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Ma myopie est apparue lorsque j’avais 9 ans et, durant de longs mois, je dissimulais mes lunettes dans la manche de mon manteau dès que j’avais quitté la maison. Quelques années plus tard, j’ai vécu l’arrivée des lentilles dans ma vie comme une délivrance: enfin, j’allais pouvoir me débarrasser de ces affreuses montures bleues (oui, à 9 ans, on adooore le bleu et on trouve ça trop fun d'avoir des lunettes turquoise).

Les désavantages des lentilles

Mais très vite, les choses se sont compliquées… Les lentilles de contact, ça assèche les rétines, surtout lorsque l’on dort chez ses copines et que l’on zappe l’étape «salle de bains». On les perd quand on ouvre les yeux sous l’eau à la piscine. On galère à les enlever après une journée de 18 heures, dont 3 passées dans un bar enfumé (ouf, cette époque est bien révolue...). On doit économiser longtemps avant de pouvoir s’en payer de nouvelles, tant leur prix est prohibitif. Et, le pire de tout: il arrive qu’elles se collent aux paupières. Horreur, malheur: on meurt à l’idée de devoir les récupérer et on préfère imaginer qu’elles se désintégreront très rapidement toutes seules.

En 2008, l’une de mes amies me parle d’une opération magique, réalisée au laser, qui supprime définitivement la myopie, l’astigmatisme, l’hypermétropie et la presbytie. Ni une, ni deux, je décide d’en savoir plus: sur la Toile, les forums vantant cette néo-chirurgie réfractive affluent. J’ai 21 ans, mais ma vue est stable depuis 3 ans, le minimum requis pour tenter l’expérience. Je prends rendez-vous, effectue les tests obligatoires et le verdict tombe: ma cornée est prête pour être opérée.

7 ans après l’opération

Le jour J, je me rends à la clinique les jambes tremblotantes. Toucher aux yeux m’a toujours fait très très peur, mais le Valium que la réceptionniste me tend aide à me détendre. Je n’ai pas le temps de trop réfléchir que je suis déjà conduite dans une salle plongée dans le noir. On me plaque un grand bloc sur la tête et puis… plus rien. 15 minutes plus tard, j’ai retrouvé des pupilles de jeune fille, sans avoir vu quoi que ce soit. Les heures qui suivent sont pénibles, mais après avoir fermé les yeux durant quelques instants, je n’ai plus mal. Et je revis!

Cela fait 7 ans désormais, et ma vue n’a pas baissé d’un millimètre. L’opération chirurgicale représentait certes une grosse somme d’argent (2'000 fr. par œil) et un sacrifice financier important pour l’étudiante que j’étais, mais je ne l’ai jamais regrettée. Je peux me maquiller comme je l’entends, porter les lunettes de soleil sans correction, me lever le matin sans avoir à me dire «ai-je bien mis la lentille droite sur l’œil droit?». La seule chose que je ne fais pas (encore)? Ouvrir les yeux sous l’eau. C’est psychologique, j’ai bien trop peur!

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