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«J’enseigne l’art du savoir-vivre»

Jessica Genoud

«Il convient d’avoir, à tout moment, un comportement respectueux envers toute personne qu’on a le privilège de rencontrer: un balayeur de rue mérite tout autant d’égards qu’un chef d’entreprise.»

© Jessica Genoud

«La vie en internat dans les Grisons fait partie de mes plus beaux souvenirs de jeunesse, mais j’entends encore le claquement de la porte du dortoir et le sifflement strident de la baguette de roseau qui s’écrasait sur nos fesses, lorsque les surveillants nous surprenaient à discuter après l’heure du coucher. Cette expérience m’a été d’une très grande utilité, plus tard, notamment durant mon service militaire. J’avais appris à respecter les ordres, à trouver ma place parmi des personnes issues de milieux différents. Je savais obéir.

Mon parcours professionnel a été entièrement dédié au service de la diplomatie militaire. J’y ai occupé le poste de chef du protocole, avant de passer trois ans à l’étranger en tant qu’attaché de défense. Ma carrière s’est achevée au sein du Service de renseignements. En 2000, le ciel étoilé de la généralité ne me souriant pas (comme j’ai pris l’habitude de dire), j’ai décidé de prendre mon envol. Rester m’aurait contraint à tourner en rond dans un univers auquel j’avais consacré trente ans de ma vie. C’était le moment de le quitter.

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Une envie de partager

Mon engagement au Service du protocole m’a permis de rencontrer des personnes de cultures diverses, et de pratiquer cinq langues. En plus d’avoir bénéficié d’une excellente éducation, j’ai eu la chance de travailler sous les ordres de chefs exemplaires. Le souhait de partager les fruits de cette expérience est devenu si présent que j’ai décidé d’en proposer l’enseignement à tous ceux que cela pourrait intéresser. Je me suis donc mis à mon compte, et j’ai fondé ma propre entreprise. J’ai même écrit un ouvrage, Usages du monde – Le savoir-vivre dans un monde sans frontières (aux éditions Licorne).

Quelques semaines après ce changement de vie, lors d’un souper familial, mon fils alors âgé de quinze ans, m’a dit: «Papa, depuis que tu fais ce nouveau métier, j’ai l’impression que tu manges dans mon assiette!» Effectivement, je devais passer plus de temps à observer sa façon de tenir ses couverts!

La politesse, un critère de sélection

Pendant mes cours, je propose à mes interlocuteurs une manière de se comporter pour répondre au mieux à l’attente des personnes qu’ils s’apprêtent à rencontrer, selon les coutumes de leur pays d’origine. Le manque de respect peut avoir des conséquences importantes! Un bon comportement peut même représenter un critère de sélection, dans le monde des affaires. Des chefs d’entreprises me demandent régulièrement de m’entretenir avec leurs collaborateurs, afin de s’assurer que ceux-ci soient au même niveau de représentation, dans leur attitude à l’égard des clients.

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Il y a quelques années, un directeur de banque m’a révélé comment il choisirait un nouvel employé parmi deux candidats à qualifications égales: d’abord, il observe l’état des mains; ensuite, il s’intéresse aux chaussures du prétendant. Pourquoi fait-il cela? Parce qu’il s’agit de critères mesurables, qui suggèrent une expression de respect envers soi-même: la gestuelle, la tenue et la propreté des souliers en disent beaucoup sur une personne.

Il n’y a jamais de deuxième chance pour la première impression!

Une forme de générosité

Je considère la politesse comme une forme de générosité: elle ne devrait jamais être intéressée. Si j’avais à donner un seul conseil à ceux qui aspirent à cette forme de considération à l’égard d’eux-mêmes et d’autrui, je dirais simplement ceci: il convient d’avoir, à tout moment, un comportement respectueux envers toute personne qu’on a le privilège de rencontrer: un balayeur de rue mérite tout autant d’égards qu’un chef d’entreprise.

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