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    Fashionista ou social traître: le cas de la basket

    Chaque semaine, Sonia Arnal, la rédactrice en chef de Femina, croque dans son édito le quotidien, avec humour et ironie. Ce dimanche 25 novembre 2018, elle nous parle de son amour inconditionnel pour les sneakers. Mais il a tout de même ses limites: impossible pour elle de porter la tendance mode de la saison, soit la «dad shoe»...

    Publié le 
    25 Novembre 2018
     par 
    Sonia Arnal

    Personne n’aime les baskets plus que moi. J’ai choisi mon camp dans les années 80, quand on devait – c’était obligé – soit être un Benett (comme la marque Benetton) monté sur Ciao et chaussé de mocassins, soit un rebelle monté sur Puch avec aux pieds les fameuses Big Star noires (éventuellement blanches), jeans slim noirs et sweat noir. Je crois qu’à l’époque, la seule raison qui a motivé mon appartenance au groupe dark, c’est que les pulls en laine, fussent-ils à losanges, ça pique.

    Les inconvénients des «chaussures de gym»

    J’ai arrêté le vélomoteur depuis lors, mais pas vraiment la panoplie noire et encore moins les baskets. Certes, mes fonctions m’obligent parfois à les trahir pour des derbies de cuir. J’ai acheté plusieurs paires de vrais souliers – j’ai bien dû reconnaître que nos mères n’avaient pas totalement tort quand elles affirmaient que les «chaussures de gym», comme disait la mienne, c’est de la daube, un truc à se geler les pieds en hiver et à suer comme un goret en été. Mais je n’ai jamais arrêté les sneakers.

    Or, cette saison, c’est la cata. Je me sens trahie. Le concept qui fait mouche, c’est la dad shoe ou dad sneaker, un truc multicolore atrocement caréné, pourvu de semelles limite compensées, au talon hypertrophié.

    La chose est à la basket ce que la voiture tout-terrain avec option pare-buffle est à la mère de famille qui va chercher sa progéniture à la sortie de l’école privée: laid et parfaitement inutile. Comme toujours, une marque en imite une autre et on se retrouverait tous avec des choses terribles au bout des jambes si on suivait les trends du moment. Heureusement, à mon âge respectable, on ne suit pas.

    Opter pour le mocassin? Ja-mais!

    J’étais là à me désoler quand j’ai vu un titre dans un magazine féminin: «Le mocassin est la nouvelle basket.» Ça m’a fait un choc. Forcément, c’est identitaire, cette affaire pour les gens nés dans les années 70! On ne peut pas, comme ça, tout d’un coup, venir nous dire que tout se vaut, basket et mocassin. J’ai hésité un bref instant à jeter un œil à ces classiques grolles, juste pour voir, mais à en acheter j’aurais l’impression d’être comme ces trotskistes de la génération précédente qui sont tous devenus chefs dans des grandes entreprises ou à l’État.

    Je vais donc attendre que la mode se calme et rester fidèle à mes idéaux podaux. C’est important d’avoir des principes et de savoir s’y tenir.

    Mon chat, ce héros 

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