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Je suis Naomi (ode à la timidité)

Humeur introverti timide phobie sociale Naomi Osaka

Souffrant d'anxiété et de phobie sociale, la joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka a décidé de faire une pause dans sa carrière.

© Getty Images

L’enfer, c’est les autres. Spécialement pour les introverties et les introvertis de tout bord, soudainement sous le feu des projecteurs depuis l’affaire Naomi Osaka. La numéro 2 mondiale du tennis féminin souffre de phobies sociales, d’anxiété et même de dépression, a-t-elle révélé le 26 mai 2021 sur Twitter. Elle porte ses écouteurs en permanence pour s’isoler du tumulte extérieur. S’asseoir face à la meute des journalistes et répondre à leurs questions récurrentes avec intelligence et esprit est au-dessus de ses forces.

Bouche sèche, mains moites, tachycardie, toutes les victimes de trac, qui peut aller jusqu’à l’attaque de panique, connaissent ces symptômes. Sa décision de ne pas participer à une conférence de presse de Roland-Garros lui a d’abord valu une amende de 15 000 euros car, contractuellement, ça fait partie du job. Menacée d’expulsion, la joueuse a déclaré forfait et prend une pause dans sa carrière pour préserver sa santé mentale.

Messages de soutien

Elle ne sera pas au tournoi de Berlin qui doit débuter ce 14 juin 2021, et vraisemblablement pas non plus à Wimbledon, à la fin du mois. Incendiée pour ce que les médias ont d’abord pris comme un caprice ou du snobisme, Naomi Osaka a ensuite reçu une avalanche de messages de soutien. De ses sponsors – dont Nike et TAG Heuer –, de people, comme Will Smith ou Lewis Hamilton, mais aussi de millions de timides anonymes du monde entier.

Tous ceux pour qui aller à une fête est une corvée et téléphoner pour une démarche administrative aussi épuisant que gravir le Kilimandjaro. Ceux qui attendent de mourir de faim avant de sortir de chez eux pour faire leurs courses. Et qui évitent le rayon produits laitiers parce que leur voisin est en train d’y choisir ses yogourts.

L’aveu de faiblesse de la championne porte un coup au culte de la performance et de l’ambition personnelle de notre société et déculpabilise toutes celles qui ne se reconnaissent pas dans le hashtag girlboss. Dans un monde de Serena et de Venus, merci à elle d’être une Naomi!

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