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#FemmeFemina: Jenifer, de la «Star Ac’» à «The Voice Kids»

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Jenifer en concert à la salle Métropole de Lausanne le 16 février 2017.

© Yann Orhan

Janvier 2002. A l’issue d’une finale de folie, suivie en direct par 12 millions de téléspectateurs, Jenifer remporte la première édition de la «Star Academy». Bouleversée, l’adorable brunette de tout juste 19 ans le sent: sa vie vient de changer.

Janvier 2017. Toujours adorable (sauf avec les paparazzi qui la harcèlent), toujours brunette, Jenifer est devenue une star. Une artiste hyper- active qui, en plus d’être «une maman présente» pour ses deux fils de 13 et 2 ans, jongle entre les tournées, les albums, le cinéma et son rôle de coach dans des télé-crochets. Elle en est très heureuse, évidemment. Mais ne se prend pas la tête pour autant. «Une question d’éducation», s’amuse la jeune femme, qui doit l’orthographe de son prénom à sa tante, «parce qu’avec un seul 'n' ça fait sept lettres et que ce chiffre porte chance

Avec naturel, la belle Corse au tempérament de feu marche maintenant sur le fil du temps. Evoque cette gamine heureuse qui pousse au soleil de Nice et se voit déjà en haut de l’affiche – bercée par le rêve de vivre pour, par et de sa passion: la chanson. «Je ne me souviens pas avoir voulu autre chose que ça», note Jenifer. Etonnant? Pas vraiment.

Parce que, chez les Dadouche-Bartoli, la musique est une affaire de famille: d’un côté, son père. Collectionneur de vinyles, fou de Stevie Wonder, d’Aretha Franklin ou de James Brown, il lui donne le goût de la soul et du R&B. De l’autre, sa mère. Chanteuse d’orchestre, elle répète «tout le temps ses morceaux, issus du répertoire français» et, pour le coup, lui transmet l’amour des mots. Et puis, pour compléter le tableau, sa grand-mère, qui la nourrit de flamenco et de chants traditionnels corses. «La musique, c’était notre moyen de partager et de communiquer. Il était donc logique que je veuille en faire!» Certes. Mais de là à monter sur scène pour pousser la chansonnette à l’âge de 10 ans ou à se produire dans des pianos-bars à 14 ans, à l’insu de papa-maman… Jenifer rit: «C’est vrai, j’ai profité de la naïveté de ma mère pour accompagner de temps en temps un copain qui jouait du piano. Ça me faisait tellement plaisir qu’il m’arrivait même de chanter gracieusement!»

Un horizon qui s’élargit

Pour le coup, à 15 ans, persuadée que sa vie tient à un fil de micro, Jenifer tente l’aventure «Graines de Stars», sur M6. Elle atteint la finale et, un an plus tard, arrête le lycée pour «monter à Paris». Portée par son désir absolu de chanter et par la confiance de ses parents, elle vit de petits boulots, court le cachet et les castings. Et voilà qu’en 2001, à 18 ans, elle est sélectionnée comme élève de la première édition de la «Star Academy», sur TF1, avec l’issue que l’on sait. Reconnaissante, la jeune femme relève: «Cette expérience a été un formidable tremplin. Participer – et gagner! – m’a poussée à suivre ma voie et à vivre à fond ma passion.» La voix douce et posée, elle reprend: «Je dois aussi à la «Star Ac’» des rencontres merveilleuses et marquantes.» Ainsi les profs. Dont le danseur Kamel Ouali, qui l’engage à se «désinhiber un peu». Ou les musiciens de l’équipe, avec qui elle apprend à apprivoiser la scène. Ou encore Franck Véron, l’indéfectible ami et manager qui la soutient, l’encourage et l’incite à croire en elle-même. «Ils m’ont inspirée et donné ce dont j’avais besoin à l’époque. Grâce à eux, j’ai commencé à approfondir mes idées, à élargir mon horizon. Ils m’ont permis de me construire.» D’aventure en aventure, de concert en album et de scène en duo mythique – avec, entre autres, Johnny Hallyday ou Patrick Bruel – Jenifer fait ainsi sa révolution. Musicale, bien sûr, mais aussi personnelle.

