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San Francisco: escapade tech et gourmande

Quand on débarque pour la première fois à San Francisco, trois choses sautent rapidement aux yeux. D’abord, il y a beaucoup de SDF. Enormément. Ils seraient plus de 8000, attirés par un climat clément et une politique plus accueillante que les états voisins (évitez de parler du Nevada à un habitant du cru), particulièrement présents dans le quartier du Tenderloin. Deuxièmement, ce sont les prix. La petite ville californienne (800000 habitants environ) vient même de dépasser New York quant au coût de la vie. Essayez d’acheter deux oignons blancs pour moins de 5 dollars au marché du Ferry building, pour voir. Et finalement, vous vous direz que les gens ne font pas grand cas de leur habillement. A Castro, on vous regardera davantage de travers si vous portez une cravate que si vous déambulez nu(e), équipé(e) d’un simple gant de toilette doré pour cacher votre partie la plus intime (non, ce n’est pas exagéré).

Une fois passés ces trois moments-clés dans l’appréhension de la ville côtière, l’alchimie devrait petit à petit se faire. Car San Francisco, c’est aussi une cité ouverte sur le monde. Américaine (un petit peu), mais voisine du Mexique et faisant face à l’Asie. Partout, on parle donc anglais, espagnol et chinois. De par cette diversité, de par son histoire, c’est une ville tolérante. Envers les immigrés, envers les sans-abris, envers les minorités.
Ici, c’est aussi le lieu où les tendances de demain s’imaginent. Apple et Microsoft sont nés ici. Twitter aussi. Uber et Airbnb? Pareil. Si vous préférez la haute montagne aux nouvelles technologies, vous êtes encore et toujours à la bonne adresse. Les marques North Face et Patagonia, contrairement à ce que leurs noms évoquent, sont bien californiennes.

Et si vous avez vu le documentaire de Mélanie Laurent et Cyril Dion, «Demain», vous savez déjà que «Frisco» est à la pointe dans le domaine du recyclage. D’ailleurs, l’économie est ici plus verte qu’ailleurs. Manger local et de saison y est une religion. Vous souhaitez connaître le prénom du fermier qui a élevé le poulet que vous mangez ou remercier l’agriculteur pour le croquant de son chou kale dans un restaurant branché de Mission? Demandez au serveur, il a sûrement son numéro de portable.

L’autre religion de la ville, c’est le sport. En gros, on est soit running, soit yoga. Il y a autant de personnes qui déambulent à San Francisco avec un tapis de yoga sous le bras que d’habitants de l’Arizona faisant leurs courses au supermarché avec un colt à la ceinture, c’est dire. D’ailleurs, les Saint-Franciscains sont résolument pour une plus grande régulation des armes à feu au niveau national (la loi californienne est l’une des plus restrictives du pays en la matière).

Last but not least, avec ces influences internationales, ses côtes et ses terres fertiles, on y mange très bien. Votre curiosité est aiguillée?


A découvrir

Ferry building bike rentals: Louer un vélo dans le quartier d’Embarcadero, traverser le Golden Gate Bridge pour aller découvrir Sausalito et rentrer en ferry à temps pour admirer le coucher de soleil.

Un sac à dos chez Mission Workshop, un latte macchiato chez Four Barrel Coffee: S’étonner de la gentrification galopante du quartier de Mission en faisant du shopping. Sur Valencia street, les boutiques branchées et les cafés hipster se succèdent, tandis que Mission street, parallèle, est encore très hispanique. Jusqu’à quand?

Muir Woods: S’imprégner de la sagesse des arbres géants – des séquoias - dans le parc national de Muir Woods, de l’autre côté du Golden Gate Bridge. A faire un jour de semaine, le parc étant véritablement pris d’assaut durant les weekends.



Un tour en tram: Embarquer à bord d’un tram rétro de la ligne F pour aller visiter le quartier de Castro, haut-lieu de la culture LGBT aux airs de village.

