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Au téléphone, la voix est gaie, détendue, enthousiaste. Pas trace de souci. A croire que marcher dans les bambous et les lianes et s’endormir dans les bruissements de la jungle valent toutes les cures de wellness. Même les serpents ne lui font pas peur, à Sarah. «Ce sont des animaux à sang-froid, quand le soleil est là, aucun risque de se faire attaquer. Mais dans le brouillard il faut prendre garde, moi j’ai toujours mes guêtres pour me protéger les mollets.»

Ce qui a changé depuis qu’elle a quitté le Laos, c’est surtout les gens. «Tellement gentils, tellement attentifs. Voir quelqu’un marcher dans leur pays leur fait plaisir. Il n’y a pas un seul jour où un gars sorte de nulle part pour me proposer quelque chose, de l’eau par exemple. Je m’étais déshabituée. Pour moi quelqu’un de gentil, c’était devenu bizarre.» Et de raconter une rencontre qui au premier abord, lui avait semblé suspecte. Il faut dire que l’épisode avec les narcotrafiquants laotiens (voir lien ci-dessous) l’a rendue méfiante. «J’avais planté ma tente au bord du Mekong dans un champ de maïs pour me cacher. Des pêcheurs sont arrivés, m’ont fait comprendre qu’ils trouvaient ça dangereux, j’ai dit OK mais je n’ai pas bougé. Ensuite est arrivé un policier grassouillet et adorable. A ce qu’il m’a semblé, il disait que je risquais de me faire tuer. Finalement, j’ai défait mon camp et les ai suivis, on s’est mis devant un ordi du commissariat et grâce à Google translator, j’ai compris qu’un meurtre avait été commis 4-5 jours plus tôt à cet endroit. On est près de la frontière, et il y a des bandes… Le policier m’a gentiment proposé de poser mon matelas à côté de son lit mais j’ai préféré monter ma tente dans la cuisine du commissariat – une espèce de grange à ciel ouvert!»

Nature bavarde

Donc, enfin, des gens adorables… Et la nature? Elle aussi est devenue plus communicative: elle parle. Surtout la nuit. «Des craquements, des feulements, des chutes… Il est impossible de voir les animaux qui produisent tous ces bruits, dès que je sors avec ma lampe frontale tout se tait. A l’aube, entre 4 h et 4 h et demi, j’ai droit à un concert incroyable. Il y a des oiseaux de toutes sortes, même des poules sauvages.» Et les serpents alors, elle en a vus beaucoup? Oui. «Des espèces de vipères vertes à queue rouge et qui sautent en décrivant un V, des jaunes rayés de noir qui sortent des rizières, des gros bruns bien dodus. Ils sont beaux, colorés.»

Mais il y a encore la nature colonisée par les hommes. Là Sarah, à deux jours de marche de Chiang Mai, a planté son camp à l’arrière d’une maison entre deux rizières. Elle peut contempler les familles en train de replanter leur riz. «Depuis la Chine, j’aurai suivi un cycle complet du riz. Dans le Yunnan, ils le plantaient. Puis j’ai vu les jeunes pousses vertes briser le miroir de l’eau, et pour finir, au Laos, les grandes tiges jaunes être récoltées. Et maintenant, ça recommence.»

Marcher si longtemps qu’on voit les cycles naturels se répéter, ça fait réfléchir. A Sarah, cela plaît tellement qu’elle a décidé de prolonger son expédition d’un an. D’ici mars 2013 en Australie (elle vise un petit arbre de la Nullarbor Plain «où la terre s’arrête et la mer commence»), via l’Indonésie, elle aura le temps d’assister au passage de quelques saisons.

Un équipement renouvelé

Le 10 février 2012, à Chiang Mai, voici ce que Gregory Barbezat, responsable eXplorAsia, apportait à Sarah

  • 2 mousquetons
  • 1 harnais ultra léger
  • 1 Porte-carte étanche
  • 1 sac à dos
  • 1 petit sac à dos
  • 1 thermos
  • Des sous-vêtements chauds
  • Des pastilles de fer, des vitamines
  • Des antidouleurs
  • De la crème antiseptique
  • 2 baumes pour lèvres
  • Des capsules d'huile végétale
  • Des gouttes pour les yeux
  • 6 X Arnica 9 ch dose unique
  • 5 paires de chaussettes
  • 1 paire de chaussure de marche
  • 1 réchaud
  • 1 tente vert pomme
  • 1 sac de couchage bleu
  • 1 charrette pour l’Australie + 2 roues pneus pleins
  • Des patchs au nom des sponsors
  • Des pantalons de marche
  • 1 chapeau (pour l’Australie)
  • 1 filet anti-moustiques
  • Des piles pour la montre
  • Cartes d'Australie
  • «Dans les forêts de Sibérie», de Sylvain Tesson (Ed. Gallimard)
  • 4 plaques de chocolat au lait
  • Des soupes bios
  • 1 tube de pastilles Isostar effervescentes
  • De la spiruline
  • 1 petite bouteille d'huile bio pour mettre dans le riz

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