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Round 1: le pitch

Dans «The Nice Guys», on suit deux détectives pas très doués basés à L.A., dans les années 70, qui doivent retrouver une fille empêtrée dans un sac de nœuds de magouilles rocambolesques.

«Money Monster» met en scène une prise d’otage sur le plateau d’une émission TV qui fait gagner (ou perdre) des sous aux gens via la bourse.

Rien de bien neuf sous le soleil niveau intrigues, donc. Ni pour l’un ni pour l’autre.

Round 2: le ton

Dans «The Nice Guys» il y a un humour potache, décalé et «premier degré» qui s’assume, quelques filles dénudées et un peu de sang. Le film ne se prend pas vraiment au sérieux, et ça fait du bien! (PAF, crochet du gauche de «The Nice Guys»). L’atmosphère 70s, rendue par les costumes, le décor et la musique, est par ailleurs superbe.

«Money Monster» affiche certes quelques touches comiques par-ci par-là, mais ce n’est évidemment pas le propos principal du film. Jodie Foster, la réalisatrice, veut dénoncer le système, elle souhaite que les gens (l’Amérique) ouvrent les yeux sur l’inhumanité du monde de la finance. Alors bon, c’est vrai, on les avait déjà entrouverts depuis une bonne dizaine d’années, mais l’intention de la réalisatrice n’en est pas moins louable. («Money Monster» accuse le coup, mais ne s’avoue pas vaincu pour autant).

Round 3: les acteurs

Ryan Gosling & Russel Crowe sont utilisés à contre-emploi dans cette enquête policière cocasse: Ryan en détective froussard, raté et maladroit, vaut le détour! Et Russel le gros bras au grand cœur, qui a vraiment des allures de nounours est hilarant.

Un second rôle remarquable: Angourie Rice, 15 ans, qui interprète Holly, la toute jeune fille de Holland March (Ryan Gosling). Epoustouflante.


© DR

Vs

George Clooney & Julia Roberts, deux excellents acteurs qu’on adore tous (ou presque), mais qui jouent là un peu les rôles de George Clooney et Julia Roberts. Difficile de vraiment percevoir les personnages sous ces monuments du cinéma, bien qu’ils soient parfois touchants. Allez, on avoue, on est quand même super contents de retrouver la belle Julia à l’écran!

Un second rôle remarquable: le preneur d’otage qui semble si perdu, joué avec brio par Jack O’connell, connu pour son rôle dans la série britannique «skins». Un acteur à suivre!


© DR

Round 4: la bande-son

L’ambiance est résolument funky et boogie chez les «Nice Guys». Ça va vous faire remuer votre booty! Et on retrouve plein de tubes des seventies: «September», «Escape (the Pina colada song)» et «A Horse with no name», pour ne citer que ces trois-là.

Musique plutôt monumentale et émotionnante du côté de «Money Monster», qui accentue le genre thriller. Elle vous tirera peut-être deux ou trois larmes, ou vous fera ressentir des frissons et dresser les poils des bras.

Round 5: le verdict

«The Nice Guys» souffre de quelques longueurs - il dure 2 h, tout de même - (contre-attaque de «Money Monster» qui envoie «The Nice Guys» dans les cordes), mais donne lieu à de franches rigolades, et la musique nous met tout de suite dans l’ambiance. («The Nice Guys» riposte, pas de victoire par K.O. en vue).

«Money Monster» est une grosse machine américaine, mais qui passe quand même bien. Le duo d’acteurs fonctionne (trop?) bien et la réalisation est impeccable.

En définitive, ces deux longs-métrages sont d’agréables divertissements, bien qu’aucun d’eux ne soit LE film de l’année, celui auquel vous repenserez encore des semaines après l’avoir visionné. C’est un combat qui se termine sur un score ex aequo, ce sera donc à vous de juger!

Dates de sorties au cinéma en Suisse romande
«Money Monster»: 12 mai 2016
«The Nice Guys»: 15 mai 2016


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