Où manger

Tadich Grill: Pour un cake au crabe ou un ciupino (soupe claire aux poissons et fruits de mer, spécialité locale) dans le plus vieux restaurant de San Francisco, au coeur du financial district.



Samovar: Pour un brunch japonais ET roboratif, à Castro.

Cliffhouse: Pour un hamburger avec vue sur les baleines, dans le Lands End.



Al's place: Pour déguster des produits de saison savamment combinés, à Mission. Nommé meilleur restaurant ouvert en 2015 aux USA, il a déjà reçu sa première étoile Michelin.

Farina: Pour un plat de pâtes au pesto meilleur que tout ce que Gênes peut offrir, toujours à Mission.

Gather: Pour partir à la découverte de la voisine Berkeley, berceau historique du mouvement hippie. Gather, méga-cantine organique.

Forbes island: Pour vérifier si l'on a le mal de mer: on embarque dans un petit bateau et direction ce restaurant-île flottante un tantinet kitsch.

Caffe Trieste: Pour finir avec le meilleur des cafés de la ville, à North beach, une institution loin de la foule des touristes.


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Chaque quartier a son identité propre, mais l'on retrouve presque partout ces petites maisons victoriennes et colorées qui sont la carte de visite de la ville.

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Dans le quartier de Castro, le drapeau arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT, flotte fièrement au vent. Ici, même les passages piétons annoncent la couleur.

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L'entrée de Chinatown, marquée par la célèbre porte du dragon. C'est le plus grand quartier chinois hors d'Asie, attenant au quartier italien (North beach).

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Les trams qui parcourent la ligne F ont été achetés à différentes villes du monde, et gardés «dans leur jus». Ici, un tram de Milan.

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Le Golden Gate Bridge, c'est un peu comme le Taj Mahal. On croit l'avoir suffisamment vu en photos et à la télévision. Et quand il apparaît pour de bon devant nos yeux, l'effet waouh est garanti.

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Les pentes de Lausanne? De la rigolade. Travaillez vos mollets dans les montées saint-franciscaines, ou optez pour l'une des lignes de funiculaires, ultra-touristiques et circulant dans la pointe nord-ouest de la ville.

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Un must pour s'immerger en deux secondes dans l'atmosphère de la ville: sauter dans un tram de la ligne F, qui circule sur l'Embarcadero (le quartiers des docks) et tout le long de Market Street, la rue rectiligne de la ville, qui la sépare plus ou moins en deux.

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Avec un peu de chances, vous apercevrez une baleine en dégustant votre steak au Cliffhouse, une institution, perchée au-dessus de l'océan. Au premier plan, les vestiges des bains Sutro, un complexe de piscines construit à la fin du 19e siècle. C'était alors le plus grand établissement thermal couvert du monde. Il fut détruit par un incendie en 1966.

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Etrange édifice en forme de pyramide, la tour Transamerica, construite au début des années 1970. Très controversée lors de sa construction, elle est aujourd'hui un autre symbole de la ville.

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Tout le monde n'a d'yeux que pour le Golden Gate Bridge, mais son petit frère, le Bay Bridge, vaut lui aussi le détour.

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Une voie rapide passait autrefois au-dessus du Ferry building, l'enlaidissant considérablement. Lors du tremblement de terre de 1989, ladite voie s'effondre. Elle ne sera pas rebatie, et l'entier du quartier des docks subira petit à petit une métamorphose, offrant aujourd'hui un quartier branché et couru des touristes. A ne pas manquer: le marché couvert du ferry building.

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L'intérieur du marché couvert du Ferry building.

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Un must pour s'immerger en deux secondes dans l'atmosphère de la ville: sauter dans un tram de la ligne F, qui circule sur l'Embarcadero (le quartiers des docks) et tout le long de Market Street, la rue rectiligne de la ville, qui la sépare plus ou moins en deux.

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