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Julie-Vanille Montaurier, 26 ans, entre Paris et Montpellier

FEMINA Parlez-nous de votre collection de Master?
Julie-Vanille Montaurier La collection se nomme RDV_8h30 TOUS LES LUNDIS. Je me suis inspirée de la notion du corps et de son enveloppe, la peau. J’ai donc travaillé le silicone pour pouvoir retrouver ce toucher mais aussi cette élasticité. La matière a été le point de départ. On retrouve aussi dans celle-ci une dimension sportive avec le domaine de la danse, où l’on étire, transforme son corps. Cet aspect là, m’a mené à intégrer le point de suture, qui vient comme une broderie pour créer et ajouter du volume.
Le deuxième temps de la collection a été l’arrivée du jean. Il représente en quelque sorte la concrétisation, l’aboutissement d’un parcours. Cela me vient d’un souvenir d’enfance, où lorsque l’on réussissait à avoir une veste en jean Levi’s. Le jean vient comme clasher le premier chapitre beige de la collection. Celle-ci se clôture alors sur un look noir en cuir, comme un point final, d’une première étape de collection. Car pour moi mon travail n’est jamais réellement fini, la recherche est primordiale et ne doit jamais s’arrêter.

Avez-vous pensé à une femme en particulier en imaginant votre collection?
Une femme forte, qui est fière d’être une femme. Une femme qui sait ce qu’elle veut et l’obtient. Une femme qui vient de nulle part qui trace son chemin du Eminem dans les oreilles.

Quelle femme voudriez-vous voir porter une de vos tenues?
Rihanna! Mais aussi Sia et Adèle Exarchopoulos.

Qu’est-ce qui vous inspire en ce moment?
L’actualité; la politique, la guerre, l’évolution de notre société, ce qu’il se passe dans le monde autour de nous. Je ne sais pas si ça m’inspire, mais ça me travaille énormément, notamment par rapport à comment je souhaite me positionner dans mon métier et notre société. Et ce que je suis prête à tolérer ou non.

Quel est le plus grand défi à relever en tant que jeune créateur de mode?
Déjà réussir, puis ne pas oublier qui on est et d’où on vient…

Quels sont vos projets?
En ce moment, je suis en stage chez Saint Laurent au studio cuir jusqu’en avril. Ensuite, je compte poursuivre un autre stage. Et en parallèle je continue mes projets personnels en me renseignant sur les différents statuts qui pourraient me convenir. J’ai aussi en tête un doctorat ENSADLAB, en spécialisation Matériaux complexes en symbiose avec l’humain et l’environnement.

Où vous voyez-vous dans 10 ans?
Je me vois au soleil! A Malte, au Maroc, en Afrique du Sud… et surtout avec ma marque. Mon plus grand rêve est de réussir ma vie comme l’a fait ma mère.


Collection Rdv_8h30 Tous les lundis de Julie-Vanille Montaurier.

Collection Rdv_8h30 Tous les lundis de Julie-Vanille Montaurier.

Vanessa Schindler, 28 ans, Vevey

FEMINA Parlez-nous de votre collection de Master?
Vanessa Schindler Ma collection Urethane Pool, chapitre 2 est le résultat d'un travail de recherche réalisé pendant deux ans au sein du master Design mode et accessoires de la HEAD - Genève. Mon but a été de trouver une nouvelle manière de monter un vêtement, afin de proposer un objet artisanal. Je me suis concentrée sur l'uréthane, un polymère qui m'a permis de souder des textiles, de figer ses fibres et donc d'appréhender tout un nouveau vocabulaire de finitions. Ce travail est donc avant tout un questionnement autour de la production des vêtements et accessoires.

Avez-vous pensé à une femme en particulier en imaginant votre collection?
Yvette Mimieux, une actrice des années 60 qui réalise aujourd'hui de vidéos de yoga sur youtube. Son physique et l'univers visuel de ses vidéos ont été une grande source d'inspiration.

Quelle femme voudriez-vous voir porter une de vos tenues?
Rihanna ou Tilda Swinton.

Qu’est-ce qui vous inspire en ce moment et pourquoi?
Le design d'intérieur des années 60, car j'ai une fascination pour les espaces feutrés recouverts de moquette. Je pense notamment à la Bavinger House de l'architecte Bruce Goff.

Quel est le plus grand défi à relever en tant que jeune créateur de mode?
Réfléchir à ce que l'on produit et comment on le produit.

Quels sont vos projets en ce moment?
Je me suis établie dans un atelier à Renens, Le Sapin, un espace où différents métiers se côtoient; designers, graphistes, architectes, typographes, artistes, etc. Je suis en train de préparer la suite de ma collection de master, qui sera entièrement produite dans ce lieu. Le but de ce travail était bien de trouver une manière d'être autonome quand à la production des pièces et de pouvoir le faire en Suisse. A côté, je collabore avec des artistes contemporains autour de différentes pièces en lien avec le textile.

