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Saint-Valentin: Les histoires de vos plus belles rencontres amoureuses

Temoignages vos plus belles histoires de rencontres amoureuses

Rencontres dans le train, à Rome, lors d'un mariage, sur une application, au bord du lac... Entre souvenirs et déclarations, vos récits touchants prouvent que Balzac avait raison: le hasard est bel et bien le plus grand romancier qui soit.

© Vince Fleming-Ago / Unsplash

Les textes ci-dessous ont été légèrement éditionnés avant publication.

45 ans ensemble

«J'ai 73 ans et depuis 45 ans je vis une grande histoire d'amour avec mon mari Frédéric. Pourtant, je suis handicapée, ayant contracté la poliomyélite étant bébé. J'en ai gardé de graves séquelles. Mon mari ne se gêne jamais de pousser ma chaise roulante. À ses yeux je suis parfaite. Je souhaite que nous puissions passer encore de nombreuses fêtes de la St-Valentin ensemble.»

- Paulette

Love is... dans le train

«Nous sommes tous deux pendulaires, faisant le trajet entre Genève et Lausanne. Nous nous sommes rencontrés dans le train, une première fois, où nous avons échangé plusieurs regards. Deux semaines plus tard, nous nous retrouvons de nouveau sur le même quai, à la même heure. S’engage alors, pendant quelques jours, un jeu consistant à s’asseoir l'un à côté de l'autre ou en face (alors que le train est bondé, comme on le sait, à 18h entre Genève et Lausanne) et à se regarder pendant 42 minutes, en essayant de trouver tout signe permettant "d’identifier" en vain qui était l'autre. Et la, un soir, on se lance un "Bonne soirée". Mon cœur explose. Le lendemain, on ose enfin engager la conversation par un "Il fait tellement chaud" (quoi de mieux pour briser la glace que la météo n’est-ce pas?). À partir de ce moment, on ne s'est pas lâché. D’ailleurs, ce jour-là, on a tellement échangé qu’on ne s’est même pas demandé nos prénoms!»

- Roma

Coup de foudre en blanc

«Mon histoire d'amour avec l'homme de ma vie (dois-je vraiment le préciser?) a débuté au mariage de ma grande sœur. J'ai eu le coup de foudre en voyant le frère du marié... et lui aussi! Voilà bientôt un an et demi que nous sommes ensemble et nous songeons déjà à imiter nos frère et sœur respectifs.»

- Laurie

Un soutien dans la maladie

«Il est entré dans ma vie il y a exactement quatre ans, jour pour jour, suite à une rencontre des plus hasardeuses dans un moment de ma vie où j'étais au plus bas. Cette rencontre s'est produite grâce à une impulsion interne: alors que j'avais renoncé à ma sortie ciné de 18 h, un soir de décembre, en raison d'une grande fatigue, je me suis finalement motivée toute seule pour contrer la flemmardise. Arrivée au cinéma, en cette veille de réveillon, je tombe sur un ancien ami qui m'interpelle. Il est rejoint par un copain, que je connaissais aussi du temps de nos années de lycée. Celui-ci me reconnaît d'emblée. Ils m'invitent à m'asseoir entre eux deux. Une vibration passe... Fin de la séance, verres dans un bar, échange de numéros et une envie de revoir ce fameux copain de mon adolescence. Peu après, il m'appelle pour me souhaiter la bonne année. De discussion en discussion, on décide de se revoir. Evolution classique: restaurant, balade, pour finalement vivre une nuit d'amour très passionnée.

En parallèle à ma nouvelle vie sur mon nuage rose, mon corps fait des siennes et une douleur persistante finit par signaler la présence d'une tumeur. En même temps que j'avançais dans mon histoire d'amour, je rentrais dans les méandres de la maladie et des protocoles de traitement. Mon amoureux m'a accompagnée du moment du diagnostic jusqu'au dernier jour de traitement. Il a été d'une patience et d'un calme hors du commun, un ange, une âme bienveillante, tout en étant un homme passionné et très très amoureux. Je me demande combien seraient restés? À me voir chanceler, douter, perdre mes cheveux, vomir, pleurer, m'énerver... puis rebondir, se réjouir du nombre de globules blancs et de lymphocytes. Depuis, je pense sincèrement que ma guérison s'est faite aussi grâce à son soutien, sa présence, à l'énergie positive que l'ocytocine déclenche dans le corps à chaque câlin, caresse, baiser, mot doux. Je suis heureuse de m'être obligée de sortir de ma zone de confort, ce 30 décembre, et d'avoir bravé les circonstances, seule comme une femme libre.»

