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La question

Quand nous étions ados, mon copain – qui est devenu mon mari – et moi avions des rapports dans des contextes festifs, ayant bu et consommé des substances. Je me rends compte aujourd’hui, dix ans plus tard, que nous avons continué à ne faire l’amour que quand il est un peu ivre ou après avoir consommé. Nous souhaitons fonder une famille et j’aimerais qu’il n’y ait plus trop d’alcool ni de drogues à la maison. Il dit avoir le même objectif, mais j’ai l’impression qu’il n’ose pas, ou n’arrive pas, à envisager la sexualité sans cela. [Sophie, 25 ans]

La réponse

Votre question est très pertinente et intéressera nombre de couples qui, la trentaine approchant, décident de modifier leurs habitudes pour accueillir des enfants ou simplement pour vivre autrement.

En étant sobre, une personne sera amenée à devoir assumer son désir, son plaisir, ses envies et son fonctionnement sexuel, davantage que lorsqu’une substance est impliquée. Votre mari perçoit peut-être qu’il devra se confronter à sa sexualité sans le «tiers» que constitue la substance, et il est possible que certains aspects de son fonctionnement l’inquiètent. Par exemple, il est vrai qu’un peu d’alcool peut avoir l’effet de retarder l’éjaculation, ce qui a peut-être faussé les repères sensoriels de votre conjoint pendant toutes ces années.

J’ai rencontré au cabinet plusieurs hommes qui, une fois «nus» face à leur sexualité, développaient des difficultés classiques comme les troubles de l’érection ou du contrôle éjaculatoire. Auparavant, ils ne s’étaient pas encore donné l’occasion de s’écouter et d’être vraiment là. Sans cette protection, ils se sentaient déstabilisés, en perte de repères car beaucoup de choses changeaient: les sensations, le contexte, le contact à soi et à l’autre. Même la question de comment approcher l’autre n’était plus aussi simple qu’avant. Ces couples se sont donné la chance d’aller à la rencontre d’eux-mêmes et de communiquer sur les changements… ce qui leur a permis d’explorer avec bonheur non seulement leur nouvelle sexualité, mais aussi leur relation toujours en évolution.

Les liens entre alcool, substances et sexualité sont complexes et sont impactés par la quantité ingérée. Une chose est sûre pour vous deux: votre santé générale, votre santé sexuelle à long terme et votre future famille vous en seront reconnaissantes!

Notre experte

Cette semaine, envoyez vos questions à Laurence Dispaux, psychologue-psychothérapeute FSP, conseillère conjugale FRTSCC, sexologue clinicienne ASPSC: laurence.dispaux@femina.ch


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