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Mystère résolu: on a trouvé l'origine du phénomène «chevilles à l'air» (glaglagla...)!

«Mais j’ai des chaussettes, Madame!»

La phrase fuse chez tous les jeunes interviewés, avant de nous montrer, dans un même élan, leurs petites socquettes glissées au fond des baskets.

Le style avant tout

Pour Iris, 20 ans, «les chaussettes longues ne mettent pas en valeur les baskets». Des souliers qui, avec l’invasion de la tendance streetwear, sont aux pieds de chacun. Les chevilles dénudées permettraient dès lors une meilleure visibilité du modèle.

«Si vous portez des sneakers, vous éliminez d’office les chaussettes traditionnelles, car elles ne marchent pas avec cette tendance», confirme Thomas Zylderman, styliste consultant pour Carlin Paris. Et puis, «la cheville à l’air apporte une respiration de texture dans le look», ajoute Iris. Pour beaucoup d’ados et de jeunes adultes, en effet, cet interstice entre chaussette et pantalon est avant tout une préoccupation d’équilibre de la silhouette et, pour tout dire, de style.

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Déconnexion climatique

«Par ailleurs, remarque Thomas Zylderman, il est compliqué, voire ingérable, pour un jeune d’avoir des chaussettes en accord avec le reste du look. Le plus simple c’est la socquette basse qui ne se voit pas et basta.»

Une candeur juvénile qu’on comprend bien mais, en plein janvier, la vue de malléoles mises à nu sous les flocons donne tout de même la chair de poule! Enfouie dans son manteau en laine, Alison, 21 ans repousse pourtant négligemment nos inquiétudes: «Les chevilles ne sont pas une zone sensible au froid», ce que confirme dans la foulée Raphaël, 20 ans, qui «ne ressent pas la fraîcheur au niveau des pieds».

Cette insensibilité revendiquée ne convainc toutefois pas Alexandra Jubé. Fondatrice d’un bureau de tendances parisien à son nom, elle estime plutôt que si les jeunes délaissent l’usage premier du vêtement, la protection, c’est que «les fonctions d’esthétique et d’identité l’emportent, les poussant à porter des éléments qui ne sont pas adaptés à la saison». Car dans ce défilé de pantalons ultratroués, de cropped top et de chevilles apparentes, force est de constater que les silhouettes sont complètement déconnectées des conditions météorologiques.

Pour Hugo, 18 ans, c’est une évidence: «Je ne modifie jamais mon style, malgré les saisons.»

Un comportement largement partagé, estime d’ailleurs Thomas Zylderman, pour qui «l’adolescent ne change pas sa garde-robe de l’été à l’hiver. C’est flagrant. Il s’habille de la même façon toute l’année. Il mettra son jogging préféré, son T-shirt préféré, son hoody préféré et, en hiver, il ajoutera une doudoune ou une parka par-dessus. La météo? C’est un truc d’adulte!»

Fashionista ou social traître: le cas de la basket

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Prisca, 26 ans

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Elie, 14 ans

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Ivanne, 19 ans

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Hugo, 18 ans

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Iris, 20 ans

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Alison, 21 ans

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Noémie, 20 ans

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Raphaël, 20 ans

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