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    Charlotte Gabris: une Suissesse sous les sunlights

    Quelles figures ont inspiré Charlotte Gabris, notre comédienne de cœur? Cette fidèle de l’opération «Je suis une femme Femina» désigne sans hésiter Mary Poppins et Jean Mars, le prof de théâtre de ses 15 ans.

    Publié le 
    19 Décembre 2016
     par 
    Jennifer Segui

    Il suffit d’y croire! Ce mantra emprunté à Peter Pan – le «Hook» de Spielberg est son film favori – Charlotte l’a fait sien. Cette volonté de jouer, d’être une autre, de vivre quelques instants à travers un personnage que l’on s’invente, la jeune comédienne l’a transformée en poussière d’étoiles: celle-là même qui lui permet aujourd’hui de s’envoler vers son rêve d’imaginaires dans un monde pour le coup bien réel. Car, à 29 ans, la Lausannoise se fait une place au soleil des projecteurs français. Au casting des «Babysitting I et II», véritables cartons au box-office, elle sera bientôt à l’affiche de «A Fond», aux côtés de pointures telles que José Garcia et André Dussollier. Un partenaire avec qui elle a aimé travailler, mais avant tout un comédien qu’elle adore: «C’est l’un de mes acteurs préférés, capable de tout jouer, des films de Lelouch à Tanguy en passant par le théâtre», avoue-t-elle les yeux scintillants.

     

     

    Candeur et passion

    Installée depuis dix ans à Paris, où elle s’est expatriée pour vivre son rêve, Charlotte n’a rien perdu de son émerveillement. Ni de sa fraîcheur. Pas plus que d’une certaine forme d’adorable candeur. Pour l’interview du jour, et comme un clin d’œil, c’est elle, en vacances chez ses parents, qui a choisi le lieu de rendez-vous: le bar lausannois où nous nous étions rencontrées cinq ans plus tôt. Précédée de sa petite chienne «Leïa», elle passe la porte et nous tourne le dos, mais on la reconnaît aussitôt: cette longue silhouette d’un mètre huitante un brin maladroite car empêtrée dans la laisse, c’est bien elle! Plus élégante peut-être, plus «parisienne», avec son pantalon de cuir et son pull cachemire bronze, enroulée dans un très chic manteau bordeaux XXL. Signe évident de la maturité: un thé à la menthe trône vite devant elle, en lieu et place des verres de sirop aux saveurs improbables qu’elle savourait la première fois. Mais lorsqu’on lui demande de nommer ceux qui ont compté dans sa vie, la réponse fuse: «Mes parents! Quand, très jeune, je leur disais ce que je voulais faire plus tard, ils me répondaient «Mais oui, mais oui…». Parfois un peu excédés, mais sans jamais essayer de me dissuader. Cela m’a donné une grande confiance.»

    C’est donc dans la capitale vaudoise que Charlotte a grandi, entourée d’un papa Hongrois et psychiatre, d’une maman Allemande, et d’un grand frère. Ses premiers scénarios, elle les imagine pour ses Playmobils et ses Barbies. Et sur l’écran, c’est Mary Poppins qui lui offre ses premières émotions cinématographiques: «J’ai vraiment aimé ce personnage, sa capacité à s’émerveiller, à pouvoir plonger dans un autre univers juste en sautant dans une case!» Celui des robes longues, calèches et nobles demeures, par exemple. Car, côté personnages de papier, la gamine sage se passionne pour les récits de la Comtesse de Ségur, se rêvant davantage petite fille modèle que désobéissante Sophie.

    Faire, faire, faire!

    C’est après un spectacle joué au Club Med avec son frère que la jeune Charlotte ne doute plus de sa vocation. Adolescente, elle décide de se donner les moyens de ses ambitions en s’inscrivant au Théâtre des Jeunes de Pully. Où elle rencontre celui qu’elle évoque avec émotion: «Mon professeur, Jean Mars, malheureusement décédé au printemps 2016. C’était quelqu’un de très charismatique, très cultivé, en même temps un peu rugueux mais hypersensible. Il m’a appris ce qu’était le théâtre classique, m’a fait découvrir Musset, Tennessee Williams, mais aussi Xavier Durringer. Il m’a vraiment aidée à affirmer ma personnalité.»

