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Créatrices de ba&sh: «un conseil? S’émerveiller de tout»

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© DR

Rendez-vous avec les deux créatrices dans le café Arthur’s rivegauche à Genève. Aucun besoin d’être présenté pour reconnaître ce duo connu de la sphère mode. Habillées en ba&sh (jeans slim, blouses en soie et boots en daim), Barbara et Sharon ont ce «je-ne-sais-quoi» de la dégaine rock. A mi-chemin entre le cow-boy dans un saloon et l’allure de la Parisienne. Sexy, drôles, complices, heureuses d’être là, on comprend que ces deux-là fonctionnent au feeling. Et que leurs vêtements, sur elles comme sur leurs clientes, les rendent belles. Décodage d’un succès.

Des créatrices autodidactes

«On a un parcours complètement atypique» résume Barbara, la blonde, qui a travaillé dans le journalisme puis comme attaché de presse. Sharon, la brune, elle, a fait du droit. Le duo, qui s’est rencontré à 17 ans et qui bosse ensemble depuis une douzaine d’années, n’a rien perdu de l’enthousiasme de leurs débuts.

Barbara précise, «A l’époque, nous étions mères au foyer, on adorait nos enfants mais on avait envie de voir autre chose!» C'est une rencontre qui va faire le déclic. Un ami, un «business angel», propose ses services (et ses contacts dans des usines de production en Asie). Grâce à lui, elles montent leur entreprise textile. ba&sh était née, et la première collection lancée. Afin de traduire leurs désirs, elles s’entourent d’une équipe de style. Le succès suit rapidement.

Des vêtements pour répondre aux besoins du marché

Comment la réussite est si vite arrivée ensuite? «On s’est mis à la place des consommateurs, on a essayé de réfléchir à ce qu’avait vraiment envie la femme à cette époque. On ne voulait pas gagner un prix de design, on voulait juste porter et vendre des fringues dans lesquelles on se sentait bien!»

Une photo publiée par ba&sh (@bashparis) le

Le tandem propose alors des vêtements entre le luxe et la grande distribution. A cette période, la génération «Sandro-Maje-Kooples» n’existe pas dans le paysage mode. Globetrotteuses, modeuses sans être «fashion addict», le couple ba&sh développe une ligne tendance, qualitative et à prix juste. Leurs inspirations? «Notre placard, du matin au soir».


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L’âme commerçante - elles ont la tchatche pour - elles prennent quelques cintres sous les bras et partent vendre elles-mêmes leurs collections. Et les grands magasins parisiens s’intéressent vite à leur griffe, elles rentrent aux Galeries Lafayette dès la deuxième saison, dans la foulée, au Bon Marché. Puis, elles ouvrent leur première boutique pour montrer leurs univers. «A ce moment-là, on a nous a traité de folles, mais les galères, c’est tous les jours quand on fait de la mode. On a continué sans rien lâcher.»

Dès le départ, la presse les encense et leur apporte un soutien monstre. «Beaucoup de bonnes ondes» se remémore Barbara. Aujourd’hui, les associées comptabilisent plus de 100 boutiques, dont 3 en Suisse (Zürich, Genève et Lausanne) et des corners dans certains Globus.

Une photo publiée par Femina (@feminasuisse) le

Des collègues inséparables

Quand on les interroge sur les pièces qui ont fait l’ADN ba&sh, leur signature en somme, elles répondent à l’unisson, «nos robes, nos mailles, nos manteaux, nos combis pantalons.» Et quand on leur demande comment c’est de travailler avec sa «BFF», elles l’accordent, «on souhaite à tout le monde de trouver son binôme. Comme dans une famille, on se soutient H 24.»

Une photo publiée par ba&sh (@bashparis) le

L’entente est bienvenue, car en plus de partager le même bureau, imaginer en symbiose leur marque de A à Z, du lundi au vendredi, «un cerveau pour deux» synthétise Sharon… Les fausses jumelles ne se quittent jamais des yeux, même en vacances… Leur conseil «happy life»: «s’émerveiller de tout, tous les jours.»

«Des projets pour ne pas s’embêter»

Le futur de ba&sh s’annonce plein de désirs et d’envies. La nouvelle ligne de yoga est déjà disponible, et en juin, on les retrouvera durant une semaine au festival de musique de Calvi, à l’occasion du lancement de leur capsule mode festivalière. Alors #jobderêve leur carrière? «Oh oui» s’exclame Barbara, «il nous amène que du bonheur et nous fait vivre une belle expérience humaine (ndlr: elles emploient tout de même quelques 400 personnes!).» Un dernier rêve peut-être? Ose-t-on les questionner, «être connues davantage à l’international et peut-être ouvrir deux magasins à New York… un à Soho et un à Manhattan et pourquoi pas… une autre en Chine!» Une (belle) affaire à suivre.

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