augmentent au détriment de la relation avec les patient-e-s.

Les personnes que nous avons rencontrées racontent aussi le hiatus entre la profession rêvée et la réalité, un choc auquel les années de formation ne préparent pas. Bonne nouvelle quand même, les écoles d’infirmières dans tous les cantons ont pris le pouls de la profession, établi le diagnostic et proposent des traitements, dont la simplification des reconversions, une plus grande proportion d’hommes soignants ou l’amélioration des conditions de retour à la profession. Tiens, ça donne presque envie de changer de métier.

Lisez notre dossier Le soin infirmier, une profession de foi le dimanche 9 octobre 2022 dans le magazine et dès le 10 octobre 2022 sur notre site.

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