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Je participe au marathon de l’Engadine depuis 49 ans

Je participe au marathon de l’Engadine depuis 49 ans

Françoise Stahel entourée de sa fille et petite-fille qui participent également au marathon.

© Suisse Tourisme/Lorenz Richard

Cet après-midi, je chausserai mes skis de fond pour aller m’entraîner. Ça tombe bien, ici à Klosters, le temps est magnifique. A un mois du marathon, je fais une quinzaine de kilomètres au moins deux fois par semaine. Je pars seule, sur les chemins autour de Klosters, où j’habite. A perte de vue, de grandes parties plates, puis d’autres plus vallonnées. Ce marathon, je n’en ai pas raté un seul depuis sa première édition, en 1969.

A l’époque, il a été créé comme une grande course populaire sur le modèle de ce qui se faisait en Scandinavie. Les gens d’ici ont eu la bonne idée de penser que cette belle et large vallée de l’Engadine pouvait être un lieu idéal. Il y avait alors 850 personnes inscrites, dont une cinquantaine de femmes seulement, prêtes à se lancer sur ces 42 kilomètres de parcours. J’étais parmi elles et j’ai été souvent très bien classée: troisième en 1969, deuxième en 1972. Depuis, la course s’est métamorphosée, les athlètes professionnels y participent, mais l’esprit est demeuré. Aujourd’hui, on s’élance sur les lacs gelés: le départ au lac de Sils à Majola, puis celui de Silvaplana, de Champfer, avant la traversée de la forêt de Statz puis Pontresina et l’arrivée à S-chanf. Cette édition 2018 compte quelque 14 200 inscrits!

Pour ma part, j’ai fait quarante-deux fois le parcours entier et six fois le demi, course à laquelle je m’inscris désormais. Pour rien au monde je ne raterais ce grand événement.

Et, le jour J, durant deux bonnes heures, je me concentre sur mon effort. Je ne me sens jamais aussi en forme que le lendemain de la course même si je suis la femme la plus âgée à prendre le départ.

Hyperconnectée

Le sport fait vraiment partie intégrante de ma vie. En hiver, il y a le ski de fond bien sûr, mais je marche également beaucoup. J’ai la chance d’avoir un chien, donc je sors avec lui plusieurs fois par jour. Là, je me sens en communion avec le paysage qui m’entoure. Le yoga est une autre source de bien-être. Je le pratique deux fois par semaine. Cela me dérouille, car je ne suis pas très souple.Le reste du temps, eh bien, c’est simple, je m’active! Je travaille toujours vous savez: je gère des appartements de vacances en location à Klosters. Demande de disponibilités, envoi des contrats, gestion des départs et des arrivées, planning des femmes de ménage… en janvier, je n’ai pas arrêté car j’avais des hôtes qui étaient là dans le cadre du Forum de Davos. J’aime beaucoup avoir ce contact avec les gens et cela me permet d’entretenir les cinq langues que je parle couramment.

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Le matin, dès que je me réveille, je lis mes mails, je regarde mon téléphone, je réponds à mes SMS… Je suis très connectée, cela me permet d’entretenir le contact avec mes enfants et petits-enfants, dont certains sont à l’étranger. Je regrette parfois que les amies de mon âge n’utilisent pas ces outils, ce serait plus facile pour s’organiser.

D’origine française, je suis arrivée en 1959 en Suisse pour apprendre l’allemand.

Ce premier hiver, à Klosters, il faisait très froid, j’ai beaucoup pleuré mais je me suis accrochée.

Je travaillais comme réceptionniste dans un hôtel. Comme je m’ennuyais, je me suis dit, dès mon deuxième hiver grison, que j’allais m’essayer au ski. Mais la direction de l’hôtel, qui avait peur des blessures, ne le permettait pas. Bon, je me suis acheté des skis de piste, et j’en ai fait en cachette. Le fond est venu un peu plus tard.

Mon secret pour garder cette énergie? Une bonne condition physique héritée de ma famille. Puis j’ai toujours bougé, je n’ai jamais cessé de faire travailler mon esprit. J’ai quelques principes, et je m’y tiens!

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