- Anonyme

Une demande digne d'un film

«Mon mari et moi nous sommes rencontrés il y a 13 ans, notre premier baiser au restaurant Oba-Oba à Malley restera gravé en moi toute ma vie. Après avoir vu Gran Torino au cinéma, nos lèvres ne se quitteront plus durant toute la soirée, on dansera jusqu’au petit matin. Cinq ans après il me demandera en mariage dans l’avion pour la République dominicaine, au micro, devant tout le monde, en allemand... puis à genoux devant moi en français. Un vrai conte de fées! Il y a deux ans notre fils naîtra, notre beau fruit. Je suis heureuse et comblée aux côté de ce merveilleux mari, papa et amant qu’est mon homme… Le mariage c’est beau, c’est un jardin à soigner et dont il faut prendre soin tous les jours.»

- Carmen

C'était le 5 mai 1946...

«On leur avait pourtant dit de rester à la maison! Recommandation qui ennuyait visiblement beaucoup la jeune fille qu'était ma mère. Mais ses parents avaient été formels, eux absents, pas de sortie! Seulement voilà, le jour précédent, son amie et collègue de bureau l'avait persuadée de l'accompagner à une rencontre d'étudiants de l'uni de Neuchâtel. Non que cela l'enchantât beaucoup mais son amitié supposait ce petit sacrifice. Bravant donc l'interdiction, et avec la complicité de sa jeune sœur, elle se prépara avec soin, laissant en partant, dans un réflexe bien féminin, les lunettes de vue qu'elle portait habituellement. Arrivées sur place, elles burent quelques verres et entamèrent de joyeuses discussions avec la jeunesse présente. Jusqu'au moment où... Le ciel, jusque-là serein, se couvrit brusquement, les nuages noirs s'enroulèrent, libérant leurs épées de feu dans un grondement de fin des temps. La fin d'un temps, précisément, celui de l'insouciance papillonnante de la jeunesse et l'entame d'une vie nouvelle, de tous les possibles et de tous les rêves. Le coup de foudre!

La vision artistiquement floutée ce jour-là par son sursaut de coquetterie, ma mère eut la révélation, imprécise mais impérieuse, de l'homme de sa vie, beau brun à l'abondante chevelure ondulée. La réciprocité de cette magique attirance fut totale et le monde autour d'eux cessa d'exister. Nul ne se rappela en détail des heures qui suivirent. Mais il advint, à l'encontre de toutes les conventions en vigueur à cette époque, que le beau, invité par sa belle, la suivit jusque chez elle, au Locle. Les parents toujours absents, la jeune sœur, toute de gentillesse, leur concocta un grand plat de frites appétissantes. Ce fut l'un des repas les plus bizarres auquel elle assista. Nos deux tourtereaux, complètement silencieux, se fixaient, extatiques, les yeux dans les yeux, leurs frites refroidissant dans l'assiette. Ils n'y touchèrent point. Ayant quelque peu repris leurs esprits, ils se donnèrent alors rendez-vous, pour le dimanche suivant, sur le quai de la gare de Neuchâtel.

Ma mère m'avoua qu'elle avait eu grand peur de ne pas le reconnaître, l'image de l'élu s'étant légèrement dissipée dans son esprit durant la semaine... amnésie qui, apparemment, n'avait pas affecté le prétendant car, à peine avait-elle posé le pied sur le quai qu'une voix masculine lui intima: "N'allez pas plus loin mademoiselle !"

S'ensuivirent alors des rencontres et un abondant échange épistolaire, de longues lettres qu'ils s'échangèrent durant des mois, un moyen de faire connaissance, d'échanger leurs idées et de mettre à l'épreuve leur première attirance. Leur amour s'épanouit ainsi, et il dura jusqu'à la fin. Ces lettres, elles existent encore, précieusement conservées. Qui sait si, dans les générations futures, un cœur romantique s'autorisera, le temps ayant passé, à consulter cette mémoire, une petite partie de son être, quelques fils dans le tissage d'une vie. C'était le 5 mai 1946.»