    Bien décidée à fouler les planches, Charlotte travaille, répète, passe sa matu, puis s’envole vers les Etats-Unis pour quelques semaines avant de tenter d’entrer au conservatoire. A San Diego, c’est le choc lorsqu’elle assiste à une master-class du très grimaçant Jim Carrey: «Il nous martelait qu’en tant que comédien il fallait se créer du travail et ne pas attendre que ça nous tombe dessus. Qu’il fallait faire, faire, faire!» Une leçon que la jeune aspirante applique lorsqu’elle décide de s’installer à Paris après avoir échoué aux concours. Sa capacité à observer le quotidien, à créer des personnages déglingués, et son amour de l’écriture font le reste. Celle qui est aussi auteure se tricote des rôles qu’elle interprète sur des scènes ouvertes et explore le one-woman-show. Et elle fait, fait et fait encore. Si son registre premier est plus drôle que dramatique, Charlotte la rigolote ne se considère pas pour autant comme une humoriste: «Le but était de jouer, et encore jouer. J’interprétais des personnages. Sans vouloir faire rire à tout prix.» C’est d’ailleurs dans un sketch sur l’euthanasie que Laurent Ruquier la remarque et l’invite, en 2005, à intégrer sa bande de chroniqueurs sur Europe 1: «J’ai énormément de respect pour Laurent, c’est quelqu’un d’impressionnant, un bourreau de travail. Mais je n’étais pas faite pour ça: je suis trop timide, je n’arrivais pas à couper la parole aux gens pour dire quelque chose.»


    ©Cynthia Frebour

    Aux joutes verbales chez Ruquier, Charlotte préfère bientôt le travail de rédaction qu’elle accomplit pour l’émission matinale de Michel Drucker, où elle dresse au quotidien le portrait de l’invité: «Un jour, j’ai dû faire celui de Fabrice Luchini, que j’admire énormément. Comme j’avais peur qu’il m’interrompe, je lui ai déclamé du Musset. Il m’a fait de magnifiques compliments, cela m’a beaucoup touchée.» Aujourd’hui, capable de tout jouer, d’Estelle, la cagole parisienne hypervulgaire de «Babysitting» à Charlie, la femme trompée de «C’est du caviar», en passant par les pièces de théâtre qu’elle écrit et interprète, la comédienne vit son rêve. Pan, pan, pan! Qui est là? C’est la grande, la très grande Charlotte!

    ce qui la dope Les biscuits Oreo, le thé froid Migros… et le quart d’heure pris pour boire un thé, encore, avec une copine.

    Son don inattendu Cuisiner les pâtes. Un peu d’huile d’olive, des crevettes, de l’ail, des petits légumes… tout le monde adore!

    Sur sa shamelist Quand je tombe sur des émissions comme «Confessions intimes» ou «Tellement vrai», je ne peux pas m’empêcher de regarder, je suis fascinée.

    Son dernier fou rire J’ai un fou rire général une fois par jour grâce à mes amis Jarry et Alice David avec lesquels on s’envoie des vidéos débiles sur nos smartphones.

    Son buzz Melania Trump qui, lors de l’investiture républicaine de son mari, a repris quasi mot pour mot un discours de Michelle Obama, huit ans plus tôt, à la même cérémonie (devant les démocrates, cette première fois). Dingue!


    ©Patrick Semansky/AFP

    Sa news Femme Le courage d’Hillary Clinton. Comment tu peux tenir, lors d’un débat face à Trump, en gardant classe et sang-froid? C’est la Beyoncé de la politique!


    ©Keystone/EPA/Shawn The

    Son actu La sortie le 21 décembre 2016 de «A Fond», film de Nicolas Benamou avec André Dussollier et José Garcia. Une comédie à mi-chemin entre «Speed et Little Miss Sunshine».

     


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