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Chronique: «Ma machine à laver me flatte l’ego»

Femina 26 Chronique Sonia Arnal

Sonia Arnal est rédactrice en chef adjointe du Matin Dimanche. Dans sa vie comme dans la vôtre, rien ne se passe jamais comme il faudrait...

© Silke Werzinger

Recevoir un moule à gaufres ou un fer à repasser de son mari me semblait la plus raisonnable cause de divorce jamais recensée. Après j’ai perdu ma naïveté et un gouffre s’est ouvert à mes pieds: il y a des femmes à qui ce genre de cadeau fait réellement plaisir et qui les demandent. Genre la sorbetière pour Noël et sa palette d’accessoires pour l’anniversaire. Si si.

J’ai franchi tout récemment un nouveau palier dans ce délicat domaine qu’est la gratification par l’appareil ménager. Les employés de la noble entreprise qui édite ce magazine reçoivent une (légère) participation aux bénéfices quand elle en fait. J’ai investi cette prime dans… un nouveau lave-linge. Je vous le redis plus clairement, des fois que la stupeur vous rendrait inapte à la lecture:

je me suis offert à moi-même un appareil ménager plutôt que de me lâcher sur une nouvelle paire de skis, une montre, un manteau ou que sais-je.

J’ai tout misé sur un tambour qui tourne en rond et fait de la mousse. Jamais je n’aurais cru tomber si bas. Mais que voulez-vous, l’autre avait plus de 16 ans, il sonnait toutes les 30 secondes pour dire que l’arrivée d’eau était coupée, alors qu’en fait non, de l’eau il y en avait tout plein.

Outre le fait que cette largesse faite à moi-même m’a révélé ma part d’ombre (en moi sommeille, pas très profond, une mère au foyer…), elle m’a mis en relation avec la contemporanéité de la machine à laver. Ne reculant devant aucun sacrifice pour sauver la planète, j’ai dans ma prodigalité totale choisi un modèle A suivi de tout plein de +++ qui garantissent son adéquation avec les normes écologiques les plus sévères du moment. Sauf que, je le découvre à peine, l’écologie, c’est hyper chronophage. Un vulgaire lavage à 40 d’habits en coton avec essorage banal à 1200? Facile 4 h 30 de tournage dans le tambour, ma bonne dame. J’ai de la peine à comprendre qu’une machine à l’œuvre durant 270 minutes dépense moins d’énergie que la précédente, qui se contentait de 80, mais enfin ils doivent savoir comment, les écolos.

Bref, le tour de passe-passe A +++ me permet de sauver la face en même temps que le monde, puisque au fond, c’est un cadeau à notre mère Nature, que j’ai fait là. Mais le truc que je n’ai pas sauvé en attendant des plombes que la chose ait fini de remplir son office pour enfin sortir mon linge, c’est mes loisirs. L’année prochaine s’il y a prime je vais plutôt aller me jeter moi-même dans l’eau chaude: je sens bien le petit séjour au spa.


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