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«À 27 ans, je suis médium guérisseuse»

Elodie medium vecu

«À 27 ans, cette vie comme intermédiaire entre le monde des vivants et celui des esprits me plaît. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante!»

© Zoé Jobin

Tout a commencé par une sortie de corps. Je devais avoir 4-5 ans, je croyais me rendre aux toilettes quand j’ai vu mon corps encore endormi dans mon lit. Bien que surprise, je n’ai pas eu peur de cette énergie. Je m’interrogeais pourtant: comment était-il possible d’exister au-delà de son corps? À partir de ce moment-là, des phénomènes étranges ont continué à se produire, me convainquant qu’il y avait des énergies autour de nous, une réalité parallèle que nous ne pouvions capter avec nos sens physiques et que je nomme volontiers le monde spirituel.

J’ai passé des nuits à me poser des questions sur la mort, sur l’après-vie, j’avais besoin de réponses. Lors des sorties de corps que j’ai effectuées entre 4 et 18 ans, il y a eu par exemple des explorations de lieux que je ne connaissais pas et qui, par la suite, se sont avérés réels et vérifiables, avec leurs détails d’objets, de pancartes, de noms de rue… c’était troublant et je notais ces éléments au fur et à mesure, dans un journal, pour être certaine que ce n’était pas ma tête qui inventait.

Durant ma jeunesse, j’ai également vécu différentes expériences de médiumnité physique, comme des objets qui volaient à travers ma chambre. Une fois, en Italie, chez ma tante, j’ai senti une présence dans la pièce dans laquelle je dormais quand, soudain, un jouet s’est mis en marche tout seul. J’avais peur qu’on me gronde à cause du bruit, j’ai pris mon courage à deux mains, je me suis levée pour l’éteindre et j’ai été interloquée de voir, au moment de tourner le bouton sur OFF, qu’il n’y avait pas de pile!

De l’art de maîtriser mon énergie

À 10 ans, j’étais fan du Japon et de mangas. Je voulais faire comme ces personnages qui s’entraînaient avec un maître pour affiner leurs perceptions et augmenter leur énergie, tel un muscle qu’on renforce. À défaut d’avoir trouvé un précepteur, je débutais mon entraînement: je devinais les couleurs et formes d’un jeu de cartes retournées, je regardais le tirage du Loto à la télé et notais les chiffres que je voyais dans ma tête avant que ces derniers soient tirés. Je prenais de plus en plus conscience de présences autour de moi, je passais des après-midi au cimetière pour capter énergies et sensations. Solitaire, j’avais le temps d’expérimenter! Car malgré quelques amis, je n’ai jamais réussi à me fondre dans la masse, je ne trouvais pas ma place, je souffrais de harcèlement scolaire.

Ma spiritualité m’a réellement sauvé la vie.

Toutefois, il y avait tout de même un souci: lorsque l’on se connecte trop à ces énergies subtiles, on crée un déséquilibre. Ça, je ne le savais pas encore. C’est là que les ennuis ont débuté. Je commençais à ressentir fortement les émotions des personnes autour de moi, ce qu’elles étaient en train de vivre. Au final, plus je devenais sensible et plus je me coupais du monde. Être dans la foule m’était insupportable, surtout lorsqu’un contact physique était à craindre, comme une bise ou un serrage de main. J’avais peur de perdre la tête.

Ma famille faisait preuve d’une grande ouverture d’esprit au regard de ma sensibilité, mais cela n’a pas suffi à me sentir pleinement comprise pour autant. À 8 ans, j’ai commencé à méditer avec mes parents, dans un groupe. J’ai appris à calmer mon mental et à me structurer. Durant l’adolescence, j’ai continué à ma manière et aujourd’hui, cette pratique fait partie intégrante de mon quotidien. Elle m’aide à développer un lien encore plus fort avec mon guide ou mon moi supérieur, si vous préférez, une sorte d’énergie intérieure, une partie lumineuse et sacrée.