- Anonyme

© Annie Spratt / Unsplash

Amour d'enfance et résilience

«Lorsque nous avions huit ans, nos familles respectives passaient pas mal de temps ensemble. Nous avons donc grandi et joué ensemble, jusqu'à tomber "amoureux" vers l'âge de dix ans (se tenir la main représentait le summum pour nous). À 12 ans, mon petit cœur s’est brisé car il a déménagé en France. Nous nous sommes écrit pendant deux ou trois ans, puis avons perdu contact à l'adolescence. Vers l’âge de 28 ans, revenant en Suisse, il a repris contact avec des amis d’enfance, dont je faisais partie. Je lui ai proposé d’aller boire un verre et, depuis ce rendez-vous, nous nous sommes régulièrement revus. L’essence de chacun était restée intacte, nous avions simplement mûri et grandi.

Nous nous sommes mis ensemble en 2013, avant d'emménager ensemble deux mois plus tard et de se fiancer encore deux mois plus tard. En mai 2014, nous nous sommes dit "oui". Par la suite, nous avons connu le deuil périnatal, l’infertilité puis la stérilité, les diagnostics de maladies évolutives, douloureuses et handicapantes. Nous avons découvert la résilience et réussi à créer notre famille, différente du modèle traditionnel: un chien et deux chats. Nous allons célébrer nos 9 ans de vie de couple, 8 ans de mariage. Nous avons connu des hauts et des bas, mais nous sommes toujours amoureux et ensemble. J’ai envie de rappeler au monde que la vie et le bonheur ne ressemblent pas à des listes d’épicerie avec des cases à cocher.»

- Cynthia

L'Amour est patience

«C'était en 2006. Moi, maman solo fraîchement séparée. Mon meilleur ami me propose un week-end en Suisse alémanique et une virée chez Gianni et sa femme, de très bons amis qu'il se réjouit de me présenter. Pas très enthousiaste, ni dans l'esprit de faire des rencontres, je me dis toutefois que cela me changera les idées. Nous arrivons chez Gianni (qui pour moi habite au bout du monde). Je le vois et je sais immédiatement (lui pas) qu'il sera mon mari. Avec mon ami, nous repartons au bout du Léman, le coucher du soleil est magnifique et je me dis que je suis folle, qu'il est marié... Mais une petite voix me conseille d'attendre, me persuade que les choses se feront. Je fais confiance et reste sereine, me disant que si ça doit se faire, ça se fera. Le temps passe et, en 2008, mon ami m'apprend que Gianni se sépare. Je lui envoie un SMS, me demandant s'il se souvient de moi. Il m'appelle après quelques jours (lesquels me semblent aussi longs que les deux ans déjà attendus). Un coup de fil magique, une vraie rencontre, puis d'autres, les présentations avec mon fiston: notre relation se construit. Un déménagement, une maison, deux enfants plus tard, nous avons toujours une relation encore plus magnifique et plus riche que celle que j'espérais. Tu es l'amour de ma vie. Merci pour ta confiance, le quotidien avec toi, ce que nous partageons et ce qui viendra...La vie est belle avec toi. Je t'aime.»

- Nicole

Premier baiser

«Mon amour, tu as surgi du passé par la rue de la Corraterie. Tu t’es dirigé vers moi, en me demandant si je me rappelais de toi. J’ai dû rembobiner mes souvenirs pour te retrouver, une trentaine d’années plus tôt. Durant quarante-cinq minutes nous nous sommes raconté les principaux événements de nos vies, sans nous quitter des yeux un seul instant. Trois semaines plus tard, nous nous sommes retrouvés un soir dans un bar pour boire un verre. On a discuté jusqu’à tard dans la nuit, puis tu m’as ramenée tout près de chez moi. Juste avant de m’embrasser rapidement trois fois sur les joues, tu m’as dit "Je n’ai pas vu le temps passer". J’ai répondu "moi non plus", mais en réalité, je m’étais sentie vivre chaque seconde de ce temps passé avec toi. Peu après, nous avons vu un film puis bu une bière à Carouge. En sortant du bistrot, nos mains se sont touchées. Après quelques pas, on s’est arrêtés. C’est l’air qui dessinait mes contours et me soutenait. Funambule à la fois concentrée et libre, je dansais sur le fil au bout duquel tes lèvres m’attendaient. Mon cœur battait dans mes paupières fermées, j’avais l’impression de me dissoudre dans l’air. Et nous avons passé notre première nuit ensemble.

