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Grande soirée jeudi 25 février 2015 à la Cité du Temps à Genève, où la maison horlogère Mido fêtait les 40 ans de sa ligne phare Baroncelli. Avec la projection, en avant-première, de «Le Temps d’Anna» de Greg Zglinski sur un scénario de Noémie Kocher. Il sera diffusé le 16 mars 2016 à 20 h 15 sur RTS1.

Ce téléfilm situé au début du siècle dernier, dans lequel la marque s’est beaucoup investie, est une grande histoire d’amour avec en toile de fond l’univers horloger et celui de la médecine psychiatrique. On a posé quelques questions à sa scénariste, qui assistait à l’événement.

Egalement comédienne à la télévision, au cinéma et au théâtre, Noémie Kocher, la belle quarantaine, a un rapport étroit avec Mido, puisque son co-fondateur, n’est autre que son arrière-grand-père, Georges Schaeren (ce dernier créé en 1918 la manufacture avec son frère Henri). Et si elle est née à Lausanne, tous les siens viennent de La Chaux-de-Fonds. Elle y a passé son adolescence, baignant dans l’horlogerie à travers sa grand-mère avec qui elle entretenait une relation forte. C’est ainsi qu’elle est tombée sur un secret de famille. Une source particulièrement motivante pour un auteur.

Quel est ce secret qui vous a poussé à vous lancer dans l’écriture du scénario?
J’ai appris que mon arrière-grand-mère avait été atteinte d’un mal étrange et incurable. Cela m’a titillée et j’ai voulu en savoir davantage. J’ai alors recherché des traces de son mari horloger, inventeur passionné, prolifique, créateur de Mido et j’en ai fait mon héros, Jean, tombé sous le charme d’une mystérieuse Anna.

«Le Temps d’Anna», tourné au Locle, serait donc l’histoire de vos arrière-grands-parents.
Elle en est librement inspirée. Ce qui lie ces deux personnages sort totalement de mon imagination. Leur folle et belle passion est un délire de scénariste pour parler d’un homme et d’une femme que je n’ai pas connus mais qui, quelque part, font partie de moi.

Mais il n’y a pas que l’amour et là, tout est vrai.
En effet. Mes recherches m’ont permis de pénétrer dans les coulisses d’un métier fascinant que l’on raconte peu, d’évoquer mon pays, le Jura, en montrant la vie de ces hommes, alors paysans et qui, pour passer le temps au cours de longs hivers, se sont mis à le capturer pour l’enfermer dans une minuscule boîte ronde. Je suis également tombée sur une période tourmentée et incroyablement riche de l’histoire politico-socio-économique de la Suisse. Le film couvre la période de 1917 à 1933, avec les aléas de la Première Guerre mondiale, la crise de 29, l’époque du communisme et de la révolte ouvrière.

«Le Temps d’Anna» est le deuxième scénario de Noémie Kocher après celui d’«1 journée», réalisé par Jacob Berger et sorti en 2008. Elle s’y était mitonné un rôle sur mesure. Tous deux avaient entamé une fructueuse collaboration à la fin des années 90 et c’est lui qui l’a poussée à écrire. Dans les projets en cours de l’artiste, on trouve une adaptation pour le théâtre du film de Patrice Leconte «Le mari de la coiffeuse» - encore une histoire d’amour - et deux idées de série. Cette ambassadrice de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) enseigne par ailleurs la direction d’acteurs à Paris et n'exclut pas de passer derrière la caméra.


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