À 16 ans, j’ai rencontré une médium qui m’a dit que j’avais un don et que je ferais la même chose qu’elle plus tard… cela m’a fait rire, je n’y croyais pas. J’avais une vision légère de ce milieu que je ne prenais pas au sérieux.

Médium de naissance, j’ai cru basculer dans la folie

Ma vie d’ambulancière

En 2011, la vie m’a guidée vers des études d’ambulancière, à Lausanne. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai senti que je devais faire cette formation de 3 ans et qu’elle serait un pilier pour la suite. J’ai dû trouver une technique pour restreindre ma sensibilité, car le job implique des contacts corporels fréquents! J’ai donc tout coupé… peut-être un peu trop. Au final, je ne me sentais plus moi-même. En 2014, à 23 ans, je terminais ma formation et des événements étranges ont commencé à se produire au travail. Par exemple, je ressentais les blessures, les douleurs exactes des patients, avant même d’arriver sur place.

Un soir, je suis morte. Cette nuit-là, je lisais dans mon lit quand, soudain, j’ai eu une sorte de crise.

Suant, étouffant, j’ai cru que c’était la fin. Je me suis alors précipitée sur mon téléphone pour appeler à l’aide, mais il ne restait que 3% de batterie et l’appareil s’est éteint d’un coup. Quelque chose tournait autour de moi, puis ça a été le trou noir. Le lendemain matin, j’allais bien, mais tout avait changé en moi. J’appelle ça ma mort intérieure. Depuis ce phénomène inexplicable, c’est comme si je m’étais véritablement réveillée.

Au saut du lit, j’ai tapé sur internet comment devenir médium et appris qu’il existait une école de médiumnité à Neuchâtel. Toutefois, malgré les nombreuses preuves et expériences que j’avais vécues, je n’osais pas faire le pas, je ne me sentais pas légitime. Finalement, j’ai tout de même entrepris cette formation d’une année pour me donner confiance et développer ma précision.

Je transmets les messages de l’autre monde

Moi, médium guérisseuse

En 2015, j’ai secrètement débuté mes premières séances intuitives, qui consistaient, par exemple, en des prises de contact avec les défunts. Une année plus tard, j’ai mis en place ma structure avec mon guide et le monde spirituel. Soucieuse de la qualité que je souhaitais offrir, je me suis inscrite à un cours pour qu’on évalue mes capacités. Ça a été le déclic. Je me sentais à ma place, je respirais. J’ai tout quitté du jour au lendemain et je suis repartie vivre sur ma terre natale, la Broye.

J’ai créé un espace dans mon petit appartement et j’ai accueilli les premières personnes, que je ne faisais pas payer. J’avais tout de même peur de me tromper, de faire faux, mais il fallait bien se lancer! La vie m’encourageait à continuer et m’envoyait toujours plus de monde.

Petit à petit, le bouche-à-oreille a fonctionné. Aujourd’hui, je réalise trois types de séances: des contacts avec des défunts, des guérisons spirituelles et des conversations avec le guide où je transmets des messages pour aider à clarifier une situation. À côté de cela, je propose des tableaux intuitifs, car le dessin a été la première façon de rentrer en contact avec mon guide. Je prévois plusieurs expositions pour l’année prochaine. J’anime également des cours de médiumnité et des soirées de méditation.

À 27 ans, cette vie comme intermédiaire entre le monde des vivants et celui des esprits me plaît. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante!

Je ne suis pas mieux que les autres. La médiumnité n’est pas un moyen d’accéder au bonheur, c’est la façon de vivre, le choix du cœur qui compte. C’est cela que j’ai envie de transmettre aux gens qui viennent me voir. Il n’y a pas de recette miracle, de marche à suivre… il y a juste l’écoute. Je sais que quel que soit le métier que je décide de faire, ma spiritualité sera toujours là pour mon évolution et pour aider les autres.

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