Mon amour, je suis toujours aussi émue qu’à nos débuts. Mais maintenant, j’ai l’expérience de la plénitude que m’apporte ta présence dans ma vie. Je me sens belle dans tes yeux et sous tes mains. J’aime te regarder, t’écouter, te parler, te caresser, m’offrir à toi. J’adore quand on s’embrasse en fermant les yeux, puis qu’on les ouvre, au comble de l’émotion. Je suis heureuse de partager tant d’activités réussies, de discussions passionnantes, de vivre des émotions intenses avec toi. J’aime vraiment être avec toi. Mais j’aime aussi te savoir heureux en montagne et te retrouver ensuite. De même, je traverse certaines joies méditatives sans toi et me réjouis d’en partager les impressions. Dans tes bras, je suis à ma place dans l’Univers. Je t’aime à l’infini.»

- Lucie

Tout commence par une amitié...

«Je venais de prendre un nouveau poste, déterminée et curieuse: ce n’était pas là que je pensais trouver l’amour. On ne s’est pas tout de suite remarqués, mais il a été l'une des premières personnes avec lesquelles j’ai eu le plus de "feeling". Quand j’étais avec lui, ce n’était que du rire et des blagues à longueur de journée. Puis, les pauses café ont commencé à devenir plus intimes, alors que les confidences s'ajoutaient aux rires. Je suis devenue sa meilleure amie et lui aussi. C’était une relation qui se traduisait comme une évidence. Un sentiment de le connaître depuis toujours. Quelques mois plus tard, nous étions supposés sortir avec des amis. Bizarrement, tout le monde nous a posé un lapin et il ne restait que nous deux. Les verres ont commencé à s’enchaîner, les confidences… nous avons ri jusqu’à en avoir mal au ventre. Puis, nous sommes allés nous balader. Au cours de cette petite balade de "décuvage", un premier baiser a été volé… puis un deuxième… un troisième…

Lundi, nous étions de retour au bureau et nous nous envoyions des vannes à ce sujet. Il me taquinait, je le taquinais. En milieu de semaine, nous sommes allés boire un verre et il s’est reproduit exactement la même chose. Il a fallu du temps pour comprendre ce qui se passait. Nous nous sentions de nouveau adolescents, à devoir se cacher jusqu’à savoir ce que nous étions. Aujourd’hui, la remarque que nous recevons le plus, c’est qu’on fait la paire. On se complète. Et surtout, nous savons garder notre âme d’enfant quand nous sommes ensemble. C’est fou, parfois c’est juste sous notre nez. Jusqu’à ce fameux soir, je ne pensais pas que j’allais trouver "ma" personne. Parfois c’est en ne cherchant pas… qu’on le trouve!»

- Anonyme

L'amour passe (aussi) par l'estomac

«C'est via la cuisine que j'ai rencontré mon mari, alors que j'étais végan. Depuis, je mange de tout et même, apprécie les bonnes viandes rouges. Et puis, nous avons découvert une passion commune pour les concours culinaires. Nous avons plus de 40 concours à notre compteur.»

- Dao Nguyen

Une évidence

Mon histoire d'amour a commencé pendant la crise du Covid-19, par une rencontre sur un réseau social, alors que je sortais d'une relation compliquée et destructrice. J'ai brièvement essayé Tinder, dont l'aspect sélectif et axé sur le physique ne m'a pas convenu, avant de me tourner vers un réseau payant qui me semblait plus sérieux. Moi, payer pour me trouver un homme!? Etant maman solo, avec un budget coincé, voire en mode survie certains mois, l'idée de payer faisait autant mal à mon porte-monnaie qu'à mon ego. Mais avec un job à 80%, une louloute à la maison, n'ayant pas de réseau de potes me faisant sortir tous les week-ends et voyant beaucoup de bars fermer en raison de la pandémie, ce fut la solution qui me paraissait la plus adaptée. Après ma connexion j'ai eu beaucoup de demande de contact, mais le seul qui a retenu mon attention était dans les tout premiers. Ce fut simple, fluide, une évidence. Mon évidence, mais également la sienne. Comme si nos âmes s'attendaient. On parle souvent d'âmes-sœurs mais au delà il y a les âmes jumelles, l'évidence.

