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A la Fnac de Parinor (Paris), un nouveau service de vente a vu le jour au rayon musique. Les coups de cœur musicaux du magasin sont à présent annotés sous les recommandations du vendeur Kevin Paugam. Si vous hésitez encore à acheter le nouvel album de Booba ou de Kendji, vous allez peut-être changer d’avis.

Arrêtez de vous inventer une vie les mecs, je le fais pour vous.

Posted by Kevin Paugam on mardi 29 septembre 2015

C'est vraiment un prénom Kendji?

Posted by Kevin Paugam on lundi 28 septembre 2015

Un risque pour les ventes?

Mais est-ce que les critiques tranchantes de Kevin ne vont-elles pas péjorer les ventes de ces nouveaux albums? Visiblement la Fnac de Parinor est prête à prendre ce risque puisque les étiquettes moqueuses sont là depuis plusieurs mois, sans toutefois avoir été vraiment remarquées. Par contre, le site fnac.com, où les photos de ces commentaires avaient été publiées, a préféré les retirer.

Facebook, origine du buzz

Fier de ses critiques, Kevin les a compilés sur son compte Facebook ce qui a déclenché le buzz. Est-ce que Kevin connaîtra-t-il des répercussions? Selon la Fnac, son emploi ne serait pas en danger. «Il a voulu faire un coup de buzz mais il ne risque rien, a confié la chaîne de magasins française au site «Huffington Post». «On a un minimum d'humour et il n'y a pas mort d'homme. En revanche, ça n'est pas un comportement que nous encourageons. Nous rappelons d'ailleurs que la politique de coup de cœur du vendeur n'est pas dictée par le siège de la Fnac et que cette mission de conseil est complètement libre.»

Un fond de vérité

Quoique moqueur, si l’avis de Kevin a autant marqué, c’est peut-être pour le fond de vérité qu’il détient. La tendance musicale est davantage aux disques commerciaux, sans personnalité et sans vraie musicalité, des paroles souvent vides de sens mais qui se retrouvent au sommet des hits. Peut-être Kevin a-t-il voulu réveiller les mentalités?

Un buzz exagéré?

Kevin s’est étonné de l’élan médiatique qui a eu lieu à son égard et son ton moqueur a encore frappé. «Demain, c’est bon? Allez, on dit jeudi midi grand max. Après, on reparle de Nabila.» a-t-il déclaré, sans avoir réellement tort. Les chanteurs peuvent être rassurés, les journalistes sont maintenant sa cible:

«Amis journalistes. Je ne peux pas répondre a toutes vos sollicitations. Je suis toute la semaine a Los Angeles pour le tournage de star wars, un rôle d'ewok vient de tomber. Et de toute façon je pense qu'on a déjà fait avancer la question de la survie du cd, du réchauffement climatique et du tri sélectif ces dernières 48h. Et de toute façon je ne ferais que E=M6 et motus, point barre. Je vous laisse j'ai un essayage de poils. Bisous fous.» a-t-il écrit sur son compte Facebook.

Nous plaidons coupables Kevin. A l’heure où l’information est instantanée, les médias reprennent des histoires parfois sans fonds pour ne pas «passer à côté» de quelque chose d’important. La raison? Nous devons parfois produire du contenu plus que de l’information. Une fois encore, Kevin a visé juste. Il va sans dire qu'il ferait un bon critique et a peut-être un avenir dans le domaine.

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