Quel est votre plus grand rêve?
Avoir la chance de faire ce métier est déjà un rêve, alors j'aimerais simplement tout faire pour qu'il se poursuive! Je me vois avoir mon propre studio et continuer ces différentes collaborations.


Collection Urethane Pool, chapitre 2 de Vanessa Schindler.

Collection Urethane Pool, chapitre 2 de Vanessa Schindler.

Outi Silvola, 28 ans, Helsinki

FEMINA Parlez-nous de votre collection de Master?
Outi Silvola La collection est fabriquée à partir de coton enduit et waterproof, de cuir et de daim. Ces matériaux, naturels et sans membranes plastiques créent ainsi une seconde peau qui protège de la pluie, la neige et le froid. La laine d’alpaga naturelle est un isolant qui permet de garder au chaud tout en gardant ses propriétés respirantes à travers les différentes couches. La collection est inspirée par la simplicité et la structure naturelle des vêtements Inuites.

Avez-vous pensé à une femme en particulier en imaginant votre collection?
J’ai surtout été inspirée par la population inuite qui fabrique des vêtements très ingénieux et fonctionnels avec peu de ressources à disposition. Comme des parkas imperméables en peau de phoque. J’ai voulu créer des vêtements pour la femme nomade d’aujourd’hui, qui voyage et qui a une vie occupée et qui apprécie la fonctionnalité et la polyvalence d’une pièce.

Quelle femme voudriez-vous voir porter une de vos tenues?
Les exploratrices d’aujourd’hui qui n’ont pas peur, pas de limites et qui sont accros aux activités outdoor, comme Sarah Marquis, Karen Darke et Belinda Kirk.

Qu’est-ce qui vous inspire en ce moment et pourquoi?
Je suis éternellement inspirée et excitée par découvrir la nature et comment en profiter de la manière la plus confortable. mais à travers le développement et la création de cette collection je me suis vraiment intéressée aux matériaux naturels et aux incroyables caractéristiques qu’ils possèdent.

Quel est le plus grand défi à relever en tant que jeune créateur de mode?
Simplement exister, dans un monde de consommation de masse où les consommateurs voient quelque chose et la veulent immédiatement. Peut-être que cela change doucement, mais les habitudes sont difficiles à changer.

Quels sont vos projets en ce moment?
Je travaille pour une marque de vêtements de ski et outdoor qui s’appelle Halti in Finland.

Où vous voyez-vous dans 10 ans? Quel est votre plus grand rêve?
J’espère explorer différents lieux sur le globe, idéalement avec une de ces incroyables et polyvalentes tenues et qui s’adaptent à toutes sortes de climats et situations.

Collection Ayak d’Outi Silvola.

Lucie Sgalmuzzo, 29 ans, entre Lausanne et Paris

FEMINA Parlez-nous de votre collection de Master?
Lucie Sgalmuzzo Ma collection de Master Rond sur Rectangle est composée de 12 sacs à main, entièrement réalisés en cuir et en laiton, qui se portent à l’épaule et à la taille. Pour cette collection, j’ai travaillé autour des formes pures et des couleurs élémentaires inspirées des peintures abstraites de Carmen Herrera. Le principe de la collection est de fusionner le cuir et le laiton afin de créer des volumes. Les deux matériaux s’emboîtent et se traversent afin de former un espace, qui crée une poche. Le but étant de jouer avec le mouvement de la matière et sur le changement d’état des volumes.

Avez-vous pensé à une femme en particulier en imaginant votre collection?
Je me suis inspirée de femmes comme Carmen Herrera, Aurélie Nemours ou encore Hilma Af Klint. Ce sont toutes des artistes qui ont travaillées autour de la forme et de la couleur dans la peinture.

Qu’est-ce qui vous inspire en ce moment et pourquoi?
En ce moment je m’intéresse aux céramiques d’Enric Mestre ainsi qu’aux meubles réalisés par Gerrit Rietveld. Il émane de leurs productions un calme et une stabilité dans les formes que je veux utiliser pour réaliser une série de meubles, de tapis et d’objets d’intérieur.

Quel est le plus grand défi à relever en tant que jeune créateur de mode?
Le plus grand défi à relever en tant que jeune designer aujourd’hui est de pouvoir se baser sur ce qu’il existe déjà tout en proposant des objets qui soient innovants. Je pense également que l’on doit perpétuellement s’ouvrir à de nouvelles disciplines. C’est un bonne manière d’approcher d’autres pratiques et donc d’apprendre de nouvelles techniques.

Quels sont vos projets en ce moment?
Je viens d’être embauché à Paris pour travailler avec Romain Lenancker, un jeune directeur artistique et designer français. Mais je veux continuer de produire, à côté de ce travail, des séries de sacs, d’objets et de meubles.

Où vous voyez-vous dans 10 ans?
Je me vois dans une grande maison en Italie avec six enfants, enceinte du septième, en train de produire des collections.


Collection Rond sur Rectangle de Lucie Sgalmuzzo.

Collection Rond sur Rectangle de Lucie Sgalmuzzo.

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