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Fatigué après les fêtes? Vous souffrez peut-être de «jetlag familial»

Chien jetlag
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Ces trois jours de festivités, de repas pantagruéliques et de retrouvailles familiales vous ont complètement lessivé? Passé le week-end de Noël, la vie normale reprend insolemment son cours normal (enfin, jusqu’au Nouvel-An), nous laissant parfois un peu déphasés: il s’agirait du syndrome du «décalage horaire» familial. Vous n’en aviez jamais entendu parler? Nous non plus. Pourtant, voilà des années qu’on en souffre en silence.

Stress et anxiété liés aux festivités

Si les médecins américains parlent de «jetlag» familial, c’est parce que notre fatigue post-fêtes est parfois comparable à celle que nous inflige un vol intercontinental de plusieurs heures. Sans exagérer, il semblerait que nous sous-estimons le niveau d’anxiété que peut engendrer cette période de l’année. Le problème viendrait simplement de la perturbation totale de notre routine.

Pour Adam Fried, psychologue américain de l’Arizona, le lien entre fatigue physique et stress émotionnel est bien réel, même si nous ne nous en rendons souvent pas compte. «La pression, qu’elle soit consciente ou non, vient pour certains de l’envie de créer un Noël parfait», a-t-il expliqué au journal «The Times.» Dans certains cas, les victimes du «jetlag familial» vont jusqu’à redouter les fêtes de fin d’année. Voilà qui serait bien dommage…


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Des vacances pas si reposantes

Entre les trajets pour rejoindre les cousins en Ardèche, la réduction des heures de sommeil, l’explosion calorique, les disputes conjugales («Je t’avais dit qu’il ne fallait pas lancer ce sujet avec ma mère!») et l’enthousiasme des enfants en délire, il arrive que Noël ait un effet tout simplement drainant. Cela contredit entièrement l'exigence commune de passer ces jours tranquillement, en famille, et de partager de simples moments de bonheur. En fait, peut-être qu'on doit simplement «décuver» émotionnellement, après tout cela...

D’ailleurs, les courageux ayant dû se rendre au travail après le 25 se sentent pour la plupart encore moins énergiques qu’au moment de quitter le bureau, le 23 décembre… Mais ainsi qu’Elizabeth Yuko l’écrivait le 22 décembre 2016 dans le «New York Times», la fatigue générée par un surplus de festivités familiales ne fait pas de vous une personne froide ou antisociale (ouf, on respire à nouveau!)

Et afin de réduire le risque de souffrir de «jetlag familial», elle conseille une approche plus détendue des fêtes: l’année prochaine, on abandonnera l’idée d’organiser un Noël parfait, copié-collé des publicités Coca-Cola. De plus, rien que le fait de savoir que ce coup de fatigue est entièrement normal a déjà de quoi nous rassurer, non? Car comme le décalage horaire ordinaire, il finira tout bonnement par passer.


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