Solidaire et engagée

Parallèlement, tandis qu’elle s’imprègne des «messages véhiculés par des personnalités de la trempe de Simone Veil» – un «modèle absolu!» – Jenifer met sa notoriété au service d’associations caritatives, dont Les Enfoirés ou Le Refuge, qui milite contre l’homophobie et aide les jeunes homosexuels en difficulté: «Coluche et les Restos du Cœur, Line Renaud et le Sid’Action ou même Bernadette Chirac et les pièces jaunes me sont des sources d’inspiration positive. Le monde va mal, il est important de se montrer solidaire.» En riant, la bouillonnante jeune femme reprend: «Cela dit, je n’ai aucun mérite: j’ai été élevée dans cet esprit et, si je ne le faisais pas, je me ferais tirer les oreilles par mes parents!»


La chanteuse Jenifer. ©Tony Barson/Getty

Quant à sa carrière, elle la bâtit au gré de ses envies: «Je n’ai jamais voulu enregistrer mécaniquement, j’ai besoin de me renouveler. Ce que j’ai pu faire grâce à certains des musiciens que j’ai croisés.» Parmi lesquels Marc Lavoine, qui lui écrit «Nos points communs»; Matthieu Chedid, qui joue sur «Touche-moi» et «Lunatique»; Guillaume Canet, sur «Nos futurs»; Maxime Nucci, avec qui elle a son premier fils en 2003. Ou encore Emmanuel da Silva et Frédéric Fortuny, ses complices pour l’écriture et la réalisation de son nouvel album, «Paradis Secret»: «Emmanuel m’a aidée à redécouvrir les émotions qui m’ont fait aimer la musique. C’est pour ça que j’ai revisité les sons pop, rock, soul et funk des années 60-70.»

«Quant aux textes, reprend-elle, nous les avons écrits ensemble: ils tournent autour de l’amour parce que c’est mon moteur. En l’occurrence, j’avais envie d’affirmer certains de mes sentiments mais aussi de jouer avec, de me mettre dans la peau de personnages et d’enfiler des costumes différents.» Ce qui n’est pas si surprenant puisque, si elle est chanteuse avant tout, Jenifer est aussi comédienne: «Je ne veux absolument pas me comparer à elles, mais des femmes aussi fortes, écorchées et charismatiques que l’étaient Romy Schneider, Marilyn Monroe ou Annie Girardot sont très inspirantes.» De prometteuses ouvertures sur grand écran pour celle qui dévoile un peu de son paradis secret? On le lui souhaite…

Ce qui la dope Mes enfants, ma famille. Et puis grattouiller la terre et m’occuper de mes fleurs, chez moi, en Corse.

Son don inattendu J’adore dessiner! Et je fais aussi très bien la cuisine…

Sur sa shamelist «La Macarena» ou Las Ketchup, qui sont super-festives. Et des séries comme «Gossip Girl» ou «Grey’s Anatomy». En tournée, cette légèreté me fait du bien.

Son dernier fou rire Il y a quelques jours, avec Christophe Willem puis Amel Bent qui nous a rejoints, pendant un concert des Enfoirés. On a ri comme des fous un bon quart d’heure!

Son buzz Tout ce qui touche aux présidentielles françaises de mai 2017. On a vu ce qui s’est passé aux Etats-Unis: j’espère que cela va inciter les jeunes et les abstentionnistes à aller voter!


©Corbis via Getty Images

Sa news Femme Véronique Colucci, qui continue à porter la cause de Coluche et se bat pour les «Restos du Cœur». On préférerait ne pas avoir à s’occuper de ça, mais tant qu’il y a des gens dans le besoin, on doit penser à eux!


Véronique Colucci. ©AFP/Bertrand Guay

Son actu Elle sera le jeudi 16 février 2017 au Métropole, à Lausanne, dans le cadre de sa tournée «Paradis Secret». Et le samedi 18 février 2017 sur le plateau de The Voice Kids 2017, qui débute ce soir-là. Enfin, elle est à l’affiche de «Faut pas lui dire», de Solange Cicurel, et du dessin animé «Tous en scène».


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