Malgré les défis, on s'est trouvé et on se voit vieillir ensemble. C'est logique. Il y a tellement d'amour dans nos gestes, mots et regards, ça ne s'explique pas. Sans vouloir faire de peine à mes ex avec lesquels j'ai vécu de belles histoires, toute ma vie j'ai ressenti comme un manque, une partie de moi qui n'était pas comblée. La naissance de ma fille a été salvatrice, m'apportant ce lien viscéral qui me manquait. Et maintenant, il y a ma relation amoureuse qui comble cette dernière partie de mon cœur et fait de moi une femme comblée. Je souhaite à tout le monde de rencontrer une personne qui pourra faire ressentir ce genre d'émotion. Cette évidence.»

- Mélanie

© Casey Horner / Unsplash

Une chanceuse erreur

«Il y a de cela sept ans, j'ouvrais un courrier et recevais un ordre de marche me convoquant à mon tout premier cours de répétition. A l'armée, j'étais incorporée avec les chauffeurs poids lourds. J'avais voulu suivre les traces de mon père. Toi, tu avais choisi les machinistes. Je remercie le ciel que nous ayons fait ces choix et surtout, que tu aies reçu le mauvais ordre de marche à ce moment-là. Sinon comment nous serions-nous rencontrés? Aujourd'hui, cela fait trois ans que nous avons terminé nos obligations militaires et nous voilà toujours ensemble, tous les deux (oups avec les chats aussi). Comme quoi le bonheur arrive bel et bien lorsqu'on s'y attend le moins.»

- Cindy

L'amore a prima vista

«J'ai 72 ans, je me souviens de ces vacances romaines à Pâques. Comme chaque année à cette période, je squatte chez mon amie. Cette fois-ci, je laisse derrière moi pour quelques jours une relation compliquée, encore non résolue. J’ai un peu plus de 40 ans. La décision du jour: visite de La Chapelle Sixtine, je file, joyeuse et allégée de toute contrainte. En longeant la route, une silhouette me dépasse, démarche souple, élégante, long manteau flottant, coup de cœur sur vue de dos? J’ai envie qu’il me remarque, je mets le turbo, je le dépasse, il me dépasse. Entrée dans la Chapelle Sixtine, je ne lève pas les yeux au plafond: ça me ferait perdre mon point de mire! rien à cirer tant je suis occupée à le repérer. S’ensuit un chassé croisé, un moment chasseuse, un moment proie, je pense qu’il s’est aussi pris à ce jeu. Au bout de deux heures, je décide de m’en aller, les papillons dans le ventre me suffisent pour me sentir vivante, et puis j’ai rendez-vous avec mon amie en fin de journée.

A nouveau je longe la route en sens inverse. Soudain à ma hauteur, l’inconnu pour qui mon cœur battait la chamade m’adresse la parole, en italien, alors qu'il est allemand. Par chance, je peux me débrouiller et entamer une conversation dans ces deux langues. Un taxi passe à notre hauteur, nous nous y engouffrons dans un éclat de rire. Me voila embarquée avec mon coup de foudre, avec encore quelques heures devant moi avant de rentrer. Soleil, ciel bleu, printemps et petits oiseaux! Terrasse à Campo de'Fiori, mon marché préféré, spaghettis et vin, nous nous racontons. Nous filons pour la Piazza Navona, trouvons une nouvelle terrasse, renversons un verre: lui ou moi? Tout s’entrechoque, c’est une émotion envahissante, une parenthèse hors du temps, intense, une attirance forte et mutuelle qui s’est arrêtée à la piazza ou ailleurs dans une rue, sans se toucher. J’ai failli annuler mon vol de retour du lendemain, failli annuler mon autre rendez-vous et failli passer la soirée avec lui. Et puis non, nous nous sommes quittés dans la légèreté. Le sans lendemain reste un moment magique de ma vie auquel je pense avec une immense tendresse.»

- Dom

Au bord du lac

«L'année de mes 50 ans, je déambule au bord du lac quand soudain je croise un très bel homme. Nos regards se figent, nous nous retournons, nous nous sourions et poursuivons chacun notre chemin. Arrivée au resto, je m'assieds et commande mon repas, quand tout à coup surgit à l'autre bout de la terrasse, le bel homme que je venais de croiser: mon cœur s'emballe. Il s'assied à bonne distance, commande un café et à nouveau nos regards se figent et nous ne nous quittons pas des yeux. Il demande un stylo au serveur, prend le ticket de sa consommation et écrit. Il se lève, passe à côté de moi sans s'arrêter, lance le bout de papier chiffonné sur ma table et disparaît.
Mes mains tremblent quand je découvre le message "Si vous le voulez bien, vous pouvez m'appeler dès 13h30". À 13h32 j'ai composé son numéro, sa voix m'a plu instantanément, nous avons fixé un rendez-vous au port. S'en est suivie une belle histoire d'amour de 12 ans.
Même si notre histoire s'est malheureusement terminée, cette rencontre reste gravée dans mon cœur et chaque année à la même date, je la revis secrètement, avec une grande nostalgie. Je me sens chanceuse d'avoir vécu un tel coup de foudre.»

