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Regards sur le défi sportif

Regards sur le défi sportif

Trail Verbier Saint-Bernard.

© Trail Verbier Saint-Bernard

Les courses populaires se sont multipliées ces dernières années et les compétitions classiques se déclinent maintenant en plusieurs types de parcours, car de plus en plus de monsieur et madame tout le monde souhaite y participer. Que ce soit les 20km de Lausanne, la course Vionnaz-Torgon (ViToDoJo), ou le trail Verbier Saint-Bernard, ces compétitions attirent toujours plus d’amateurs.

Marie, étudiante de 25 ans, et Mélanie, assistante en pharmacie de 31 ans, se sont lancées le défi de participer à une course de montagne pour la première fois. Elles nous expliquent les raisons qui les ont amenées à vouloir se dépasser, et nous offre un autre regard sur le défi sportif.

Une aventure vers l’inconnu

De caractère compétitif, ni l’une ni l’autre n’est pour autant sportive d’élite, ou n’a d’expérience dans les courses à pieds, dont le trail est une forme particulièrement exigeante. Ces épreuves se déroulent en montagne, dans un environnement à la fois hostile et d’une beauté exceptionnelle. Ils sont de différentes longueurs et difficultés, ouverts aux amateurs ou non. On peut citer par exemple l’Ultra Trail du Mont-Blanc (168km, 9600m de dénivelé), celui des Dents du Midi (57 km, 4410 m de dénivelé) ou encore le Trail Verbier Saint-Bernard «X-Alpine» (111km, 8400m de dénivelé).

Une première entre amies
Les deux Valaisannes ont pour but de terminer «Liddes-Verbier», une des courses proposées par le Trail Verbier Saint-Bernard. Marie nous explique qu’il s’agit d’«un parcours de 29 km avec 2500 m de dénivelé positif, qui s’adresse aux personnes ayant l’habitude de faire de la marche en montagne et voulant se lancer un petit défi ou découvrir le monde du trail. C’est donc accessible aux sportifs amateurs comme vous et moi.» L'objectif est vraiment de terminer la course, car «comme c’est un peu l'inconnu, j’ai de la peine à me fixer un chrono de référence» explique Marie.

Si Mélanie dit être confiante et ne pas avoir de peur quant à cette aventure, son amie avoue craindre les blessures: «je serais très frustrée de m’être entraînée pendant plusieurs mois et de me tordre une cheville deux semaines avant la course.»

Plus qu’un défi sportif, une ouverture à un autre mode de vie

N’étant pas habituées à ce genre de compétition, les deux jeunes femmes ont mis au point un entraînement en fonction de leurs possibilités. Elles s’entraînent 3 à 4 fois par semaine, notamment en allant courir ou marcher plusieurs heures «afin de faire le plus de dénivelés possible». Mélanie explique alterner course à l’extérieur et renforcement musculaire en salle, mais il est difficile d’avoir une régularité sans faille, «puisqu’il faut faire coller vie familiale, boulot et entraînement». La maman de deux enfants avoue qu’elle a la chance d’avoir le soutien de son compagnon. «Mon meilleur coach? Mon mari» nous confie-t-elle, «malgré sa vie professionnelle chargée, il m’encourage tout le temps. Quand il rentre du travail je peux partir faire du sport

Renouer avec son corps et l'environnement
Leurs entraînements, le plus souvent entre amis, sont une chose nouvelle, surtout pour Marie qui confie que ça lui a permis de prendre confiance en elle, car «quand on se sent mieux dans son corps, c’est bon également pour l’esprit». Les jeunes femmes soulignent alors le fait que «le trail est une course qui ne se joue pas uniquement dans les jambes», il faut être d’une grande endurance mentale avant tout. A côté du physique, ce défi leur a donné l’occasion de passer plus de temps dans la nature, comme le souligne Marie: «on a tellement de chance de vivre dans les montagnes valaisannes, on habite au milieu d’un immense terrain de jeu et j’ai l’impression que je profite plus de cette nature maintenant.»

Une rencontre plus qu’une compétition

La course à laquelle les filles participent n’a pas de palmarès, les organisateurs ont donc pensé aux personnes comme Marie et Mélanie dont l’objectif «n’est pas un classement ou un chrono». Elles nous disent vouloir plutôt «bien se préparer pour être contentes de nous à l’arrivée.» Elles espèrent franchir la ligne de Verbier avant la nuit, sans néanmoins se mettre la pression. Comme elles le suggèrent, cette épreuve est aussi l’occasion d’apprendre à se connaître dans des conditions particulières: «peut-être qu’en pleine course je vais me découvrir des traits de caractère insoupçonné», confie Mélanie.

Une ambiance amicale
On le comprend, la compétition n’est pas tant avec les autres coureurs, et c’est certainement aussi cela qui fait la popularité de ces courses. Les concurrents se transforment en compagnons d’aventure, en soutien moral. Il n’est alors pas rare de voir des participants se donner une tape dans le dos et s’encourager. C’est donc un affrontement avec soi-même qui permet d’exploser ses propres frontières: les limites que l’on s’impose au quotidien, la routine, la mauvaise image que l’on porte sur son corps ou ses capacités. Ces courses sont donc bien plus que des compétitions, elles constituent des rencontres, avec la nature et avec soi-même.

Le mot de la fin est pour Mélanie: «j’aime aller de l’avant en me disant que rien n’est impossible, aucun défi n’est insurmontable.»

Vous voulez les rejoindre?
Si elles vont ont donné envie de dépasser vos limites ou de découvrir les magnifiques paysages de la région, vous pouvez aussi vous inscrire à la même course.

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