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    Le #JobDeRêve de Luna Ribes, créatrice de foulards

    A vingt-deux ans, Luna Ribes a déjà parcouru un chemin incroyable. De la Suisse à Paris en passant par les Beaux-Arts de Milan, cette jeune femme pleine d’ambition vient de lancer sa propre marque de foulards: une explosion de couleurs remplie d’audace et de douceur – tout comme sa créatrice. 

    Publié le 
    14 Novembre 2016
     par 
    Ellen De Meester

    Elle arrive, souriante et lumineuse malgré la grisaille. Sur son épaule repose la hanse d’un grand sac Ikea bleu vif. Plus tard, elle admettra qu’en apercevant ce sac, certains sourcils sceptiques se haussent légèrement. Pourtant, à l’intérieur se trouve le fruit d’un parcours exceptionnel et une immense dose de travail. Luna Ribes a vingt-deux ans, mais s’est déjà forgé une force de caractère et une expérience impressionnantes. Le temps, elle ne l’a pas laissé défiler, préférant saisir le taureau par les cornes et se lancer dès que possible à la poursuite de ses rêves. Cette jeune veveysane est la preuve que l’audace et la prise de risque, incontestablement, sont un tremplin sans égal vers le succès.

    «Je vais vous montrer tous les foulards», sourit-elle avec cet enthousiasme dont on devine qu’il est la clé du succès. Luna Ribes est élégante et raffinée, mais le tourbillon d’énergie et de créativité qui l’habite se perçoit facilement. Ainsi, telle Mary Poppins, elle extrait de son sac Ikea le résultat de son talent et de tous ses efforts. Son rêve, décliné en seize foulards porteurs de sa propre histoire, ressemble à un tour du monde soyeux et coloré. Mais avant de s’y draper, reprenons depuis le début…

     

     

     

    Une photo publiée par Luna Ribes (@lunaribes) le

     

    De l’Angleterre à Milan…

    Lorsqu’elle termine l’école obligatoire, Luna Ribes décide d’emprunter une toute autre route que celle qui se serait automatiquement dessinée devant elle: décidée à étudier ce qui la passionne vraiment, elle prend le chemin du Royaume-Uni, où elle termine ses études secondaires, choisissant avec bonheur les branches art, bijouterie et design.

    La suite semble avoir été écrite à l’avance, toute naturelle, comme un parcours idéalement tracé pour elle. Ce n’est pourtant qu’une impression, puisque la jeune femme n’a jamais hésité à prendre des initiatives. Après avoir gagné un stage d’été dans la capitale de la mode italienne, en participant à un concours, Luna Ribes se présente aux Beaux-Arts de Milan. Son dossier, bien que très différent de celui que proposaient les autres candidats, est retenu. A dix-huit ans seulement, elle y étudie le tricot, le tissage, le marketing… Les portes de l’univers de la mode s’ouvrent progressivement, accueillant avec joie cette nouvelle et prometteuse recrue.

     

     

    Une photo publiée par Luna Ribes (@lunaribes) le

     

    De Milan à Chanel…

    La jeune femme se lance alors dans une série de stages, à Paris cette fois, lors desquels elle emmagasine tout le savoir qu’elle possède aujourd’hui. D’abord  chez Chanel Goosens, elle passe par la Maison Michel avant de trouver une place dans l’atelier Matart, un créateur de bijoux dont les clients comptent notamment Saint Laurent, Tom Ford ou encore Marc Jacobs. Depuis, les caprices de la mode n’ont plus aucun secret pour Luna: «Ce dernier stage m’a énormément appris, raconte-t-elle. Il arrivait qu’un client demande un bijou pour un défilé et change complètement d’idée au dernier moment!» Ces expériences ont mené la jeune femme à développer une certaine force de caractère, indispensable dans ce domaine. «D'abord je fonce, puis, une fois sur place, je fais face, résume Luna. Je n'ai absolument aucun regret.»

    Si Luna évoque ses différents stages avec beaucoup de tendresse et d'enthousiasme, elle désirait par-dessus tout voler de ses propres ailes. Ainsi, de retour en Suisse avec une cargaison d’expériences et un carnet d’adresses bien garni, elle se lance. «Ce projet de foulards était déjà dans ma tête avant que je parte pour Paris, admet-elle. J’aime tout ce qui est accessoires et imprimés, mais je tenais à commencer par les foulards.»

     

     

    Une photo publiée par Luna Ribes (@lunaribes) le

     

    Le tour du monde en 16 foulards

    Une fois les foulards dessinés, il fallut passer à la réalisation. Après une recherche minutieuse, Luna a fini par dénicher le fournisseur qu'il lui fallait: «Comme il n'était pas facile de trouver du 100% Suisse, j'ai lancé des recherches à Côme. C'est alors que j'ai fait la rencontre de Paolo, qui possède une petite entreprise de textiles. Il m'a tout de suite prise au sérieux.» Séduite par les magnifiques cachemires et les finitions main que proposait Paolo, Luna a décidé de lui faire confiance. Très satisfaite de cette collaboration, elle a tenu à préciser l'origine du tissu sur l'étiquette de chaque foulard. 

     

     

    Une photo publiée par Luna Ribes (@lunaribes) le

     

    «Quand Paulo a terminé les foulards, je me suis précipitée à Côme pour les voir, raconte-t-elle. J'ai ouvert chacune des boîtes pour vérifier si tout allait bien.»

    Lorsqu'elle évoque sa gamme de foulards, les yeux de la jeune créatrice se remplissent d'étoiles: «Cette collection, c'est mon petit tour du monde». sourit-elle. Des rives du Léman aux plaines du Pérou en passant par New York, chaque pièce possède son histoire propre et raconte la découverte d'un lieu différent du monde. Les couleurs, les dessins et les somptueux détails dans lesquels Luna a investi toute sa créativité résultent d'une collection unique qui s'adapte aux envies et aux goûts de tous. Au toucher, les foulards sont d'une ravissante douceur et reposent dans les mains, plus légers qu'une plume. Autour du cou, ils sont une étreinte fluide, légère, et apportent une éclatante touche d'authenticité et de couleur à une tenue. 


    © Luna Ribes

    Un nom qui reste en tête

    Derrière tout ce travail, Luna bénéficie d'un très bon «support system»: ses parents, Sandrine et Oscar, lesquels l'ont toujours soutenue. Son frère, Dimitri Ribes, a également déployé tout son talent de graphiste dans le design du site, du logo et le packaging de Luna. D'ailleurs, interrogée sur le nom de sa marque, la réponse de la jeune femme est prête: «J'ai voulu garder mon nom tel quel, car au fil de mes études j'ai remarqué que tout le monde s'en souvenait. Un jour, quelqu'un m'a dit qu'il lui évoquait même un personnage de bande-dessinée.» Une chose est sûre: nous garderons ce nom bien en mémoire. Car nous risquons de l'entendre de plus en plus souvent, au fur et à mesure que cette prometteuse créatrice développe sa marque éponyme. 

    Souriante, elle repart, son sac Ikea sur l'épaule. Devant elle, l'horizon est ouvert, plein de promesses, empreint de couleurs et surtout, rempli de possibilités. 

     

     

    Une photo publiée par Luna Ribes (@lunaribes) le

     

    Informations pratiques

    Les foulards de Luna Ribes sont disponibles dans quatorze boutiques en Suisse, dont Ausoni à Lausanne, Comme un Gant à Sion et Vevey, PICIBI à Genève ou encore la boutique FUN à Fribourg.

    La liste complète est disponible sur le site Internet de la marque. 


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