- Nilla

Une proposition rêvée

«Je me réveille dans la maison de l’homme qui dort paisiblement à mes côtés. Je me lève et m’approche de la fenêtre. Le jour m’honore de cette lumière chaude d’un blanc de sable. Il s’étale à l’infini, léché par un océan qui semble également se réveiller. Plus loin les palmiers apportent une touche de vert agrémentée de chants d’oiseaux qui épouse parfaitement la plage et l’océan. Un cheval blanc broute une herbe rare et le bungalow du charmant hôtel qui se trouve un peu plus loin, diffuse une musique de lambada. J’y ai dansé toute la nuit avec l’homme au corps musclé et aux cheveux noirs qui dort, abandonné dans les draps blancs de ce grand lit. "Parfait" me dis-je en souriant, accompagnée du bruit léger des vagues. On ne m’attend nulle part, à part dans ce lit. Ma main caresse son dos qui se détend tel un chat. Il ouvre les yeux et j’aime son regard franc et heureux.

"Tu sais que tu es une femme exceptionnelle?" Je souris. "Oui, exceptionnelle… Cela faisait plusieurs semaines que je t’observe danser. (Ah bon?) J’ai confiance en toi et j’ai une proposition à te faire." Pitié, pas le mariage! Il continue, sûr de lui: "Tu as vu dans les journaux que je suis mannequin? Donc je suis souvent en voyage. J’ai besoin d’une personne intègre pour gérer mon hôtel que tu vois sur la plage. Est-ce que tu veux bien rester pour t’en occuper?" La surprise me coupe la voix. Il panique et se précipite dans son discours: "Tu n’auras rien à faire! Juste gérer le personnel, veiller aux comptes et promener mon cheval sur la plage tous les matins… et moi en bonus de temps en temps. Cet épisode m’a donné la preuve que le temps peut subitement s’arrêter et j’ai appris, à ce moment précis, ce que signifie les mots: libre arbitre et destin. Quelle a été ma réponse? A vous de l’imaginer…»

- Sandrine

Jolie correspondance

«Je faisais tranquillement mes courses lorsqu’un membre du personnel du magasin m’interpelle pour me dire que j’ai de jolies chaussures. Un compliment, même si banal, fait toujours plaisir. Lors de mes passages suivants dans ce magasin, j’avoue que je prêtais un peu plus attention à ma tenue, ma coiffure tout en restant naturelle.

Durant deux ans, nous poursuivons un très léger plan drague avec une phrase par-ci ou par-là, en se croisant dans les rayons. Au printemps, le monsieur qui se lance dans un job à son compte en parallèle me donne sa carte de visite. Je la mets dans une poche de mon sac mais je l’oublie volontairement car je ne veux pas faire de bêtises. A la fin de l’été, après quelques échanges dans son nouveau magasin, il me dit que je suis vraiment "canon". A bientôt 50 ans, quel bien ça fait! Quelques minutes plus tard il me tend un petit billet vert que je m’empresse de cacher dans mon sac. Une fois arrivée dans ma voiture, je lis sans grosse surprise un numéro de portable. C’est vendredi, je cogite tout le weekend à réfléchir si je donne suite. Va s’en suivre une jolie correspondance avec le vouvoiement qui donne un petit côté Christian Grey. Aujourd’hui, six mois plus tard, nous entretenons toujours une excitante relation, par messages et quelques rendez-vous clandestins pour de torrides corps à corps dans des endroits insolites.»

- Anonyme

Libre comme l'air

«A 35 ans, je n'étais pas heureuse dans mon mariage après avoir mis au monde deux garçons magnifiques. Je suis ensuite redevenue libre comme l'air. De nombreuses anecdotes ont suivi: une rencontre avec un gérant de pneus qui venait chanter au balcon de mon appartement, un garagiste qui, lors d'un café, me chantait "Que je t'aime" dans le restaurant, un marchand de fromage qui me demande ma main au marché... J'arrive à mes 60 ans et je recherche la perle rare.»
- Christine

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