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Coup de soleil, coup de chaleur, quelles parades?

Bains de soleil sur la plage ou au bord de la piscine, randonnées en montagne, longues journées de jardinage: l’été, les activités en plein air ne manquent pas. Pour profiter pleinement des plaisirs des beaux jours, mieux vaut toutefois rester prudentes. Celles qui s’exposent trop longuement aux heures les plus ensoleillées et les plus chaudes risquent des coups de soleil ou de chaleur, mais aussi, lorsqu’elles se baignent, l’hydrocution.

Quand la peau brûle

On a toutes connu cela: des sensations de brûlure sur les épaules, les bras ou le dos et, comme imprimées en négatif sur la peau écarlate, les marques blanches des bretelles du soutien-gorge ou le dessin du T-shirt. On vient de prendre un coup de soleil. Parfois de simples rougeurs, mais qui peuvent se transformer en brûlures du second degré accompagnées de cloques si l’on ne se met pas vite à l’ombre.

Cette réaction cutanée «est due aux effets nocifs des rayons UV du soleil, surtout les UVB, sur la couche la plus superficielle de la peau», explique Olivier Gaide, responsable de l’unité d’onco-dermatologie du CHUV. Personne n’est épargné, quels que soient le type et la couleur de sa peau, y compris si elle est noire. Seule différence: une peau claire rougira très vite, alors qu’il faudra un temps d’exposition plus long aux peaux foncées.

Pour diminuer les désagréments des coups de soleil, on peut utiliser des crèmes hydratantes. «Cela améliore le confort, mais il n’existe aucun traitement pour réparer les dégâts faits sur la peau et sur son ADN», poursuit le spécialiste. Les rayons UV provoquent des mutations dans le patrimoine génétique et c’est sans doute pour cette raison que «les enfants et les adolescents qui ont eu de nombreux coups de soleil risquent, à long terme, de développer des cancers de la peau, en particulier des mélanomes».

Mieux vaut donc prévenir que guérir, en commençant par «éviter le soleil aux heures les plus chaudes de la journée», souligne Olivier Gaide. Le médecin conseille ensuite de porter des vêtements à manches longues «non transparents» et de mettre de la crème solaire sur ce qui dépasse. «C’est la dernière mesure à prendre, car la meilleure des crèmes peut être insuffisante en cas de forte exposition». Le dermatologue recommande aussi aux parents de veiller à protéger leurs enfants «qui sont particulièrement sensibles au soleil et qui, en outre, ont moins conscience des dangers». Pour ne pas avoir à leur courir après avec un tube de crème protectrice, il suggère des mesures simples: «Ne les autoriser à aller à la piscine qu’à partir de 16 ou 17 heures et leur offrir un T-shirt solaire pour la baignade.»

Gare aux grosses chaleurs

Lorsque le temps est très chaud, surtout s’il est humide, c’est le malaise qui menace. Le coup de chaleur affecte non seulement les adeptes des bains de soleil, mais aussi les amateurs de marches en montagne ou de balades à vélo, car il se manifeste surtout pendant l’effort. Si l’on n’y prend pas garde, il se produit une «rupture de l’équilibre thermique», explique Marc Niquille, médecin responsable de la brigade sanitaire cantonale au Service des urgences des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). L’organisme accumule plus de chaleur qu’il n’en évacue par la transpiration, «ce qui augmente la température du corps, qui peut dépasser 40 degrés». Les vaisseaux périphériques se dilatent alors pour refroidir la peau, et de ce fait le cerveau est moins bien irrigué. On perd connaissance et on peut même se retrouver plongé dans la confusion, voire le coma.

Autant dire que l’entourage doit réagir rapidement. Il est nécessaire de mettre la personne frappée d’un malaise «à l’ombre et au frais, de surélever sa tête, de la ventiler et de la déshabiller», souligne le médecin urgentiste genevois. Sans oublier de «vaporiser de l’eau sur son corps», car l’eau s’évapore rapidement et elle refroidit l’organisme. «En cas de troubles de l’état de conscience, il faut appeler les secours (via le 144), car le coup de chaleur peut faire des dégâts musculaires et neurologiques», conclut Marc Niquille.

En plein été, mieux vaut donc choisir des activités paisibles entre 10 et 16 heures et rester à l’ombre. Une bonne manière d’éviter les coups de chaleur et par la même occasion les coups de soleil.

Les dangers de la baignade en eau trop fraîche

Rien de plus agréable que de plonger dans une mer ou un lac très frais après avoir longuement lézardé au soleil. Au risque, pourtant, de se noyer par hydrocution. En pénétrant dans une eau à moins de 25 degrés, notre corps gorgé de chaleur subit un «contraste thermique, précise Marc Niquille, médecin responsable de la brigade sanitaire cantonale au Service des urgences des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Les vaisseaux sanguins ont alors tendance à se contracter, ce qui augmente la pression artérielle et ralentit le cœur. Chez les personnes qui ne sont pas en bonne santé, cette situation peut conduire à une défaillance cardiaque.» En outre, la natation demande des efforts et augmente la ventilation pulmonaire. «La respiration peut alors entrer en compétition avec la natation et, comme on privilégie la première, on ne peut plus nager.» Et l’on se noie.

Marc Niquille recommande donc «de se mouiller avant d’entrer dans l’eau et de s’immerger progressivement». Et, avant la baignade, de s’abstenir de boire de l’alcool, «qui est associé à plus de 70% des noyades». Contrairement à ce que l’on croit, rien n’interdit de profiter de l’eau après un repas léger, mais si l’on a mangé copieusement, «il faut attendre 6 à 8 heures». Chaleur ou pas, en toutes circonstances, «il ne faut pas se baigner seul», conclut le médecin en guise de dernier message de prudence.

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